"QUIZZONS UN PEU !", le nouveau jeu cinématographique de Soliblog, tous les mercredis sur vos écrans et en partenariat avec la cane.*
Avant de "QUIZZER UN PEU !" revenons sur le "QUIZZONS UN PEU !" de la semaine dernière, la cane ayant tenu à apporter la précision suivante:
- la palme d'or du meilleur joueur est attribuée à AMOURS DE CHÈVRES et son dossard #6
qui a judicieusement proposé "French Cancan". Je précise que c'est un
pur hasard si les numéros 12 et 6 sortent si souvent de l'urne (4ème
fois pour ce dernier), la cane est juste et incorruptible, ne l'oubliez
pas.
FELICITATIONS AMOURS DE CHÈVRES ! et maintenant "QUIZZONS UN PEU !"
1- Le film: "I'M NOT THERE" (titre original: I'm Not There) de Todd Haynes.
2- L'avis de la cane:
J'ai été très déçue par ce film porté aux nues par beaucoup, maîtrise
incontestable de Todd Haynes et parfaite interprétation de Cate Blanchett (qui a d'ailleurs obtenu pour ce rôle le Prix de la Meilleure Actrice à la dernière Mostra de Venise) mais à par ça c'est très très trop "intello
bobo" et je me suis vite ennuyée - je précise que je ne connais pas la
vie de Bob Dylan et ne pas particulièrement fan, mais même, pour la 1ère fois depuis que j'officie ici je ne mettrai pas la moyenne ma note 09/20. Je me permets de vous retranscrire la critique de Pierre Murat, journaliste à TELERAMA, qui exprime parfaitement mon ressenti:
"Ça arrive à des cinéastes très bien. Ils réalisent un ou deux films
brillants, intelligents, qu'on célèbre. Et, tout gonflés de leur
importance, ils explosent aussitôt en plein vol. C'est arrivé il y a
peu à David O'Russell, dont le film de guerre ravageur (Les Rois du désert) fut suivi d'un pensum indigeste (J'adore Huckabees). Idem pour Todd Haynes. Un superbe mélo en hommage à Douglas Sirk (Loin du paradis). Plus une évocation subtile du glam rock - Velvet Goldmine
- où des personnages jouaient déjà les fantômes de David Bowie et
d'Iggy Pop. D'où, sans doute, le désir d'aller plus loin : illustrer
les fragments hétéroclites et contradictoires d'un seul et même être.
Idée enivrante que le réalisateur rend fumeuse, à force de
suffisance. Car pour se retrouver dans le dédale des avatars de Bob
Dylan, il ne suffit pas d'être un fan. Mais d'être dylanophile. Voire
dylanodocte. Il s'agit de manier non seulement son oeuvre, mais sa vie,
son esprit, voire son in(sub)-conscient. Tâche écrasante que le
réalisateur ne nous facilite guère. Très vite, on se perd dans les
inventions, les projections qu'il nous impose. Par moments, on arrive à
discerner le talent d'un comédien (Cate Blanchett, en l'occurrence,
même si sa perruque en fait le sosie parfait de Marie-Paule Belle).
Mais quid de Richard Gere en vieux cow-boy ?
Et à quoi peut bien correspondre la mésentente conjugale Heath
Lodger-Charlotte Gainsbourg ? Un mystère que le réalisateur se fiche
totalement d'éclairer. Eclairer qui, d'ailleurs, et pourquoi ? Le
public ? Mais sert-il vraiment à quelque chose, le public ? I'm not there
est un film de spécialistes. De happy few, fiers d'être aussi « happy »
ensemble, mais surtout si « few ». Un dramaturge russe du XIXe siècle
caricaturait, à la façon de Molière, la vanité, lorsqu'elle devient
outrecuidante. Du malheur d'avoir trop d'esprit est une pièce éternelle. Pas sûr que le film de Todd Haynes le soit."
3- Le jeu: La cane aimerait que vous citiez des films dont l'un des mots du titre commence par la lettre D comme Dylan,
pas forcément le 1er donc, sauf s'il n'y en a qu'un (j'aurais pu
choisir la lettre B comme Bob mais ce n'est pas le cas alors n'insistez
pas) et - mais ce n'est pas une obligation - connaître votre avis sur le film du jour si vous l'avez vu. Pour qu'un maximum de personnes puissent jouer vous vous en tiendrez, comme à l'époque du quizz ciné, à 3 réponses chacun, merci.
* Note De La Cane: ce titre est déposé (©, avec un C comme Cane), n'insistez-pas.
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