Parce qu'il y aura toujours des samedis et des brebis, au moins en 2007.
Qui dit brebis dit Soliblog dit laine dit Châteaudun où se déroule ce week-end (NDLRDS: week-end = fin de semaine = vendredi/samedi/dimanche = hier/aujourd'hui/demain) la 12
ème édition de la Foire aux Laines, point d'orgue d'une grande Fête Médiévale mondialement... localement connue.
Tonte des moutons, défilé des moutons, départ des moutons vers les verts
pâturages... L'année dernière un dunois
vénal nous apprenait l'existence de cette manifestation lainière, cette année (NDLRDS: cette année = 2007 = dimanche = demain) l'équipe de Soliblog a décidé de se déplacer au pays de ces brebis médiévales (reportage complet lors d'une prochaine édition).
En attendant, si vous souhaitez participer au jour des brebis, vous pouvez continuer à m'envoyer vos plus belles photographies et cætera et cætera et cætera... lawebmaistre@soliblog.info
Je l'avais en tête depuis lundi... certainement ce paysage que
j'aperçois désormais lorsque je regarde par la fenêtre du nouveau
bureau dans lequel... mais je m'égare. Je l'avais en tête depuis lundi
et mardi un lecteur commentateur y a joliment fait allusion (je vous
laisse chercher? D'accord). C'était un cygne, à n'en pas douter et puisque, comme le dit le proverbe volatilo-belge "Il ne faut jamais aller contre un cygne, surtout un belge"... *
Victor HUGO - Extrait du recueil "Les Châtiments".
"Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine !
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,
La pâle mort mêlait les sombres bataillons.
D'un côté c'est l'Europe et de l'autre la France.
Choc sanglant ! des héros Dieu trompait l'espérance ;
Tu désertais, victoire, et le sort était las.
O Waterloo ! je pleure et je m'arrête, hélas !
Car ces derniers soldats de la dernière guerre
Furent grands ; ils avaient vaincu toute la terre,
Chassé vingt rois, passé les Alpes et le Rhin,
Et leur âme chantait dans les clairons d'airain !
Le soir tombait ; la lutte était ardente et noire.
Il avait l'offensive et presque la victoire ;
Il tenait Wellington acculé sur un bois.
Sa lunette à la main, il observait parfois
Le centre du combat, point obscur où tressaille
La mêlée, effroyable et vivante broussaille,
Et parfois l'horizon, sombre comme la mer.
Soudain, joyeux, il dit : Grouchy ! - C'était Blücher.
L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme,
La mêlée en hurlant grandit comme une flamme.
La batterie anglaise écrasa nos carrés.
La plaine, où frissonnaient les drapeaux déchirés,
Ne fut plus, dans les cris des mourants qu'on égorge,
Qu'un gouffre flamboyant, rouge comme une forge ;
Gouffre où les régiments comme des pans de murs
Tombaient, où se couchaient comme des épis mûrs
Les hauts tambours-majors aux panaches énormes,
Où l'on entrevoyait des blessures difformes !
Carnage affreux! moment fatal ! L'homme inquiet
Sentit que la bataille entre ses mains pliait.
Derrière un mamelon la garde était massée.
La garde, espoir suprême et suprême pensée !
« Allons ! faites donner la garde ! » cria-t-il.
Et, lanciers, grenadiers aux guêtres de coutil,
Dragons que Rome eût pris pour des légionnaires,
Cuirassiers, canonniers qui traînaient des tonnerres,
Portant le noir colback ou le casque poli,
Tous, ceux de Friedland et ceux de Rivoli,
Comprenant qu'ils allaient mourir dans cette fête,
Saluèrent leur dieu, debout dans la tempête.
Leur bouche, d'un seul cri, dit : vive l'empereur !
Puis, à pas lents, musique en tête, sans fureur,
Tranquille, souriant à la mitraille anglaise,
La garde impériale entra dans la fournaise.
Hélas ! Napoléon, sur sa garde penché,
Regardait, et, sitôt qu'ils avaient débouché
Sous les sombres canons crachant des jets de soufre,
Voyait, l'un après l'autre, en cet horrible gouffre,
Fondre ces régiments de granit et d'acier
Comme fond une cire au souffle d'un brasier.
Ils allaient, l'arme au bras, front haut, graves, stoïques.
Pas un ne recula. Dormez, morts héroïques !
Le reste de l'armée hésitait sur leurs corps
Et regardait mourir la garde. - C'est alors
Qu'élevant tout à coup sa voix désespérée,
La Déroute, géante à la face effarée
Qui, pâle, épouvantant les plus fiers bataillons,
Changeant subitement les drapeaux en haillons,
A de certains moments, spectre fait de fumées,
Se lève grandissante au milieu des armées,
La Déroute apparut au soldat qui s'émeut,
Et, se tordant les bras, cria : Sauve qui peut !
Sauve qui peut ! - affront ! horreur ! - toutes les bouches
Criaient ; à travers champs, fous, éperdus, farouches,
Comme si quelque souffle avait passé sur eux.
Parmi les lourds caissons et les fourgons poudreux,
Roulant dans les fossés, se cachant dans les seigles,
Jetant shakos, manteaux, fusils, jetant les aigles,
Sous les sabres prussiens, ces vétérans, ô deuil !
Tremblaient, hurlaient, pleuraient, couraient ! - En un clin d'œil,
Comme s'envole au vent une paille enflammée,
S'évanouit ce bruit qui fut la grande armée,
Et cette plaine, hélas, où l'on rêve aujourd'hui,
Vit fuir ceux devant qui l'univers avait fui !
Quarante ans sont passés, et ce coin de la terre,
Waterloo, ce plateau funèbre et solitaire,
Ce champ sinistre où Dieu mêla tant de néants,
Tremble encor d'avoir vu la fuite des géants !
Napoléon les vit s'écouler comme un fleuve ;
Hommes, chevaux, tambours, drapeaux ; - et dans l'épreuve
Sentant confusément revenir son remords,
Levant les mains au ciel, il dit: « Mes soldats morts,
Moi vaincu ! mon empire est brisé comme verre.
Est-ce le châtiment cette fois, Dieu sévère ? »
Alors parmi les cris, les rumeurs, le canon,
Il entendit la voix qui lui répondait : Non
!"
Et pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur Waterloo (la vie et l'oeuvre des cygnes belges sera étudiée lors d'une prochaine édition): http://www.waterloo1815.be
*** OYEZ OYEZ!LE QUIZZ CINE DE LA SEMAINE DERNIERE A PRIS OFFICIELLEMENT FIN
AUJOURD'HUI MERCREDI 27 JUIN 2007 A 10H57 HEURE DE SOLIBLOG ET, PURE COÏNCIDENCE, HEURE D'ARRIVEE DU QUIZZ CINE DE CETTE SEMAINE. MERCI A TOUS LES PARTICIPANTS ET RENDEZ-VOUS CI-DESSOUS POUR LA REVELATION DU GRAND GAGNANT ET UN NOUVEAU QUIZZ ! ***
Voilà qui est fait. Maintenant, le gagnant: les films avec Louis de FUNES, 7 fois cités, sont sans conteste les 1ers vainqueurs (NDLRDS: les lecteurs de Soliblog ont d'excellents goûts cinématographiques). Le Jury des "Fan de Funès" devait faire un choix... mais n'a pas réussi et a donc désigné gagnants ex-æquo CALI et LALALA pour, respectivement, "Les films de De Funès" et "Les films avec Louis de Funès".
Félicitations CALI et LALALA !
En 2006, il avait fallu attendre le 19 juillet
pour voir apparaître sur les écrans un quizz vacancier. Cette année,
c'est la date du 27 juin qui été choisie et je vous propose donc de me
citer, aujourd'hui 27 juin (NDLRDS: car nous sommes bien le 27 juin...
et de quatre), des films de vacances (mer, montagne, ville, campagne, courts séjours ou tours du monde, seul, en famille ou entre amis, autre, mais toujours 3 réponses maximum par joueur*).
Je commence: "LES VACANCES DE MONSIEUR HULOT" de et avec Jacques Tati (1963).
* Le règlement complet du quizz ciné, déposé
chez votre humble webmaistre, sera prochainement accessible sur Soliblog
où il pourra être consulté, téléchargé
et imprimé.
De nombreux textes de Charles Baudelaire ont été mis en musique
En 1967 Léo Ferré enregistre un double 33 tours où il reprend 22 de ses poèmes, "Léo Ferré chante Baudelaire".
Il y a 150 ans, en juin 1857, paraissait un recueil de 100 poèmes, "Les Fleurs du mal", de Charles
Baudelaire.
25, 23, 21 juin? Les avis divergent. Je partirai pour ma part du
principe, pour des
raisons éditoriales évidentes, que c'était le 25... mais cela est bien
secondaire au regard de l'importance même de l'existence de ces vers
qui font, depuis toujours serais-je tentée de dire, partie de mes jours et de mes nuits - les
plus fidèles d'entre-vous l'auront sans doute remarqué.
Le génie de Baudelaire est aujourd'hui mondialement reconnu. Le 27 juin prochain seront mis en vente chez Sotheby’s de nombreuses pièces de la "collection Baudelaire" de Pierre Leroy dont un
exemplaire des "Fleurs du mal" offert par Baudelaire à Eugène Delacroix en
"témoignage d'une éternelle admiration" - dédicace manuscrite et signée. Comportant 3 corrections autographes, sa valeur est estimée entre 300 000 et 400 000 euros.
Et pourtant...
Le 5 juillet 1857 un article du Figaro signé Gustave Bourdin fustige les textes de Baudelaire: "Ce
livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l’esprit, à toutes
les putridités du coeur (...) l’odieux (…) coudoie l’ignoble" et où "le repoussant (…) s’allie à l’infect". Le 7 juillet le parquet ouvre une instructionpour atteinte à la morale
religieuse, à la morale publique et aux bonnes mœurs. S’ensuit la
saisie de l’ouvrage le 17 juillet et un procès au terme duquel, le 20 août 1857, sont condamnés pour "outrage à la morale publique et aux bonnes
mœurs"6 poèmes (Les Bijoux, Le Léthé, A celle qui est trop gaie, Lesbos, Femmes damnées, Les Métamorphoses du vampire) dont le "réalisme grossier et offensant pour la
pudeur" ne pouvait conduire qu’"à l’excitation des sens".
Baudelaire et son éditeur sont condamnés pour leur part à de
symboliques amendes (une réparation officieuse
interviendra en 1860 sous la forme d’une indemnité littéraire de 500
francs allouée au livre par le Ministère de l’Instruction Publique, et
le jugement sera révisé en 1949). Obligé de repenser ses "Fleurs du
Mal" Baudelaire remanie certains textes et ajoute 32 poèmes aux 94
que la censure n’a pas condamnés. La deuxième édition est publiée en
1861.
150 ans...
L'horloge - Dernier texte de la section "Spleen
et Idéal"
"Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: "Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;
Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!
Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.
Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh! la dernière auberge!),
Où tout te dira Meurs, vieux lâche! il est trop tard!"
Illustration: "Portrait de Baudelaire" par Gustave Courbet.
Vous vous souvenez de l'exposition Un samedi au Salon dont le succès dépassa espérances et frontières. Les 21 photographies étaient depuis le 29 mars dernier en libre visionnage sur Soliblog et là encore le triomphe fut total.
Aujourd'hui, alors que la Fondation
Soliblog nous promet pour les semaines à venir une
nouvelle exposition événement, je vous propose d'admirer une dernière
fois, grâce à notre tout nouveau module intéractif, ces superbes clichés.
Parce qu'il y aura toujours des samedis et des brebis, au moins en 2007.
Attitude à adopter si vous croisez un troupeau de brebis cévenoles:
~ ne paniquez pas ~ attrapez votre appareil photographique ~
prenez une photographie ~
regardez le résultat ~
ne paniquez pas ~
envoyez-moi votre cliché: lawebmaistre@soliblog.info ~
attendez le samedi ~
connectez vous sur Soliblog: www.soliblog.com ~
ne paniquez pas ~
attendez les commentaires des lecteurs ~ lisez-les (en supposant qu'il y en aie, ce qui n'est pas gagné...) ~
ne paniquez pas... parce que moi je la trouve très esthétique votre
photographie pas si totalement râtée que ça et je n'aurai qu'un mot, cher lecteur anonyme: MERCI !
ANTONIO, JERRY et DONNA ont finit par calmer vos ardeurs estivo-chanto-feministo-musicales (aussi appelées musico- chanto-feministo-estivales) comme en témoignent les cinquantaines de soinxataines de
courriers apaisés que j'ai découverts en rererouvrant ma boîte
aux lettres des lecteurs de Soliblog (section "courriers apaiséss"). Je ne pouvais décemment pas passer cette bonne nouvelle sous silence... quoique... vu l'heure...
... allez, coupons le son, bordons les cigales féministes et SILENCE !
ANTONIO et JERRY n'ont pas suffit à calmer vos ardeurs estivo-chanto-feministo-musicales (aussi appelées musico- chanto-feministo-estivales) comme en témoignent les quarantaines de cinquantaines de courriers désespérés que j'ai découverts en rerouvrant ma boîte aux lettres des lecteurs de Soliblog (section "courriers désespéréslecteurs chanteurs féministes"). Je ne pouvais décemment pas vous laisser ainsi alors montons le son, appelons les cigales féministes et MUSIQUE !
Je mets une pièce dans mon jukebox Wurlitzer, j'appuie au hasard sur une touche et...
ANTONIO n'a pas suffit à calmer vos ardeurs estivo-chanto-musicales (aussi appelées musico-chanto-estivales) comme en témoignent les trentaines de quarantaines de courriers désespérés que j'ai découverts en rouvrant ma boîte aux lettres des lecteurs de Soliblog (section "courriers désespérés lecteurs chanteurs"). Je ne pouvais décemment pas vous laisser ainsi alors montons le son, appelons les cigales et MUSIQUE !
Je mets une pièce dans mon jukebox Wurlitzer, j'appuie au hasard sur une touche et...
Comme l'écrivit Friedrich NIETZSCHEle mardi 12 décembre 2006 à 8H37 heure de Soliblog, "Sans la musique, la vie serait une erreur."
Comme l'écrivit votre humble webmaistrele jeudi 21 juin 2007 à 11H37 heure de Soliblog "L'Eté est arrivé et la Fête de la Musique c'est toute l'année sur Soliblog".
Cela ne suffit pas à calmer vos ardeurs estivo-musicales (aussi appelées musico-estivales) comme en témoignent les vingtaines de trentaines de courriers désespérés que j'ai découverts ce matin en ouvrant ma boîte aux lettres des lecteurs de Soliblog (section "courriers désespérés"). Je ne pouvais décemment pas vous laisser ainsi alors moutons, pardon, montons le son et MUSIQUE !
Je mets une pièce dans mon jukebox Wurlitzer, j'appuie au hasard sur une touche et...
Morceau n°1: L'Eté (L'Estate), Presto - Concerto n° 2 en Sol Mineur des Quatre Saisons de Antonio VIVALDI.
Il eut été logique qu'un
animal à poils gagnât le quizz ciné poilu de la semaine dernière... mais
la logique fut respectée et c'est SOURIS JOVIALE qui contre toute attente fut désignée
grande
gagnante.
Félicitations SOURIS JOVIALE !
Restons dans les sourires et la jovialité et jouons aujourd'hui avec les films qui, tels les mots bleus, nous / vous rendent heureux (toujours 3 réponses maximum par joueur*).
Je commence: "MONTY PYTHON, SACRE GRAAL" (Monty Python and the Holy Grail) de Terry Jones et Terry Gilliam (1975).
* Le règlement complet du quizz ciné, déposé
chez votre humble webmaistre, sera prochainement accessible sur Soliblog
où il pourra être consulté, téléchargé
et imprimé.
La journée avait été dure Tristesse et révolte mêlées.
La nuit apaisa la colère Et nous nous laissâmes bercer
Par cette douce mélodie
Qui lalala l'accompagnait. Après avoir regardé l'heure
Nous éteignîmes l'ordinateur. Demain il faudrait être en forme:
C'était le jour du quizz ciné.
En écoute: To Be Alone With Youpar SUFJAN STEVENS.
J'ai vu cette photographie fleurir tel un chrysanthème.
Terrible...
Illustration de la dernière campagne de la Fondation 30 Millions d'Amis(création: agence Optimus) qui chaque année se mobilise contre les abandons de nos chers
compagnons devenus soudain tellement encombrants lorsque les vacances se
profilent.
Lâche, égoïste, honteux...
J'ai trouvé ça: "... c'est l'histoire de KIM, un croisé griffon inconsolable qui quittait chaque matin
sa maison, située sur la rue principale d'un village, pour se rendre
sur la tombe de son maître. Depuis la mort de ce dernier - deux ans
auparavant - le vaillant petit chien prenait la route du cimetière
chaque matin à la même heure sous le regard attristé et ému des
habitants.Il
se couchait pendant quelques heures sur la tombe de celui qu'il avait
aimé, puis, le devoir de souvenir accompli, il s'en retournait à la
maison pour attendre patiemment le lendemain.Ce
rituel dura plusieurs années encore, jusqu'à ce que Kim parte
rejoindre, à son tour, celui qu'il n'avait jamais vraiment quitté."
Poignant...
J'ai repensé à ces mots d'Alphonse de LAMARTINE:
"On n'a pas un coeur pour les humains Et un coeur pour les animaux. On a un coeur, ou on n'en a pas!"
"Je méditais, courbé sur un volume antique,
Les dogmes de Platon et les lois du Portique.
Je voulus de la vie essayer le fardeau.
Aussi bien, j'étais las des loisirs de l'enfance,
Et j'entrai, sur les pas de la belle espérance,
Dans ce monde nouveau.
Souvent on m'avait dit : " Que ton âge a de charmes !
Tes yeux, heureux enfant, n'ont point d'amères larmes,
Seule la volupté peut t'arracher des pleurs. "
Et je disais aussi : " Que la jeunesse est belle !
Tout rit à ses regards ; tous les chemins, pour elle,
Sont parsemés de fleurs ! "
Cependant, comme moi tout brillants de jeunesse,
Des convives chantaient, pleins d'une douce ivresse ;
Je leur tendis la main, en m'avançant vers eux :
" Amis, n'aurai-je pas une place à la fête ? "
Leur dis-je... Et pas un seul ne détourna la tête
Et ne leva les yeux !
Je m'éloignai pensif, la mort au fond de l'âme.
Alors, à mes regards vint s'offrir une femme.
Je crus que dans ma nuit un ange avait passé.
Et chacun admirait son souris plein de charme ;
Mais il me fit horreur ! car jamais une larme
Ne l'avait effacé.
" Dieu juste ! m'écriai-je, à ma soif dévorante
Le désert n'offre point de source bienfaisante.
Je suis l'arbre isolé sur un sol malheureux,
Comme en un vaste exil, placé dans la nature ;
Elle n'a pas d'écho pour ma voix qui murmure
Et se perd dans les cieux.
Quel mortel ne sait pas, dans le sein des orages,
Où reposer sa tête, à l'abri des naufrages ?
Et moi, jouet des flots, seul avec mes douleurs,
Aucun navire ami ne vient frapper ma vue,
Aucun, sur cette mer où ma barque est perdue,
Ne porte mes couleurs.
Ô douce illusion ! berce-moi de tes songes ;
Demandant le bonheur à tes riants mensonges,
Je me sauve en tremblant de la réalité ;
Car, pour moi, le printemps n'a pas de doux ombrage ;
Le soleil est sans feux, l'Océan sans rivage,
Et le jour sans clarté ! "
Ainsi, pour égayer son ennui solitaire,
Quand Dieu jeta le mal et le bien sur la terre,
Moi, je ne pus trouver que ma part de douleur ;
Convive repoussé de la fête publique,
Mes accents troubleraient l'harmonieux cantique
Des enfants du Seigneur.
Ah ! si je ressemblais à ces hommes de pierre
Qui, cherchant l'ombre amie et fuyant la lumière,
Ont trouvé dans le vice un facile plaisir !...
Ceux-là vivent heureux !... Mais celui qui dans l'âme
Garde quelque lueur d'une plus noble flamme,
Celui-là doit mourir.
L'ennui, vautour affreux, l'a marqué pour sa proie ;
Il trouve son tourment dans la commune joie ;
Respirant dans le ciel tous les feux de l'enfer,
Le bonheur n'est pour lui qu'un horrible mélange,
Car le miel le plus doux sur ses lèvres se change
En un breuvage amer.
Jusqu'au jour où d'ennui son âme dévorée
Trouve pour reposer quelque tombe ignorée,
Et retourne au néant, d'où l'homme était venu ;
Comme un poison brûlant, renfermé dans l'argile,
Fermente, et brise enfin le vase trop fragile
Qui l'avait contenu
."
* "Sheep At Pasture" est aussi présenté ici-même, tout comme le serontvos oeuvres - pour peu que vous me les envoyiez à cette adresse que je ne saurais
trop vous conseiller d'enregistrer dans vos favoris: lawebmaistre@soliblog.info
- alors que la probabilité d'une exposition au Royal Museum and Art
Gallery de Canterbury, même si vous êtes natif de cette ville
du Kent, est extrêmement faible... mais de toute façon peu vous importe
que les Anglais vous rejettent puisque vous savez bien que rien ne vaut (vache, cochon) une
présentation sur Soliblog (fin du lancer de fleurs).
Parce qu'il y aura toujours des samedis et des brebis, au moins en 2007.
Je vous présente aujourd'hui 2 tableaux du peintre anglais Thomas Sidney COOPER
(1803-1902), spécialiste ès animaux de ferme (vaches et moutons
essentiellement) et dont la plupart des oeuvres sont exposées* au Royal Museum and Art Galleryde Canterbury (sa ville de naissance).
Tableau n°1: "Sheep in an Extensive
Landscape".
* "Sheep in an Extensive
Landscape" est aussi présenté ici-même, tout comme le serontvos oeuvres - pour peu que vous me les envoyiez à cette adresse que je ne saurais
trop vous conseiller d'enregistrer dans vos favoris: lawebmaistre@soliblog.info - alors que la probabilité d'une exposition au Royal Museum and Art Gallery de Canterbury, même si vous êtes natif de cette ville
du Kent, est extrêmement faible... mais de toute façon peu vous importe
que les Anglais vous rejettent puisque vous savez bien que rien ne vaut (vache, cochon) une
présentation sur Soliblog (début du lancer de fleurs).
Fêtons aujourd'hui comme il se doit les Germaines
puisqu'aujourd'hui est le jour de la Sainte Germaine, patronne des bergers.
C'est à ce moment précis qu'un petit rappel historique s'impose...
"Née à Pibrac (Haute-Garonne) en 1579, la vie de Germaine Cousin ne fut pas
vraiment très gaie (doux euphémisme). Née atteinte
de scrofules* et la main droite atrophiée, orpheline de mère, elle subit la haine et le mépris de sa
belle-mère. Mal aimée, maltraitée, la douleur l'accompagna tout au long de sa
courte vie (elle mourut en 1601, à 22 ans).
Fin du chapitre Germaine-Cosette, début du chapitre Germaine-miracles et moutons.
Bergère des troupeaux de la famille, Germaine passait son temps à converser avec le Ciel, ses brebis paissant tranquillement à ses
côtés. Forte d'un immense esprit de charité envers les pauvres, elle se
contentait de vivre de l'amour de Dieu, accomplissant moult miracles*.
Béatifiée en 1854, sanctifiée en 1867, Germaine est la patronne des faibles, des malades, des déshérités... et
des bergers."
* Les scrofules sont des lésions
qui manifestent une infection chronique de la peau et des muqueuses ou
des ganglions et des articulations. ** Le Miracle des Roses:
soupçonnant Germaine d'emporter de la maison du pain pour le donner au pauvres,
son ignoble belle-mère se
précipite sur elle et ouvre le tablier de la bergère...au lieu de pain il en
tombe une pluie de fleurs...on était pourtant en plein hiver...
Illustration: Sainte Germaine de Pibrac, 1856.
Huile sur toile signée Jean-Auguste-Dominique Ingres, Armand Cambon et Michel Dumas - Musée Ingres, Montauban. Noter la présence des moutons au fond à gauche.
Mais prenons le temps de féliciter comme il se doit le grand gagnant du quizz ciné de la semaine dernière: DING, qui a permis à notre Jury d'ichthyologistes de découvrir le film d'animation dano-irlando-allemand "Gloups! Je suis un poisson" (Hjaelp, jeg er en fisk en danois, Help! I am a fish
en anglais, Hilfe! Ich bin ein Fisch
en allemand,
Socorro, soy un pez
en espagnol, Voithia, ime psari !
en grec,
Aiuto! sono un pesce
en italien, Ratunku jestem rybk?!
en polonais,
Socorro, sou um peixe
en portugais) réalisé par Michael Hegner et Stefan Fjeldmark.
Félicitations DING !
Vinrent les plumes... suivirent les écailles... arrivèrent les poils et c'est ainsi que je vous
propose aujourd'hui de me citer des films poilus (velus, moustachus, duvetés, barbus, propres ou figurés, français ou étrangers mais toujours 3 réponses maximum par joueur*).
Je commence: "GRIZZLY MAN" de Werner Herzogg (2005).
* Le règlement complet du quizz ciné, déposé
chez votre humble webmaistre, sera prochainement accessible sur Soliblog
où il pourra être consulté, téléchargé
et imprimé.