Ingratitude.
Il y a une semaine, ils paradaient dans les vitrines des chocolatiers, des pâtissiers, ils avaient envahi les allées de vos supermarchés, tous plus beaux et appétissants les uns que les autres. Chocolat noir, chocolat au lait, chocolat blanc, praliné, grands, petits, seuls ou en petits groupes, les oeufs, poules, lapins, cloches, poissons de Pâques, maquillés, décorés, étaient les héros de la fête. Vous ne saviez lequel choisir, qu'il est beau ce lapin et ses carottes en sucre, et cet oeuf, gigantesque! Un vrai travail d'orfèvre!
Une semaine après, certains sont toujours là, dans leurs paniers, assis sur un petit bout d'herbe sucrée, debout sur un sol de fausse paille. Ils tentent encore désespérément d'attirer votre attention, vous regardent de leurs petits yeux tristes, mais c'est c'est trop tard, vous êtes passés à autre chose, ils ne vous intéressent plus. Et que dire des mutilés, les brisés, les amputés,...mais même eux ne vous attendrissent pas, au mieux vous les ignorez, au pire vous les dévisagez en esquissant un sourire moqueur.
De toute façon, quelle importance!, dans quelques jours ils auront disparu. Démaquillés, déshabillés, ils seront fondus...Mmm, de la fondue au chocolat! Quelle ingratitude! Remarquez, c'était à prévoir: n'aviez-vous pas agi de même avec les Pères Noël?
Alors s'il vous plaît, si vous en croisez un aujourd'hui, ne détournez-pas votre regard, pensez plutôt à la joie qu'ils vous ont apportée il y a une semaine...une éternité.
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