D'aucuns appelleront cela un marronnier. Peu m'importe. Ou plutôt, si, et c'est pourquoi je continue et continuerai à relayer les campagnes menées, chaque année, par l'association 30 Millions d'Amis.
"Chaque été, des dizaines de milliers d'animaux sont victimes d'un crime... Un crime ordinaire."
En cette semaine "Spéciale reprises" (eh oui) reprisons mes frères, reprisons mes sœurs, reprisons très chers lecteurs, mais pas que.
Je m'explique.
Vous reprenez une sombre histoire de blancs moutons chassant un mouton noir, contée ici.
Vous reprenez un F'MURR, créateur de la série Le Génie des alpages, de son état, dont je vous parlai là.
Vous prenez une association, Ariana,et vous lisez ce qu'elle vous a écrit:
“L’association
Ariana a pour vocation de promouvoir la diversité culturelle et
l’égalité des chances au travers du regard de la fusion artistique.
Nous lançons pour l’année 2009/2010 MIX’ART : L’Art Liberté, une grande opération d’envergure nationale sur le thème de la richesse de la diversité culturelle.
Cette
initiative est construite autour de la contribution bénévole de 50 des
meilleurs artistes de bande dessinée et de l’Art de rue, hommes et
femmes, issus de tous les horizons, qui ont réalisé 50 planches et
toiles inédites pour illustrer leur regard sur la diversité culturelle.
«Mix’Art» c’est un album collectif et une exposition qui
permettront au grand public de découvrir cette opération inédite et
singulière de promotion de la diversité et de l’égalité des chances à
partir de juin 2009. L’ouvrage sera préfacé par M. Boutros Boutros
Ghali et postfacé par Monsieur Louis Schweitzer président de la HALDE.
(...)
Ariana se devait de trouver un lieu à la hauteur de
l’événement ; c’est donc la nef du Grand Palais qui accueillera, la
soirée de lancement de l’opération**, soirée privée où seront vendues
aux enchères les planches originales de bande dessinée au profit de
deux associations caritatives de terrain qui ont placé la diversité au
cœur de leur action."
** Le 15 juin 2009.
Vous
reprenez votre souffle (jeu de mots jeu de mots, on sait s'amuser sur
Soliblog !) et regardez maintenant ce que F'Murr, l'un des artistes du
Mix'Art, a imaginé pour l'occasion :
Je cite (une fois corrigées les fautes de français...) : "
Des moutons blancs serrés contre un mouton noir hilare qui agite ses
bras en tous sens, essayant d'attirer l'attention du placide
moutonnier. "
Sur ce je vous laisse et m'en vais repriser mon tablier...
Il ne vous aura pas échappé, attentifs lecteurs à qui rien n'échappe, que, cette semaine, le contenu éditorial du petit Soliblog a été particulièrement... léger.
D'aucuns argueront, avec raison d'ailleurs, que c'était la semaine du "Service Minimum Solibloguien".
CQFD.
QED.
L'enquête aurait ainsi très bien pu s'arrêter là.
J'ai (ego) pourtant décidé de pousser plus loin l'investigation, peut-être même jusqu'au bout, moi-même poussée par cet amour de la vérité qui me caractérise ('La webmaistre, 1ère sur la vérité qui la caractérise').
Les résultats obtenus dépassent l'entend..., pardon, toutes mes espérances.
Ils sont excellents et sans équivoque aucune.
Votre humble webmaistre (ego), en cette semaine des giboulées, a été littéralement overbouquet... oveurbouquée... overbookée.
De travail et de loisirs submergée.
Du matin au soir sur le front.
A peine le temps de respirer.
D'un sandwich au thon avaler (NDLW: Les faits ici décrits sont purement imaginaires. Aucun animal n'a été tué ou blessé lors de l'écriture de ce billet).
Claquée, vannée, fourbue lorsque la nuit enfin tombait.
Un bouillon reconstituant et hop ! viens dans mes bras Morphée !
C'est à ce moment précis que le téléphone sonna. Le devoir l'appelait. Overbookée qu'elle vous disait...
Alors que la campagne des Elections Europ�ennes bat son plein (attention, un �norme trait d'ironie s'est gliss� parmi les mots qui pr�c�dent; saurez-vous le retrouver ?), � deux jours du scrutin (pour 19 des 27 pays europ�ens, dont la France, Grands Bretons et Bataves
ayant, eux, d�j� vot� - ou pas), je constate avec d�solation, une grande amie � moi, que la d�sormais tristement c�l�bre
"affiche du mouton noir" du parti de droite suisse UDC - pour ceux qui auraient manqu� un �pisode: vous r�citez 342 Pater, 28 Ave et 793 Glorias puis vous cliquez sur ce l�. Pour les autres: vous passez directement au l� - c'est le m�me, bien qu'il soit d�sormais ici (NDLRDS: Nous non plus on n'a rien compris � ce qu'elle vient d'�crire...),
je reprends mon souffle... hop ! repris !
continue � inspirer et les moutons � �tre mis�rablement r�cup�r�s, cette fois-ci par le parti patriotique tch�que Narodni Strana dans sa campagne contre l'Union Europ�enne, le mouton noir �tant remplac� par un ovin aux couleurs de l'Europe.
Las ! chers lecteurs, ne vous laissez donc pas d�courager, exasp�rer, par ce(ux) que vous voyez et entendez (Fran�ois, si tu nous lis...) ! En France, voter n'est pas un devoir mais un droit, acquis de haute lutte, alors bleu, rouge, noir ou blanc, qu'importe (quoique... mais continuons) mais dimanche ne vous abstenez surtout pas d'aller voter !
C'�tait la minute civique de Soliblog pr�sent�e par votre humble webmaistre.
Sur ce je partis me rincer les dents avec de l'eau de Lourdes (si si).
Légère et court
vêtue (j'avais quand même gardé mes bas de laine) je me rendais à la
mine sautillant chantonnant cheveux acajou cuivré au vent lorsque je
l'aperçus.
Je zoome pour que vous la voyez mieux:
La peau de mouton sur un arbre perché - notez qu'il faisait particulièrement beau et que j'avais, par chance, emporté avec moi mon appareil photo dernier souffle.
Je compulsai aussitôt mon "Encyclopédie 2009/2010 de la Sorcellerie et du Vaudou":
"La webmaistre, une peau de mouton sur un arbre perchée c'est un signe de menace par les pigeonas envoyé. Tactique à adopter: faire comme si de rien n'était ."
Je m'en fus donc cueillir du muguet, comme si de rien n'était...
Il ne vous aura pas échappé, chers lecteurs, ou c'est que vous aurez fait des infidélités à votre blog préféré et, alors, j'en serai profondément peinée... je ne sais si je pourrai m'en remettre un jour... avec le temps va tout s'en va, évidemment, mais pas comme avant rajouterait France Gall si elle avait un micro, et si au fil des ans la douleur s'atténue elle ne s'effacera jamais totalement, comme une cicatrice indélébile pour me rappeler, mais comment pourrais-je oublier ?, combien mon petit coeur fragile a été blessé... que la publication de mes articles et autres chroniques est depuis quelques temps passablement erratique.
A moi non plus.
A mon grand désespoir.
Quel crime avons-nous fait pour mériter de naître ?
"C'est bon la webmaistre, n'en faites pas trop non plus. Ok, vous avez perdu cette rigueur absolue qui avait fait votre légende mais de là à venir nous déclamer du Lamartine... Dites-nous plutôt quel est cet étrange animal dont vous avez mis la photo, juste au-dessus. - C'est un tapir. - Ok, merci. - De rien."
Sur ce je partis tester une nouvelle recette de lamala.
En ce beau lundi printanier vous n'êtes pas sans ignorer,
lecteurs amateurs de gallinacés chocolatés, que dans 6 jours ce sera Pâques, et oué (ça c'est pour la rime). En attendant l'arrivée de
Pascal l'agneau - oui, il nous fera cette année l'honneur de sa présence... mais je préfère ne pas en
dire davantage pour le moment, histoire de ménager un peu le suspense -
et le postage ici-même d'une (voire de plusieurs si le temps le permet) nouvelle(s) recette(s) du désormais célébrissime lamala - tant que je le tiens (le lamala) je lance un avis à la population (vous):
" Oyez oyez avis à la population (vous): si par hasard vous (la population) en croisez un (lamala) sur vos tables empaquetées (jeu de mots quand tu nous tiens tu nous tiens) vous (la population) serez bien urbain de le (lamala) photographier et de m'envoyer votre cliché à l'adresse que voici que voilà (mala): lawebmaistre@soliblog.info ! "
je m'en vais tenter de comprendre l'origine de cette soudaine invasion de parenthèses...
Post-Scriptoum: tournesol que je suis, j'ai failli oublier de souhaiter la bienvenue aux lecteurs de Lourdes Magazine, grands amateurs de lamalas s'il en est, et qui ont rejoint la communauté solibloguesque il y a un peu moins d'une semaine (si j'en crois mon nouvel appareil de détection géolocalisationo-lectorale - et tout me porte à le croire, croyez-moi). Allez, un petit cadeau en guise d'accueil (ne me remerciez pas, c'est normal).
Post Post-Scriptoum: "Beau temps à la Saint-Marcellin assure le pain et le vin (et le boursin)"
23 mars et ça repart, allusion barro-choco-fourréeaucaramelo-publicitaire un tantinet éculée, je vous l'accorde, mais apprenez que nous faisons dans le recyclage marsien ce matin. Si néanmoins vous ne souhaitez pas repartir, je le comprendrai aisément, soit écrit en mangeant mon 3ème Mars: On est si bien sur Soliblog !
Sur ce je m'en vais - je vous rappelle que j'ai avalé 3 Mars, moi; je commence d'ailleurs mon 4ème - tenter de dompter cette frisette qui depuis mon lever ne cesse de me narguer, même que si ça continue j'attrape mes forces et lui inflige le sort qu'elle mérite, 'Clac clac clac !' adieu la frisette !
"Le temps est à la pluie" comme dirait ma rainette.
Je profite par ailleurs de cet hyperlien tondeur et du mauvais jeu de mots poissonnier que je vous ai finalement épargné*** pour vous rappeler que j'ai lancé ce matin (Edit du 23 mars) un déchirant appel à la solidarité lectorale... resté sans réponse à l'heure où j'avale mon 8ème Mars. Dans le doute, nous nous abstiendrons de toute remarque désobligeante et dirons que vous ne l'aviez point vu, hum ?
Maintenant, par contre...
Loin de moi l'idée de menacer quelqu'un, évidemment, mais...
'Clac clac clac !'...
*** Attention, un mauvais jeu de mots poissonnier a failli se cacher dans ce billet. Saurez-vous le retrouver ?
Souvenez-vous, il y a deux ans, déjà, nous oubliiiiiiiiiiions de fêter les Rodrigue.
" Le Cid est exilé. Qui se souvient du Cid ?
Le roi veut qu'on l'oublie ; et Reuss, Almonacid,
Graos, tous ses exploits, ressemblent à des songes;
Les rois maures chassés ou pris sont des mensonges; "
" La webmaistre, as-tu du coeur ? - Teu teu teu ! Tout autre qu'un fielleux lecteur l'éprouverait sur l'heure ! Non, ce sont les neurones qui me font défaut ces temps-ci. Las ! Je sais bien que j'ai oublié le dernier vendredi, et la journée d'hier aussi ! Mea culpa mea maxima culpa ! Je prends une poignée d'orties fraîches et m'en vais m'autoflageller jusqu'à ce que mort s'en suive ! - Ca va la webmaistre, ça va, n'en faites pas trop non plus. Il faut bien que les brebis se reposent parfois. - Merci. - De rien. - Parfois seulement. - ?? - Le repos. - Ok ok, promis juré. - Dites, vous parlez toujours en rimant ? - Non, le lundi seulement."
C'est fou le nombre d'anniversaires que l'on fête cette année: les 3 ans du petit, les 1 an de la petite (pas de réflexion désagréable de bon matin, ni même de mauvais, je vous prie. Si à 1 an on n'est pas petite à quel âge l'est-on, je vous pose la question, alors, hum ? Ta ta ta !) et aujourd'hui c'est-y pas la poupée Barbie qui célèbre ses 50 ans (petite mais utile précision à l'attention des nuls en maths: elle est née la 9 mars 1959).
Ah ça, pour être célèbre elle l'est la Barbie, ah ça ! Je ne reviendrai pas sur tout ce que vous pourrez en lire par ailleurs, "Ce qui est lu n'est plus à lire et ce qui ne l'est pas ne le sera plus" (vieux proverbe Hopi), d'autant que j'ai pour ma part toujours préféré Skipper.
" Un exemple classique de transposition delphino-webmaistrienne. - Kécidit le psy ? Je parle de Skipper, la petite sœur de la blondasse permanentée, pas du dauphin Flipper ! - Il est né quand Flipper ? - Le 19 septembre 1964. - Encore un anniversaire à fêter cette année ! C'est fou ! - Qu'est-ce que je vous disais... - Z'êtes vraiment la meilleure la webmaistre. - Je sais je sais. "
Sur ce lâcher de fleurs je m'ouvris une boîte de sardines.
Le souffle d'un chauffage, de mon chauffage (NDLRDS: elle parle ici de son chauffage), parce que mes Damart et moi savons bien qu'un rayon de soleil ne fait pas le printemps, et hop !, me voilà projetée en un temps où je n'étais encore qu'une insouciante vermicelle, les rides en moins, le pot de gel fixation extra forte déversé sur le crâne en plus (votre humble webmaistre et sa crinière, une longue histoire...).
Un hôtel, en juillet, le début des grandes vacances, ma chambre tout près d'une autoroute, le bruit incessant des voitures (NDLRDS: il devait aussi y avoir des camions), des camions (NDLRDS: au temps pour nous), des motos, ce bruit comme le souffle d'un chauffage, de mon chauffage (il peut être très bruyant parfois. Surtout la nuit).
Il suffit de bien peu de choses, finalement...
C'est sur ces souvenirs autoroutiers que je vous laisse et m'en vais tremper mon chauffage dans ma tasse de café - je ne
suis pas trop thé le matin, quoi que puisse laisser entendre cette allitération (NDLRDS: comprenne qui pourra...).
"Un mars et ça repart" me dis-je, une barre au chocolat au lait fourrée au caramel dans la main.
"Oui mais c'est quoi ça qui repart ?"
me questionne-je, une barre au chocolat au lait fourrée au caramel dans
la bouche - et Dieu (celui de la guerre en l'occurrence) sait que ce
n'est pas facile.
Ca colle.
Beaucoup.
Bref.
Les bestiaux du Salon de
l'Agriculture, sûrement. Il est temps pour eux de regagner leurs
pénates alors que la plus grande ferme de France vient de fermer ses
portes. Le succès populaire ne s'est pas démenti; mieux, on a eu droit
à une affluence record "... au moins supérieure de 10% à celle de l'an dernier. (...) Nous nous attendions à moins en raison de la crise" dixit Jean-Luc Poulain, président du Salon ('Pouf pouf pouf' pouffe le lectorat moqueur, 'Poulain, comme un poulain !').
Pourtant, cette année, l'équipe de Soliblog ne s'y est pas déplacée.
Teu teu teu, que nenni, aucun lien avec le fait que personne n'a eu la courtoisie de nous inviter, mais que nenni !
Pas envie, c'est tout.
Trop de monde.
Trop loin.
Trop cruel: à 12
euros l'entrée x (les membres de l'équipe + tous ceux qui, par le récit de
notre chère envoyée spéciale alléchés, depuis un an m'ont supplié, avec
succès, de les y emmener) il eut fallu que je fracassas mon cochon et...
... non, vraiment, je ne peux pas (z'avez vu ses petits yeux ?).
Trop cruel, bis: tous ces bestiaux derrière des barreaux, moi, ça m'a toujours gênée. Dérangée. Touchée.
Comme de voir, à droite, d'adorables gruikounets ('Oh qu'ils sont mignoooons !') et, à gauche, une (sur)exposition de pâtés, saucissons, jambons.
Mon estomac était lourd (ça c'est le Mars), mon coeur aussi. Je heurtai alors un article publié sur le site de 30 Millions d'Amis...
Evénement - Salon de l'agriculture : Morituri te salutant
Comme chaque année, veaux,
vaches, cochons, moutons donnent
rendez-vous à plusieurs centaines de milliers de visiteurs au Salon
International de l'Agriculture : du 21 février au 1er mars 2009, ceux
qui vont mourir vous saluent !
Inutile
de se voiler la face... Ces animaux magnifiques qui vont faire
l'admiration de plusieurs centaines de milliers d'enfants ou adultes au
Salon International de l'Agriculture, vont finir dans nos assiettes. Et
c'est un fait, l'homme est carnivore. Un carnivore omnivore qui peut
choisir d'influer, une fois adulte, sur son propre régime alimentaire.
Ce choix de devenir végétarien ou végétalien, certains le font,
d'autres pas. Inutile donc de se voiler la face. En revanche, nous
pouvons agir.
Agir,
pour que ces bêtes qui nous nourrissent puissent avoir une fin digne et
que leurs dernières heures ne soient pas synonymes d'atroces
souffrances.
Le
martyr des animaux qu'on transporte vers l'abattoir n'est pas une
illusion ou une pure vue de l'esprit. Chaque année, la Fondation 30
Millions d'Amis appelle à la vigilance tant les citoyens que les
pouvoirs publics et les instances européennes pour que les
réglementations soient respectées.
Plus
le consommateur exigera la présence systématique d'un label qualité
pour les produit qu'il achète, plus il en démocratisera l'usage, plus
les règles concernant le "bien être"
animal seront observées. En effet, un label qualité garantit que les
animaux n'ont pas souffert et qu'ils ont été élevés dans des conditions
respectant les besoins sociaux des espèces. Qu'ils profitent d'une
litière, que les cochons soient élevés sur de la paille pas sur des
caillebotis, qu'on ne mutile pas les porcelets en leur arrachant les
dents et en leur coupant les dents de peur qu'ils ne s'entre-dévorent.
Qu'on ne gave pas les veaux d'antibiotiques pour compenser
l'insalubrité de leurs conditions de vie...
La
liste semble infinie... Pourtant la défense de la vie et du bien-être
animal sont des concepts que nous devrions tous avoir en tête. "On juge de la grandeur d'une nation à la manière dont elle traite ses animaux." affirmait Gandhi. Aux dubitatifs et aux blasés, la philosophe Elisabeth de Fontenay lance, elle, cette question : "Pourquoi
hésiterai-je à dire que l'élevage intensif, l'élevage en batterie est
un crime contre la sensibilité, et le mal-être, ce malaise absolu qui
dure de la conception à la naissance et de la vie jusqu'à la mort est
un scandale éthique ?"
A chacun donc de voir... et faire selon sa conscience.
Ayé.
L'ambiance était totalement plombée. Sur ce je m'en fus compter les
moutons dans les bras de Morphée. J'étais décidément très branchée
divinités.
Où la webmaistre qui a passé sa journée à engraisser pense que 40 jours suffiront à éliminer ses bourrelets et se reprend une louchée de crème aux noix tout en regardant les goélands qui broutent dans le pré.
Le billet d'humeur de ce soir sera gras. Comme ce mardi qui s'achève. Gras. Comme ma matinée. Grasse. Comme mon déjeuner. Gras (à cause des beignets) Comme mon après-midi dans l'herbe. Grasse. Comme mon goûter. Gras (à cause des gaufres; et des nouveaux beignets). Comme mon dîner. Gras (à cause des crêpes; et des gaufres; et des beignets; et de la crème aux noix) Gras. Ok ok ok, j'arrête. De toute façon j'avais fini. Le billet d'humeur de ce soir sera gras.
Ceci étant précisé, et avant que ne débutent mes 40 jours de régime - qui c'est qui sera la plus belle quand viendra l'été, hum ? Regardez-la courir sur la plage, le cuissot ferme, la crinière dorée, sa bouée canard sous le bras.... Alors, qui c'est, hum ?
Hum ?
HUM ?
Bon. Je continue.
- prenons des nouvelles des goélands.
Les dernières datent d'hier.
Ils se prenaient alors pour des moutons...
Post-Scriptoum: Avez-vous remarqué, chers lecteurs, que le nouveau manteau du petit Soliblog est équipé d'une diode électroluminescente qui émet une lumière bleutée dès que votre mulot survole un hyperlien ? Non ? Passez-donc votre rat sur la crème de noix soulignée... c'est dans le texte du billet d'humeur... au niveau du dîner graisseux... Ca y est, vous y êtes ? Bien, maintenant vous passez le mulot sur la crème... et voilà, elle bleuit ! Magique ? Non, électronique. Pratique ? Oui - si si, oui, pratique, car c'en est enfin fini pour moi de peindre chaque lien à la main, et deux couches pour qu'ils se voient bien svp, et on laisse bien sécher avant de mettre en ligne svp...
Annule et remplace le Jour des Brebis, même s'il y aura toujours des samedis et des brebis, y compris aujourd'hui.
Et les Agneaux Divins savent bien qu'être une brebis aujourd'hui c'est pas si facile (ne les laissez pas tomber, elles sont si fragiles) alors que le pays entier, les abords de la bergerie urbaine compris, semble frappé par une bovinite aiguë qui broute tout sur son passage.
Je m'explique.
Samedi 21 février de l'an de grâce 2009, ouverture de la 46ème édition du Salon International de l'Agriculture. Avec des bêêêhs, certes, des tas de bêêêhs, certes certes certes, mais qui c'est que je croise à tous les coins de ma rue qui en compte au moins 14, hum ?
Un bovin.
Elle s'appelle Star (déjà dit sur Soliblog - allez, on cherche l'article ! - mais il est bon, parfois, de redire ce qui l'a déjà été) et illustre l'affiche du Salon. Je ne m'y déplacerai que si je suis invitée. Non bêêêh ! On n'est pas des bœufs !
Je passe vite fait j'ai bien fait mon chemin et qui c'est que je croise comme je passe devant le cinéma du 2ème coin de la rue parallèle à ma rue, hum ?
Deux bovins.
Je ne sais comment elles s'appellent mais elles illustrent l'affiche du documentaire Herbesorti le mercredi 18 février de l'an de grâce 2009. Je ne sais encore si j'irai le voir, que je sois ou non invitée. Non bêêêh ! On n'est pas des bœufs !
Je passe vite fait j'ai bien fait mon chemin et qui c'est que je croise
au 18ème coin de ma rue qui en compte au plus 46, hum ?
Un bovin.
Elle s'appelle Pimprenelle (jamais dit ici
mais il est bon, parfois, de dire ce qui ne l'a jamais été) et incarnera le traditionnel Bœuf Gras lors du Carnaval de Paris de demain dimanche 22 février de l'an de grâce
2009 (NDLRDS: aux dernières nouvelles deux carnavaux seraient organisés, l'un officiel, l'un officiel). Je n'irai pas défiler et ne monterai sur aucun char, même si je suis invitée. Non bêêêh ! On n'est pas des bœufs !
Les astres seraient-ils contre moi ? Je consulte mon voyant cantonnais.
" 2009, année du bœuf ! - Mais on n'est pas un bœuf, on est un lapin ! C'est marqué dans votre horoscope ! - Bien sûr la webmaistre... Vous voulez qu'on en parle ?"
Sur ce je partis manger mon 3ème pot de crème de noix du matin (lapin).
C'est comme le FAFP, dont la semaine auprès de votre humble webmaistre s'achevait, démarrait une nouvelle partie de "Chess Titans" (NDLRDS: il a encore perdu) que je les aperçus.
'Palsambleu ! Késaco ces drôles de bestiaux ?!' m'écriai-je.
Je fis quelques recherches.
"Ces drôles de bestiaux illustrent la toute première campagne de publicité initiée par la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats des Exploitants Agricoles) sur le thème "L'agriculture, des métiers à la mode" m'expliqua Jean-Michel Lemétayer, son président. Cible numbeurre one: les djeun's."
Diffusée à la télévision, dans la presse régionale, sur les bus et sur un site internet ouvert lundi dernier - il l'est toujours à l'heure où je vous écris, à l'heure où vous me lisez aussi, a priori - cette campagne tombe au bon moment. Alors que la crise économique et financière"secoue des pans entiers de l'économie, nous sommes, nous, en mesure d'affirmer, et en particulier aux jeunes, qu'elle est un grand secteur dans lequel on peut s'éclater... 7 % des employeurs se déclarent ouverts à des candidats sans expérience..." continua Jean-Michel.
'On peut s'éclater, ça c'est du langage de djeun's'... pensai-je.
En ces temps de vaches maigres le bonheur serait donc dans le pré ? La paysannerie de plus en plus riiiiicheux en écus sonnant et trébuchant et en emplois durableux ?
"Nous sommes face à une richesse d'emplois que nous devons faire découvrir... La liste est longue de ce que l'agriculture peut apporter en modernité en utilité mais aussi en terme d'emplois " (c'est encore JM qui parle).
En attendant la campagne de la campagne elle n'est pas vraiment donnée: 2 millions d'euros.
'Ah quand même...' pensai-je encore - je pensai décidément beaucoup.
Et vous chers lecteurs, quand pensez-vous, hum ? Pour vous faire une idée un peu moins petite je vous offre à visionner les 6 spots publicitaires réalisés.
Moi ? Ce que j'en dis ? Laissez-moi d'abord attraper mon kalachnikov, merci.
Alors ce matin je me réveille et hop hop hop je tends ma patte droite et j'allume ma radio. Non je ne me lève pas. Le sol peut bien attendre.
Un jour plus tard...
Lundi
26 janvier, TF1, 20 heures et je ne saurai vous dire combien de minutes ou de secondes vu que je n'ai pas regardé la télévision hier soir (vu, regardé), encore moins la prem's chaîne - ou alors éteinte, la télé, et la mienne exclusivement. Au programme: "Les corbeaux".
" Le dérèglement climatique a
fortement perturbé la migration des corbeaux, qui se retrouvent totalement désorientés sur une île bretonne. les habitants de l'île vont être confrontés à la violence des corbeaux. Les attaques se multiplient. Les corbeaux, de plus en plus nombreux, vont
progressivement isoler l'île (...). Qui pourra leur échapper ? Seule
voie de salut, la petite fille autiste, qui comprend tout mais
ne souffle mot depuis sa naissance. Cette dernière va parvenir à nouer
un contact avec ces oiseaux belliqueux...."
Et là aussitôt mes neurones font 'tilt !': il suffit de remplacer les corbeaux par des pigeonnas, l'île par la bergerie, la petite fille autiste par votre humble
webmaistre soufflant sa 1ère bougie et... diantre !
Ces corbeaux là
sont un cygne envoyé par les pigeonnas !
L'autisme c'est juste pour
le scénario, on est sur la Prem's, ne l'oubliez pas, alors rangez vos
railleries et écoutez moi donc plutôt non bêêêh alors parce qu'après 'L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux' vous avez derrière votre écran 'La webmaistre qui murmurait à l'oreille des pigeonnas' .
Rrrou rrou rroooouuu ! Rrrou rrou rroooouuu !
J'en suis toute retournée. Sur le ventre ! Sur le dos ! Le ventre ! Le dos ! Le ventre ! Le dos !
Pire qu'une crêpe.
Et là aussitôt mes neurones tiltent à nouveau ('tilt !'): voilà pourquoi ça se passe en Bretagne !
Sur ce je m'en vais acheter de la farine de sarrasin.
Vous le savez bien maintenant, fidèles lecteurs que vous êtes parmi les
milliers de fidèles lecteurs en puissance qui n'ont pas encore aperçu
la lumière solibloguesque brillant telle une étoile dans le ciel
étoilé et cætera et cætera... les pigeons et moi sommes en guerre. Tous les coups sont permis (pieds, pattes), n'importe où, n'importe quand, et ce n'est pas le froid qui va calmer nos ardeurs, surtout les leurs (un petit lien ? Allez, un petit lien).
Aurais-je donc été, une fois de plus une fois de trop demain je prends mon harpon, victime d'une attaque pigeonnale ?
Non.
Pire.
Angoisse grandissante du lectorat déjà passablement angoissé.
Depuis deux / neuf jours, un pigeonnas de la plus belle espèce, qu'à côté un poulet fermier de Loué aurait des complexes et intenterait immédiatement un procès pour malnutrition à son éleveur, m'observe.
Immobile, silencieux sur le toit dans face (mon laborieux bureau), il m'observe.
Dans la posture de la poule qui couve ses œufs, il m'observe.
Bien sûr je fais comme si je ne l'avais pas vu et continue à vaquer
à mes occupations, l'air de rien, "La la la ! Le soleil brille ! Tiens, et si j'écrivais un
Billet d'Humeur du jour ?", mais je ne peux m'empêcher de sentir (NDLRDS: il y a du relâchement dans l'écriture...) son petit regard posé sur
moi.
Il m'observe.
Chers lecteurs, j'ai peur.
Sur ce je montai au grenier chercher ma vieille rôtissoire.
On a peut-être changé l'année mais on n'a pas changé les pigeons.
Telle est la réflexion que je me suis faite hier matin après que, comme j'avançais à la manière d'une geisha de passage en Mongolie du Nord, oreilles rougeoyantes, stalactite au bout du nez et yeux tels des saules, vers le transsibérien de 8H34, j'ai à nouveau subi l'attaque d'un gang de fielleux pigeonnas.
Je vous rassure tout de suite, j'en ai réchappé, de justesse mais j'en ai réchappé (de justesse), et sans même m'étaler sur le sol gelé (j'ai toujours été prem's dans le pas de la geisha de passage en Mongolie du Nord).
Attention, que cela soit bien clair, je ne fais pas partie de ceux qui se plaignent du froid en janvier en hiver en France, oh que non, en janvier en hiver en France il fait froid, que cela soit bien clair, plus ou moins, certes, et aujourd'hui plutôt plus, re-certes, mais que demain, moins. Que cela
soit bien clair. Un Damart et ça repart (sous la couette de préférence mais c'est un autre débat).J'eus été bien plus embêtée si j'avais du faire la geisha des Bermudes; là, alors, oui, mais là, non. Et puis un froid vif et entraînant ça vous tue les microbes en moins de deux... quoique... pas tous... les pigeonas par exemple...
Ils ont peut-être des plumes en Thermolactyl ?
En parlant de plumes - noter l'habile transition - j'en ai des pourpres à vous montrer, des flamantes qui plus est, parce qu'on a peut-être changé l'année mais on n'a pas changé les jours et aujourd'hui c'est mercredi et mercredi c'est cinématographie. Attention, les flamants qui suivent ne sont pas ceux du film - que j'ai vu, conscience professionnelle quand tu nous tiens, mais bon, de là à en faire une chronique... un lac des flamants un lac des
flamants un lac etc... - mais des figurants camarguais qui ont gentiment accepté de les remplacer.
Ils sont beaux n'est-il pas ? Vous en voulez encore ? J'ai ouï entendre que si vous cliquez sur la photo juste au-dessus... Mais n'en disons pas plus...
" Et porqué qu'il est tronqué le 1er poème de janvier ? - Lisez le donc le et donc vous comprendrez, donc."
Le lectorat, obéissant, commence alors la lecture...
Émile VERHAEREN
- La Neige
"La neige tombe, indiscontinûment,
Comme une lente et longue et pauvre laine,
Parmi la morne et longue et pauvre plaine, Froide d'amour, chaude de haine."
" Ayé, on a compris. - Je vous l'avais dit. - Vous êtes vraiment la plus forte la webmaistre. - Je sais. - On insiste. - D'accord. Merci. - De rien. Et bonne année. - Bonne année. - Et la santé surtout. - Vous avez raison, santé !"
" ... - Quoi '...' ? Jetez un œil à ma pendule "Troupeau de brebis avec chien et berger" si vous ne me croyez pas !
- D'accord. - Bon, je préfère. Continuons."
Bientôt minuit, donc, et je n'ai toujours rien écrit (NDLW: sur Soliblog m'entends-je). Pas un seul petit morceau de brebis, pas un seul mot.
" ... - Quoi encore ?
- Elle est bien jolie votre pendule "Troupeau de brebis avec chien et
berger". Si vous pouviez zoomer un peut qu'on la voie mieux...
- Voilà, c'est fait.
- ...
- ...
- Elle est vraiment très jolie.
- C'est un exemplaire unique.
- ...
- Qui n'est pas à vendre.
- ... - ... - Vous pouvez continuer.
- Merci."
Sur ce je revêtis mon poncho de Noël en laine de mouton mérinos et m'en fus acheter une pile.
Demain, pour célébrer comme il se doit le dernier jour de l'an de grâce 2008, nous organiserons une célébration comme elle se doit...
C'est comme je m'apprêtais, à N-2, à composer de mes fins doigts agiles aux ongles vernis une liste de cadeaux de Noël dont vous me diriez des nouvelles, lecteurs réclameurs qui m'en réclamiez une à corps et à cris depuis des semaines des mois et des années -
le lectorat de
Soliblog est certes réputé pour sa générosité sans borne mais tant d'empressement, toute de même... étrange étrange... à moins que vous ne songiez à m'offr... Faisons comme si nous n'avions rien compris et nous jouerons ainsi que nous savons si bien le faire, avec les yeux qui brillent et tout et tout, la surprise totale, Oh tant de bonheur qui vient emplir mon coeur !,
lorsque nous
découvrirons les paquets entassés au pied du sapin enguirlandé,
que je me rendis compte que j'avais déjà tout sous la
main, et les pieds, et les pieds, et les yeux, et les
yeux, aaaaaaaah !, là, soigneusement entassé dans la bergerie au fil
des semaines des mois et des années.
Et pour vous, ce sera quoi ? Un livre ? Je ne saurais trop vous conseiller ce super roman policier. Un DVD ? Au hasard, celui-là. Un objet décoratif décorateur ? Cette Poule aux Yeux d'Or fera parfaitement l'affaire. Un bijou ? Lui (faire offre) ou bien eux. De l'alcool ? Hips ! Un jeu éducatif ? Sans hésiter, Bobby et les moutons !
Une
peluche, un tableau, une voiture, des chaises, un frigidaire, un joli
scooter, un atomixer, et du Dunlopillo, une cuisinière avec un four en
verre, des tas de couverts et des pelles à gâteaux, une tourniquette
pour faire la vinaigrette, un bel aérateur pour bouffer les odeurs.
J'avais aussi trouvé mon chant de Noël
même si je savais qu'il lui serait bien difficile de lutter face aux
insupportables vive le vent qui fait descendre le petit papa Noël ave
Maria dans sa hotte. En attendant, moi, j'avais réussi à
recycler, ni vue ni connue je vous
embrouille, d'anciens articles soliblogiens en parfait état de
fonctionnement qu'il eut été vraiment dommage de laisser moisir dans la
cave.
Mon esprit écolo venait encore de
parler.
L'idée de participer à mon humble niveau au sauvetage des nanimaux et
des forêts me mit en joie. La liasse de billets je rangeais, la carte
bancaire ne serait pas dégainée. C'était toujours ça de gagné.
Demain, pour notre dernière néo-chronique cinématographique avant la suivante, nous resterons dans le fruit...
Les fées aussi, apparemment. Comprenne qui pourra.
Les faits et fées sont là, les carottes cuites, les dés jetés, les patates chaudes, les chiens chiens lâchés, les lapinous neuf milliers, l'herbe coupée, les loups dans la bergerie (mais les moutons ont depuis longtemps déménagé, hé hé !), les jours sont comptés
Nous sommes à J-7 avant Noël.
N-7.
Youpi.
Et demain ce sera pire. J-6.
N-6.
Youpi Youpi.
Et déjà ce matin on m'a par deux fois souhaité une Bonne Année.
Youpi Youpi Youpipi.
Ils parlaient peut-être de l'année 2008 ? Si c'est le cas ils ont tout faux.
Vous m'auriez demandé il y a deux heures et vingt quatre minutes quelle était mon humeur du jour...
" Alors la webmaistre, c'est quoi votre humeur du jour ?"
... que je vous aurais répondu, soupirant:
" Oh vous savez, c'est comme un lundi...
- Ca veut rien dire, il y a des lundis où vous êtes d'excellente humeur et d'autres au contraire où ...
- Teu teu teu, jamais vous ne m'auriez rétorqué ça ! Au mieux vous
auriez fait "Mouaif, on comprend" et vous en seriez allés, me laissant (enfin) écrire mon billet d'humeur en paix.
- Et au pire ?
- Vous seriez restés avec moi et vu que j'aime être seule quand je compose... - Ok, on a compris, on s'en va.
- Euh, si vous pouviez revenir une fois que j'ai publié mon billet, histoire de me dire ce que vous en pensez.
- Ok. On essayera.
- Merci "
Mais vous ne l'avez point fait. Et maintenant que vous ne le faites
toujours pas les choses sont toutes autres car j'ai entre-temps été
l'innocente victime d'une tentative de scalp heureusement avortée, d'où le "tentative", perpétrée par un fourbe pigeonnas lors que je me promenais cheveux au vent d'hiver (même si on est encore en automne) vive le vent d'hiver qui s'en va sifflant soufflant dans les grands platanes marrons (on fait avec les arbres qu'on a).
J'en suis encore toute tremblante (à cause du pigeonas, pas du vent, j'avais mis mon poncho en laine, que croyez-vous).
On ne dirait pas comme ça mais je vis dangereusement.
De toute façon on dit toujours n'importe quoi n'importe comment.
Demain, si vous le voulez bien, nous ferons le bilan du SALON DU LAPIN DE PARIS qui a fermé ses portes hier et tenterons de comprendre ce que vont devenir les 4890 lapinous qui se retrouvent désormais lâchés en pleine jungle parisienne.
Il y a quelques jours à peine (c'est dire si c'est récent) je vous informais du terrrrible mal aux pattes qui venait de me frapper.
S'il est vrai qu'on trouve ici autant de tout que chez feu la Samaritaine - variante: qu'à la Foir'Fouille où, trois, quatre, "tu trouves de tout si t'es malin, il y a plein de bonnes affaires"
- à la différence notable que sur Soliblog c'est comme dans le cochon,
je reconnais qu'il y a aussi (parfois) (souvent) pas mal de laine et de mouton - attention, un minable jeu de mots ovino-porcin s'est glissé dans cette phrase; saurez-vous le retrouver ?
Sauf que peut-être mais là pour le coup et bien non. Mal aux pattes vraiment j'avais, donc, et plutôt deux fois qu'une - car oui, envers et contre tout forte j'ai été et debout je suis restée. Jusqu'au bout du mal. Qui depuis s'en est allé, tel l'été, aussi fulguramment qu'il m'avait attaquée.
Pfuuuiiiiiitttt...
Sont-ce vos innnnnombrables messages de soutien qui l'ont fait ainsi déguerpir ?
Silence coupable du lectorat culpabilisant
Quoi qu'il en soit (...) c'est une webmaistre à la forme olympienne - vous m'auriez vue ce matin parcourant la cité telle un Johnny Weissmüller sautant de liane en liane au coeur de la jungle africaine - qui vous a présenté ce billet d'humeur du jour du jeudi.
Attention lecteurs enjoués qui aviez décidé d'aborder cette journée avec tout l'optimisme dont peut faire preuve un lecteur enjoué
abloguissant sur Soliblog après une douce et paisible nuit de sommeil,
votre humble webmaistre a mal aux pattes.
Très.
Quel est donc ce mal que je sens en moi ? Non, ce n'est pas la mort qui m'a assassinée Marcia, non (attention, minable référence mitsouko-musicale)... mais en parlant de mort... attention lecteurs enjoués qui aviez décidé d'aborder cette journée avec tout l'optimisme dont peut faire preuve un lecteur enjoué abloguissant sur Soliblog après une douce et paisible nuit de sommeil, votre humble webmaistre a une mauvaise nouvelle.
Très.
Regardez voir ces sculpturaux bestiaux.
Vous les reconnaissez ? Exact, ce sont les moutons transhumants oeuvres de François-Xavier LALANNE dont nous fîmes la connaissance en août dernier, à Dinan.
Depuis dimanche ces ovins sont orphelins.
J'ai appris la nouvelle hier soir.
Ca m'a fait un choc.
J'ai d'abord cru qu'il s'agissait de Francis qui...
Très grand choc.
Puis ils ont parlé des moutons.
J'ai pensé aux cuissardes en cuir.
Puis ils ont parlé d'artiste.
J'ai compris que Francis n'était pas parti, lui.
Moi par contre suis allée me coucher... et le mal aux pattes a commencé. Y'avait-il une relation de cause à effet ?
Sur ce je m'en vais répondre aux 354 lapins qui me harcèlent depuis hierpour obtenir des billets coupe-file (que je n'ai pas).
François-Xavier LALANNE - Sculpteur animalier né à Agen en 1927, mort à Ury (Seine-et-Marne) le 7 décembre 2008.
Avant-propos (même si ce qui suit en est aussi un... propos... propos avant-propos donc, plutôt).
C'est un drôle de rêve que j'ai fait cette nuit mes amis (Diantre ! Quelle inhabituelle familiarité ! Il ne m'étonnerait pas que Viviane soit derrière tout cela...C'est bon Viviane, tu peux sortir, on t'a repérée !), mais d'une drôlasserie toute paludéenne car si j'ai d'abord benoîtement rigolé (Hé Hé Hé !) c'est un rire bien jaune qui, maintenant que je suis parfaitement réveillée (si si), raisonne dans ma tête comme j'examine l'état de (non) santé de mes neurones en évidente sur-activité. Quel fut-il donc ce rêve (attention, ce qui suit est parfaitement vrai de vrai, non point de point non je ne fabule point) ? J'écrivais un billet d'humeur. Un mardinal qui, en toute modestie, était plutôt pas mal. De ceux que l'on n'écrit qu'une fois dans sa vie. Une fois terminé je le lus, le lus, le lus et quand je me réveillai... je l'avais oublié (ça va, pas de remarque désagréable je vous prie). Ne me restait que le début de la 1ère phrase (tenue pour le moment secrète, la procédure de dépôt à l'INPI n'étant pas tout à fait finalisée). Moralité: j'ai deux jours et deux nuits pour le retrouver.
Ceci étant décidé, découvrons découvrir ce qui fait la Une de l'actualité aujourd'hui...
Un animal discret utile aux régions fragiles
En concurrence avec les cultures et l'élevage bovin, le cheptel de brebis-mères a chuté de 31% en dix ans.
"201 950
têtes en 2006. La Manche regroupe la moitié des 200 exploitations ovines (2300 de plus de 10 moutons) recensées dans les deux régions normandes. Les statistiques officielles minorent le nombre de particuliers et exploitants et le nombre de têtes dans la région.
Cheptel en forte diminution. En concurrence avec les cultures et l'élevage bovin, le cheptel de brebis mères a chuté de 31% en dix ans.
Trois races locales et les autres. La Normandie possède trois races locales à petits effectifs, dans la Manche: le cotentin, le roussin et l'avranchin. Les races les plus nombreuses, en activité unique, en association avec les cultures, la viande bovine ou le lait sont les sufolk, texel, île-de-france et charollais.
Organisation atomisée. Les groupements de producteurs sont multiples: Ovins 27 (qui a repris Bergers de Normandie, en 2007), Adpa 76, Agneau du bocage normand. Ils commercialisent ensemble, la marque collective certifiée "L'Agneau de pays normand". L'association des éleveurs de la baie du Mont-Saint-Michel, le syndicat de défense de l'AOC Pré-Salé des Havres du Cotentin, Normandie Viande-Bio, rassemblent les autres producteurs.
Les abattoirs disparaissent La filière est handicapée par la fermeture ou les difficultés des petits abattoirs de proximité. En 2007, dix abattoirs normands ont abattu l'équivalent de 5 000 tonnes. L'arrêt de l'abattoir de Vire allonge le transport et complique l'organisation de la filière."
1er décembre 2008 : Journée mondiale de lutte contre le Sida.
Evidemment, les moutons sont là.
Dessine-moi un mouton, association créée en 1990 qui a pour but de préserver l'équilibre de vie des enfants, des adolescents et des familles touchés par le VIH/sida.
Pour ceux qui voudraient un panorama des actions menées par l'UNESCO il y a ce lien là.
Et
pourtant, Dieu et ses Agneaux Divins savent combien tout oppose ces
deux PS - non, pas ceux de MA et de SR, les Agneaux Divins sont
apolitiques voyons ! - et que chez le Petit Soliblog tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté (si si, volupté aussi).
C'est navrant à pleurer ? Je sais mais moi, aujourd'hui, j'ai décidé de récoler ("Faut récoler ! Faut récoler ! Avant qu'le Ciel nous tombe sur la tête...")
... je n'ai pas du tout pas du tout mais alors pas du tout eu une nuit agitée agitée mais alors super agitée. Quelle drôle quelle drôle mais alors très drôle d'idée...
Arthur RIMBAUD - Nuit de l'enfer
"J'ai avalé une fameuse gorgée de poison. - Trois fois béni soit le conseil qui m'est
arrivé! - Les entrailles me brûlent. La violence du venin tord mes membres, me rend
difforme, me terrasse. Je meurs de soif, j'étouffe, je ne puis crier. C'est l'enfer,
l'éternelle peine! Voyez comme le feu se relève! Je brûle comme il faut. Va, démon!
J'avais entrevu la conversion au bien et au bonheur, le salut. Puis-je décrire la vision,
l'air de l'enfer ne soufre pas les hymnes! C'était des millions de créatures charmantes,
un suave concert spirituel, la force et la paix, les nobles ambitions, que sais-je?
Les nobles ambitions!
Et c'est encore la vie! - Si la damnation est éternelle! Un homme qui veut se mutiler est
bien damné, n'est-ce pas? Je me crois en enfer, donc j'y suis. C'est l'exécution du
catéchisme. Je suis esclave de mon baptême. Parents, vous avez fait mon malheur et vous
avez fait le vôtre. Pauvre innocent! - L'enfer ne peut attaquer les païens. - C'est la
vie encore! Plus tard, les délices de la damnation seront plus profondes. Un crime, vite,
que je tombe au néant, de par la loi humaine.
Tais-toi, mais tais-toi!... C'est la honte, le reproche, ici: Satan qui dit que le feu est
ignoble, que ma colère est affreusement sotte. - Assez!... Des erreurs qu'on me souffle,
magies, parfums, faux, musiques puériles. - Et dire que je tiens la vérité, que je vois
la justice: j'ai un jugement sain et arrêté, je suis prêt pour la perfection...
Orgueil. - La peau de ma tête se dessèche. Pitié! Seigneur, j'ai peur. J'ai soif, si
soif! Ah! l'enfance, l'herbe, la pluie, le lac sur les pierres, le clair de lune quand le
clocher sonnait douze... le diable est au clocher, à cette heure. Marie!
Sainte-Vierge!... - Horreur de ma bêtise.
Là-bas, ne sont-ce pas des âmes honnêtes, qui me veulent du bien... Venez... J'ai un
oreiller sur la bouche, elles ne m'entendent pas, ce sont des fantômes. Puis, jamais
personne ne pense à autrui. Qu'on n'approche pas. Je sens le roussi, c'est certain.
Les hallucinations sont innombrables. C'est bien ce que j'ai toujours eu: plus de foi en
l'histoire, l'oubli des principes. Je m'en tairai: poètes et visionnaires seraient
jaloux. Je suis mille fois le plus riche, soyons avare comme la mer.
Ah ça! l'horloge de la vie s'est arrêtée tout à l'heure. Je ne suis plus au monde. -
La théologie est sérieuse, l'enfer est certainement en bas - et le ciel en haut. -
Extase, cauchemar, sommeil dans un nid de flammes.
Que de malices dans l'attention dans la campagne... Satan, Ferdinand, court avec les
graines sauvages... Jésus marche sur les ronces purpurines, sans les courber... Jésus
marchait sur les eaux irritées. La lanterne nous le montra debout, blanc et des tresses
brunes, au flanc d'une vague d'émeraude...
Je vais éveiller tous les mystères: mystères religieux ou naturels, mort, naissance,
avenir, passé, cosmogonie, néant. Je suis maître en fantasmagories.
Écoutez!...
J'ai tous les talents! - Il n'y a personne ici et il y a quelqu'un: je ne voudrais pas
répandre mon trésor. - Veut-on des chants nègres, des danses de houris? Veut-on que je
disparaisse, que je plonge à la recherche de l'anneau? Veut-on? Je ferai de l'or, des
remèdes.
Fiez-vous donc à moi, la foi soulage, guide, guérit. Tous, venez, - même les petits
enfants, - que je vous console, qu'on répande pour vous son coeur, - le coeur
merveilleux! - Pauvres hommes, travailleurs! Je ne demande pas de prières; avec votre
confiance seulement, je serai heureux.
- Et pensons à moi. Ceci me fait peu regretter le monde. J'ai de la chance de ne pas
souffrir plus. Ma vie ne fut que folies douces, c'est regrettable.
Bah! faisons toutes les grimaces imaginables.
Décidément, nous sommes hors du monde. Plus aucun son. Mon tact a disparu. Ah! mon
château, ma Saxe, mon bois de saules. Les soirs, les matins, les nuits, les jours...
Suis-je las!
Je devrais avoir mon enfer pour la colère, mon enfer pour l'orgueil, - et l'enfer de la
caresse; un concert d'enfers.
Je meurs de lassitude. C'est le tombeau, je m'en vais aux vers, horreur de l'horreur!
Satan, farceur, tu veux me dissoudre, avec tes charmes. Je réclame. Je réclame! un coup
de fourche, une goutte de feu.
Ah! remonter à la vie! Jeter les yeux sur nos difformités. Et ce poison, ce baiser mille
fois maudit! Ma faiblesse, la cruauté du monde! Mon dieu, pitié, cachez-moi, je me tiens
trop mal! - Je suis caché et je ne le suis pas.
Qu'apprends-je ce matin lors que je passe devant mon 3ème marchand de journaux préféré en partant de la gauche (loin derrière les deux 1ers mais bien avant le 4ème) ? Que ce matin la plupart des quotidiens nationaux sont absents du kiosque à journaux de mon 3ème marchand de journaux préféré tout ça parce que les ouvriers du livre des NMPP (NDLRDS: Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne) sont en grève.
En grève ? Teu teu teu teu teu teu ! - je teuteuteute de plus en plus ces temps-ci; l'heure d'hiver, certainement.
Est-ce que je fais grève moi, hum ? Si l'un d'entre vous, très chers
lecteurs, a déjà été le témoin d'un mouvement social sur Soliblog,
qu'il se lève immmmmmmmédiatement ou se taise à jamais !
C'est bon, c'est bon, rasseyez-vous...
Ceci
étant écrit interrogé exclamé déclamé puis rassis je n'étais pas plus
avancée. Fort dépourvue, par contre, je me trouvais. Pas un seul petit
morceau de mouche ou de vermisseau. Nan, pas un seul petit. Ni un
moyen. Je ne vous parle même pas des gros. La déchéance totale.
C'est à ce moment précis que les Fées Mérides sont arrivées. "Tssssitttt ! Tssssitttt ! Tssssitttt ! " - ça c'est le cri des fées. - C'est pas trop tôt ça fait 3 heures que je meuble!"
Jeudi 30 octobre de l'an de grâce 2008, 304ème jour de l'année, 44ème semaine, fête des Bienvenu(e)s. Alors moi là je dis (30 octobre et cætera et cætera):
BIENVENUE SUR SOLIBLOG !
Mais qui c'est donc qui a créé cette jolie plaque de bienvenue ? Moi ? Râté. Elle.
Avez-vous noté ce vent de religiosité qui souffle sur Soliblog depuis
que les Agneaux Divins me sont apparus ? Non ? Moi si. J'ai beau fermer portes et volets, rien n'y fait. Si les voies du Seigneur sont impénétrables, il n'en va pas de même pour la bergerie. Ca promet.
Un nouvel exemple avec cet extrait de la Bible (oui, de la
Bible; on ne fait pas les choses à moitié que voulez-vous) qui m'est
carrément tombé dessus tant cela soufflait fort. Autant vous
dire que même un extrait, quand c'est la Bible, ça fait mal. Très. Donc en ce moment précisément là maintenant j'ai mal. Très.
Mais revenons à nos moutons, et à nos brebis, et à Luc, et à Jésus, qui posa un jour la question suivante oh qu'elle est bien tournée la question suivante oh qu'elle est vicieuse oh qu'elle va occuper toute la journée vos petits neurones engourdis !:
"Quel lecteur d'entre vous, s'il a cent brebis, et qu'il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ?"
Alors, hum ? Quel ? Je précise que Jésus, qui ne connaissait pas
encore Soliblog, ne parla pas de lecteur mais d'homme; ceci étant précisé cela ne change rien. Alors, hum ? Vous avez besoin d'un indice ? Bien, appelons Luc.
" Luuuuuuuuuuuuuuuuuuc ! - ? - Vous pouvez me répéter ce que vous m'avez dit ce matin ? - Après que je vous suis tombé dessus ? - Oui. - Ok. 'Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de Jésus
pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient,
disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec
eux. Mais il leur dit cette parabole : Quel homme d'entre
vous,
s'il a cent brebis, et qu'il en perde une, ne laisse les
quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui
est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? Lorsqu'il l'a
retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et, de retour à
la maison,
il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec
moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue.' - Merci Luc. - De rien la webmaistre."
Alors, hum ? Quel ?
Je vous laisse chercher, moi j'ai une bosse à soigner. Oui, je sais, cette chute est râtée mais c'est tout ce que j'ai trouvé, je n'ai eu le temps de beaucoup bosser. Aïe, je sens que je m'enfonce. Bon, je me tais.
C'est chose connue (si si), en période de crise, les mouvements nationalistes reprennent de la vigueur.
Vous avez peut-être oublié (qui peut oublier tout peut s'oublier qui s'enfuit déjà... ) cette affiche du parti de droite suisse UDC imaginée à l'occasion des élections parlementaires d'octobre 2007, qui mettait en scène des moutons blancs expulsant d'une ruade un mouton noir. Elle a pourtant fait scandale, fait beaucoup écrire (votre humble webmaistre, au hasard), parler, dessiner; elle a aussi fait des émules: en Allemagne, en Italie (là) et maintenant au Portugal où, depuis le 1er octobre, le Partido Nacional Renovador (Parti National Rénovateur - PNR),
mouvement d'extrême droite, a fait placarder dans le centre au centre-ville de Lisbonne ce panneau publicitaire:
Un mouton blanc (velha branca) à l'air vraiment très méchant boutant hors de "son" pays six moutons noirs (ovelhas negras) apeurés, sensés représenter la criminalité, le chômage, les bas salaires, le multiculturalisme, les frontières ouvertes, l'assistanat, et un slogan, cette fois pour le moins explicite, "Imigração? Nós dizemos Não! - Basta de abuso" ("Immigration? Nous disons non!- Assez d'abus")
Très vite dénoncée (plusieurs des leaders du parti se sont vus poursuivis en justice comme Mário Machado, condamné à quatre ans et dix mois de prison) l'affiche a finalement été retirée sur ordre de la municipalité de Lisbonne.
Censurer ? Oui mais : "... La censure ... est plus grave que le message censuré parce qu'elle combat les extrémistes avec les armes de l'extrémisme...." (source: Jornal de Negócios)
Censurer ? Oui mais... non. Soupirer, dénoncer puis ne plus en parler (éviter le piège), laisser nos doux moutons (de tous pays et de toutes couleurs, laï laï laï laï laï laï) brouter en paix.
Comme elle le fait depuis 15 jours sans que je lui ai pourtant rien demandé, promis juré pas craché même pas postillonné, Madame Soleil vient de m'envoyer mon horoscope lundinal:
"Vous n'avez ni aide (c'est ben vrai ça), ni blocage (ravie de le savoir). Vous n'avez pas envie de travailler, non plus (alors ça c'est ben vrai ça, 10/10 Madame Soleil)… Vous n'êtes pas motivé/e (12/10 - et un e à motivé), car votre esprit est ailleurs (18/10). C'est en passant de bons moments avec vos collègues/collaborateurs que vous trouverez le temps moins long (nan nan nan Madame Soleil, vous vous plantez... regardez mieux dans votre boule,... vous voyez les (censuré) là ? c'est eux mes collègues/collaborateurs, et oui... vous comprenez maintenant ?). Restez fidèle à vous-même : ne suivez pas le troupeau (alors là je dis non, trop c'est trop Madame Soleil, jamais je ne quitterai mon troupeau, entre nous c'est à la vie à la mort ! Vous n'y voyez décidément plus très clair)."
Cette fois c'est décidé: j'éteins la Soleil (Il est mort le Soleil, il est moooooooooooort !!!!) et je repars dans la Lune.
*** Contrairement à ce que d'aucuns pourraient croire aucun jeu de mots râté ne se cache dans ce titre.
Effectivement chers lecteurs sherlockholmiens, les quelques jours de travail
bien mérité (si si si si si si) au pays des Lacaunes et autres merveilles ont hier pris fin et j'ai de mon côté repris, l'âme pleine de peine et des palmes en laine aux pieds, un certain nombre mais pas plus de bestiaux bêleurs cachés au fond de ma valise, le chemin des vacances.
Le trajet s'est déroulé sans trop d'encombre et je devrais assez rapidement retrouver l'usage de mes bras et jambes... c'est lourd des Lacaunes, même empaquetées... c'est douloureux un vol plané sur un trottoir, même anticipé... c'est physiquement limité une webmaistre, même nourrie au lait de beeeh... Les neurones, heureusement, n'ont pas été touchés (NDLRDS: on attend quand même la contre-expertise du vétérinaire en chef), comme le prouvent les deux énigmatiquesénigmes en mots (en haut) et en photo (pas en haut) que je viens juste - moins les deux heures de ramage informatical; pas de doute possible, je suis bien de retour à la bergerie - de vous concocter en ce mardi sneuf et ensoleillé (NDLRDS: reste à trouver où elle les a mises).
Mais qu'est-ce que c'est ? * * Ca c'est l'indice de 13 heures pour vous aider à trouver l'énigme en photo
Pas si petite que ça liste non-exhaustive d'une impartialité qui ne saurait souffrir aucune discussion des moutons croisés sur la planète actualito-webesque établie un vendredi 1er août de l'an de grâce 2008 comme il n'y en a pas tant.
De la pelouse, on profite d'une vue idyllique, avec les moutons de la ferme voisine comme seuls spectateurs...
Pour atterrir au retour, on passe une première fois en rase-mottes afin de chasser les moutons qui se seraient aventurés sur la piste...
Patatras, la douane a flairé le mouton à tondre...
[Diogène de Sinope] observait, un jour, un jeune homme qui se vantait de la magnificence de son vêtement : « Ce garçon, dit-il, ne va-t-il pas
cesser de mettre à son compte les mérites du mouton ? »...
Quelques moutons sont occupés à paître bien sagement aux rares endroits où la verdure...
Même les libéraux préfèrent recourir à des interventions de l'Etat et rentrer leurs blancs moutons...
Ils se multiplient comme des moutons...
Et après on dira que c'est moi qui en vois partout...
Je laisse aujourd'hui la parole à un chien de berger qui a souhaité diffuser le communiqué suivant:
"Bonjour
les lecteurs. Je suis le chien de berger que vous avez pu apercevoir
sur l'une des photos publiées hier sur ce blog et je tenais à préciser
qu'il n'y a pas que les bergers dans l'actualité: il y a aussi et
surtout leurs chiens.
Je suis d'accord avec vous, la tonte des brebis, c'est pas mal, mais le rassemblage des troupeaux est quand même un exercice beaucoup plus complexe et spectaculaire et pour le réussir y'a que nous, les chiens de berger; le berger tout seul n'arrivera à rien avec les moutons.
Maintenant je vous laisse lire l'article que j'ai découpé dans le journal Midi Libre d'aujourd'hui, c'est sur le Concours de chiens de berger qui s'est déroulé ce week-end à Ségur, dans l'Aveyron. Les brebis à regrouper étaient des Lacaunes, c'est dire si ça n'a pas été facile. Mais on y est arrivé, parce qu'on est des champions, nous, les chiens de berger."
En ce lundi 26 messidor de l'an de grâce 2008 beaucoup d'entre vous vont avoir / ont / ont eu (selon l'heure de lecture; par souci de non soucis nous partirons du présupposé que c'est maintenant que vous êtes en train de lire) l'impression de vivre un dimanche bis. Pas tous ? Certes non innocents lecteurs que vous êtes !
Il y a d'abord les "En vacances" qui ont commencé à vous narguer, vous les "J'ai pas
de vacances", 3 mois minimum avant la date officielle du début de leur période congéniale. Pour eux tous les jours sont désormais des dimanches. Surtout que cela ne vous déprime pas, un dimanche par semaine c'est déjà trop alors sept ! Je préfère ne pas y penser... Et puis, si l'on y réfléchit, et c'est ce que je vais faire pour vous - n'y voyez là bien évidement que sens du sacrifice et amour de mon lectorat - s'ils sont têêêllement contents d'être en vacances c'est bien qu'il y a truite sous roche et que, le reste du temps...Oui, vous avez compris, les autres jours, tooouuus les autres, ils sont terrrriblement malheureux, pour eux travail égale galère, angoisse, stress, comptage des affronts, des tuiles et des jours les séparant de leurs prochains congés. Tooouuutes les nuits aussi. Reconnaissez que vus ainsi, et c'est ainsi qu'il faut les regarder, ils deviennent tout de suite beaucoup plus pitoyables, non ? On les plaindrait presque s'ils ne se montraient pas aussi arrogants.
Mais être en vacances ne suffit pas: il faut partir.
- "C'est quand tes vacances ?
- La semaine prochaine.
- Et tu pars où ?
- Je pars pas.
- Tu restes ici ?
- Oui. Je viens de te le dire, je pars pas.
- Toutes tes vacances ?
- JE PARS PAS.
- Ah (long silence). Moi je vais passer 15 jours à blah blah blah, on a trouvé une superbe résidence avec vue sur la mer et blah blah blah et blah blah blah..."
Et blah blah blah. Laissez-les donc blablater, car ce n'est que cela, du blah blah; non seulement leur vie est aussi triste que celle
des nargueurs décrits plus haut mais elle l'est même tant qu'ils n'ont qu'une seule et unique envie: s'en échapper. Or nous savons bien, nous, que fuir ses problèmes n'est jamais la solution et que plus dur sera le retour - ne soyez pas dupes de leurs blah blah blah post-vacances géniaaales;
croyez-vous qu'ils oseraient vous dire que ce fut râté épuisant et on est
finalement bien contents de rentrer - autre version: parfait reposant
et maintenant on est super déprimés et la vacuité de notre misérable
vie n'en est que plus flagrante et cruelle, en plus dans une semaine on
sera aussi blancs que les autres avec la peau flétrie et des mélanomes
en bonus. Désespoir total (et là vous jubilez, intérieurement, c'est déjà bien assez; on n'est pas des vaches).
Bien sûr je souhaite à ceux parmi vous qui en ont d'excellentes vacances, ici ou ailleurs - je vous préviens tout de suite au cas ou, la bergerie affiche complet, si vous venez ce sera dodo dans le pré avec les brebis (s'il fait trop chaud à l'intérieur; en cas de températures trop basses ou de nuages pleureurs elles rentreront... non, pas vous, je vous l'ai dit, c'est complet) mais je souhaite aussi d'excellentes non-vacances à tous les autres qui n'en pouvez plus des
"Désolé", "Bon courage" et de ces regards pleins de commisération
feinte qui vous sont jetés à longueur de journée. En cas de risque de craquage imminent, répétez calmement: tristesse, fatigue, rides, mauvaise foi, mais aussi piqûres, morsures, allergies,
rapatriements sanitaires,... (liste loin d'être exhaustive). Si les symptômes persistent, essayez la technique du hamster et faites vôtre sa devise: "La roue tourne".
Post-scriptum: et si nous allions voir le défilé ? Non ? Vous souffrez vous aussi d'un mal de dos persistant ? D'accord, alors on monte le volume, on appuie sur la touche Lecture du mange-disques et on écoute "On n'est pas là pour se faire engueuler" de Boris
VIAN.
J'ai installé, un de ces matins précédents celui-ci, sur mon ordinateur
dernier cri qui pourrait bien d'ailleurs le pousser d'ici peu si je ne
trouve point le pourquoi de la raison du mais qu'est-ce donc qui l'affaiblit
tant et tant qu'un jour il ne s'en remettra pas, telle une as de
l'informatique que je suis, autrement dit, telle une
geek.
Geek: par extension, parce que
si à l'origine ce n'était pas tout à fait celà désormais toute autre
définition sera bannie, le geek est un bipède passionné, mais alors
bien passionné, à la limite de la pathologie, par tout ce qui touche à
l'informatique et aux nouvelles technologies.
Avec les ordis j'ai la technique, face aux virus nulle
panique, les situations les plus tragiques je les efface d'un seul
clic, allergiques à l'informatique que la vue d'un clavier panique,
appelez-moi, je suis une geek.
"Un geek féminin ça s'appelle une geekette.
- Il a un problème le geek ?
- Donc vous êtes une geekette.
- Je préfère dire geek, une geekette ce n'est pas très beau.
- Oh la belle perche!"
Une tentative de meurtre plus tard, j'abandonnai mon pathétique déguisement de super héroïne de l'informatique et m'en allai consulter les prévisions de la grenouille diseuse de températures, petits
soleils, nuages, traits de pluie et éclairs compris, que j'avais eu tant de mal à installer sur mon ordinateur vieillissant. Je déposai un baiser sur son front humide. Elle se transforma aussitôt en un horrible geek.
Jurant, mais pas trop tard, qu'on ne m'y reprendrait plus, je le renvoyai et adoptai un bœuf.
Demain: "Ou comment votre humble webmaistre relit son billet d'humeur mardinal et prend conscience de son addiction à l'hypocras".
Telle une lapine myxomatosée restée bien trop longtemps sous le feu des redoutables rayons du soleil juinal, elle n'a même pas mis ne serait-ce qu'une noisette d'Ambre Solaire sur son fragile pelage, pauvre
imprudente!, je me trouvai passablement écarlate lorsque je croisai ce
matin mon visage dans le miroir de ma salle de douches. Un ou trois verres de vin rouge plus tard, je m'en allais surfer sur
les vagues internétaires lorsque je lus la dépêche suivante:
Mon sang ne fit qu'un tour. Certains s'en amusaient-ils? Moi je riai jaune. Sortant mon carton rouge je déclenchai le plan de la même couleur et c'est ainsi que je m'en fus, armée d'un bâton et d'un boulet et d'un karcher, rendre leur blancheur originelle à ces pauvres moutons victimes d'individus à la bêtise sans couleur et sans nom.
Saluons tout d'abord tous les lecteurs qui se trouvent
fort dépourvus quand le
week-end est venu, privés qu'ils sont d'Internet en général et de
Soliblog en particulier et qui, au moment même où j'écris ces quelques
mots lundinaux, au moment même où vous lisez ces quelques mots
lundinaux que j'ai écris, sont en train (d'essayer) de rattraper leur retard.
"Salut lecteurs fort dépourvus quand le week-end fut venu. Qu'avez vous donc fait de beau ?
- Nous chantions ne vous déplaise. - Vous chantiez ? J'en suis fort aise. Et bien rattrapez maintenant !"
"Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant..."
Rassurez-vous,
je n'ai pas décidé de vous tutoyer, je ne vous connais pas assez pour
me permettre une telle familiarité, et quand bien même car, comme le
dit le poète ouzbek, il est bon de garder une certaine distance et même
deux, spatiale - sans aller cependant jusqu'à construire un mur sous
peine de sérieux problèmes de communication; les écrans qui nous
séparent font parfaitement l'affaire - et verbale - le vouvoiement.
On devrait écouter le poète ouzbek plus souvent.
Et puis c'est moi qui suis venue à votre rencontre, souvenez-vous.
"Le premier pas,
J'aim'rais qu'elle fasse le premier pas..."
Je le fis. Mais il est bon aussi, de temps en temps, de caresser le lecteur dans le sens du poil - "Que serais-je sans toi etc..." - ce que AMG, nouveau venu, et bienvenu, parmi vous, m'a indirectement rappelé cette nuit lorsqu'il m'a présenté Bambi. Pas le faon. Pas Michael. Non. Bambi le teckel.
Et c'est ainsi que profitant de ces clichés
symbolisant l'un des plus fidèles d'entre-vous et, par extension,
l'ensemble d'entre-vous tous ici présents ou non, je m'en viens en ce mardi matin pluvieux mardi matin heureux vous caresser... que dis-je que fais-je... vous saluer.
C'est un article paru il y a plus de 7 jours maintenant dans un
quotidien que je n'ai point lu qui est à l'origine de ce que nous nommerons "l'article du jour"
(aucune certitude quant au fait qu'il y en aie d'autres, aussi, dans le
doute, je m'abstiens de toute explication complémentaire). Je vous
concède que plus de 7 jours... c'est long, mais la longueur n'attendant
pas le nombre des années vous admettrez que tout est relatif, et puis
je dois avouer que je n'ai pas lu non plus, ni même seulement survolé,
le livre dont je vais faire une publicité gratuite dénuée de toute
arrière pensée. Le risque que l'ouvrage ainsi mis à l'honneur soit
aussi indigne d'intérêt que tous ces récits de "for-mi-da-bles"
vacances auxquels vous avez eu droit ce matin (non? Nada? N'ayez
crainte, ça va venir) est
donc grand, et 7 jours n'ont pas été de trop avant de prendre une
décision que, malgré toutes ces précautions, je regretterai peut-être à
tout jamais si, un jour, plongeant mes yeux et mon esprit dans ses
pages... Mais je préfère ne pas y penser et me dire qu'il s'en trouvera
bien d'aucuns qui l'auront apprécié (encore faudrait-il que ces
d'aucuns fassent partie de mon lectorat
mardinal, ce qui est une autre histoire dont je ne connaîtrai
certainement jamais le fin mot, mes lecteurs ayant peu d'affinités avec
les commentaires).
Ceci étant dit, revenons-en à nos moutons.Je vous présente aujourd'hui le livre "Transhumance en Cévennes, du
mont Lozère à Colognac" de Agnès Maloine et Alain Reynaud, paru le 18
avril 2008 aux Editions du Rouergue. Dequoiqueçacausetil?
Quatrième de couverture: "Chaque année depuis des siècles, lorsque l'été s'annonce et que
l'air se fait plus lourd, les bergers conduisent les brebis sur les
hauts pâturages, là où l'herbe est riche et abondante. C'est la
transhumance : pendant trois mois, hommes et bêtes vivront ensemble, au
même rythme. De retour à la ferme, les brebis donneront naissance à
leurs petits et un nouveau cycle pourra commencer.
C'est à un lent et beau voyage dans les Cévennes que les auteurs nous
convient ici : pendant cinq jours et cinq nuits, ils ont vécu au milieu
des troupeaux, marchant le jour, mangeant le temps de courtes pauses,
dormant à la belle étoile, escortés de près d'un millier de brebis. Ils
ont emprunté les chemins de traverse, tracés au fil des siècles par les
troupeaux transhumants, qui ne suivent pas les vallées mais coupent à
travers les montagnes, montant et descendant sans arrêt, passant les
cols et longeant les lignes de crêtes.
De forêts de hêtres en landes de genêts, de causses en châtaigneraies,
la finesse et le réalisme des aquarelles nous plongent au coeur de
paysages somptueux, le temps d'une aventure dépaysante, bien loin de
notre réalité quotidienne."
Ceci étant écrit, signalons que l'humeur de votre humble webmaistre me semble excellente, merci.
Qu'apprends-je aujourd'hui (je l'avoue, j'en ai été informée mercredi
dernier, mais en parler alors eut été vraiment trop prématuré, je suis déjà assez
en avance sur mon temps pour ne pas en rajouter, après je serai tellement loin que même en courant vite vous
n'aurez aucune chance de me rattraper et je me retrouverai toute seule
et je m'arrêterai pour vous attendre et rester
comme ça en plein soleil pendant des heures, j'ai beau bien vous aimer... et puis vous faire galoper ainsi, avec le peu d'entraînement que vous avez... non, franchement, en parler alors eut été vraiment trop prématuré) ?
Que 52% des salariés français ont déclaré souffrir de troubles du sommeil les nuits du dimanche au lundi, 28% toutes les semaines, 24% assez fréquemment, par appréhension de la semaine de travail à venir (source: baromètre mondial mensuel Monster
- 1578 salariés français interrogés sur 24224 européens et américains
parce qu'il s'agit d'un baromètre mondial et que dans le genre stressés
du dimanche au lundi les français ne sont pas les seuls).
Et là
je dis halte, et comme vous ne m'entendez pas je l'écris: halte là. Je
l'écris donc 2 fois, rajoute là et souligne le tout. Et pose la question, une fois cette fois:
Pourquoi seulement cette nuit là ? Ne craignent-ils plus rien ni personne passée la terrrrrrrrible journée
lundinale ? Deuxième question, il y en a donc plusieurs, et plus de deux, la preuve en vrac: Pourquoi pas la nuit du
lundi au mardi ? C'est si bien que ça le mardi ? Il y a quelque chose de prévu ? Ils arrivent à faire tout leur travail le lundi eux ? Ils ont un truc ? C'est une surprise-partie ? Ils ne sont pas contents de travailler ? Ils préféreraient peut-être aller glandouiller au bord de l'eau ? En quel honneur, ce n'est ni ma fête ni mon anniversaire ? Pourquoi est-ce qu'ils ne glandouillent pas au bureau comme les 48% - je parle de bureau et non d'atelier ou de mine car il m'étonnerait fort que Monster y aie posé son baromètre mondial mensuel ? Vous m'avez acheté des cadeaux ? Ils ne se la joueraient pas un peu les 48% ? Voyez l'état lamentable dans lequel ils étaient hier soir, visages livides dans la nuit noire bientôt blanche, incapables de trouver le sommeil dans ces draps humides à trop avoir sué, stress stress stress,
... mea culpaj'ai menti à Monster, c'est mal, c'est très mal, et maintenant le monstre Monster est venu me chercher je regrette si vous saviez comme je regrette je vous en prie ne me faites pas de mal de toute façon dans 2 jours tout le monde l'aura oublié votre baromètre ça fait parler de vous c'est tout regardez la webmaistre de Soliblog ça fait 4 fois qu'elle vous cite ah ah si c'est pas une preuve ça !
Quatre fois, vous êtes sûrs ? Si c'est vrai ça fait beaucoup trop. Il est grand temps que je m'arrête... et oui je vais m'arrêter, soleil ou pas, que croyiez-vous ? Que j'allais vous abandonner ? Vous laisser courir ? Voyons, il y a un coeur derrière cette plume ! Et puis je vous ai dit que je vous aimais bien.
Par contre il faudrait peut-être accélérer le rythme si vous voulez que je vous emmène à ma surprise-partie de mardi.
Ce n'est
que 2 ans plus tard que les événements ont pris cette tournure. Moi,
cela faisait longtemps, 2 ans déjà..., que j'étais passée à autre
chose, emportée par des troupeaux de mots, de sons et d'images. J'avais
bien noté, en 2007, un léger frémissement, mais sans y porter une plus
grande attention qu'à ces surfeurs perdus qui viennent de temps à
autres commenter un article périmé, noter une photographie jaunissante,
s'émerveiller devant une brebis aujourd'hui retraitée, jouer à un quizz
ciné depuis longtemps clos - j'accepte néanmoins toujours leurs
contributions, ils ont vu de la lumière, sont entrés, pourquoi leur
refuser l'hospitalité solibloguienne ?
Puis arriva 2008 et tout
explosa. Perte de contrôle. Sentiment d'une totale impuissance. Tout
était trop soudain, trop rapide; je n'avais rien senti venir.
Que faire ?
Les pulvériser tels les spammeurs spam spam spam ? Ils ne dérangeaient
personne, d'ailleurs beaucoup de lecteur n'auraient jamais eu connaissance de leurs
agissements si je ne les avais moi-même signalés - et encore j'ai
cru comprendre que l'impact de mon article fut bien faible. Le dimanche 13 avril, à 20H27 heure de Soliblog, je reçus le mail suivant qui, pour sympathique qu'il fut, n'en rajouta pas moins à mon trouble déjà grand:
"Bonjour, bonsoir,
Ravie d'apprendre que les producteurs de muguet revendiquent, la
qualité, la fraîcheur et le bonheur de cette joli fleur ou plante... Je
les encourrage et souhaiterai faire des transactions commerciales avec
eux
directement, pour que le bénéfice de cette opération leur soit
profitable à eux directement... ce qui me semble tout à fait normal.
Comme beaucoup de particuliers, à l'occasion du 1er mai, je vends du
muguet en famille et je
voudrai en acheter directement au producteur et me le faire livrer en
chronopost, au moins, je suis sûre d'avoir de la belle marchandise, car
ici les revendeurs, nous vendent souvent le muguet qu'ils ont déjà trié
après avoir fait leurs bouquets et compositions, un muguet jaune, voire
même marron le jour de la vente, ce n'est pas une belle pub pour les
producteurs, en sachant tout le travail que cela représente en aval. Je
vous remercie de me répondre et de me de me laisser vos coordonnées
pour les commandes. Merci."
-
Venez-en au fait, on n'a pas que ça à faire, aujourd'hui c'est repos. Vous voulez nous parler du trafic de muguet qui s'est
organisé sur Soliblog, c'est ça ? - Vous êtes au courant ? - Tout le monde est au courant. - ? - Prenez un moteur de recherche, Gougle par exemple. Ecrivez "acheter muguet". - "acheter muguet"... Diantre ! Soliblog apparaît en 1ère page, 10ème position sur 127 000 résultats ! - Essayez maintenant avec "acheter muguet nantais". - ... 2ème position ! - Vous pouvez multiplier les combinaisons, "muguet nantais", "trouver du muguet nantais", "livraison muguet nantais",... c'est pareil. Votre article est super bien référencé. - Impressionnant. - Fallait pas critiquer le muguet et donner un droit de réponse aux producteurs nantais (et aux bordelais, qui sont bien placés eux aussi). -... - Quoi ? - C'était moi. - ?? - Les PDMN, les PDMB. - C'était vous ? - C'était le 1er mai, tout était fermé, je m'ennuyais,... -
Arrêtez de faire des rimes, c'est pénible. Donc les messages des
Producteurs De Muguet Nantais et Bordelais, c'était vous, la webmaistre
? - Oui. - On était loin d'imaginer ça. Bien joué... 37 commentaires, la 1ère page... non, vraiment, bien joué. - Vous croyez que ça va durer longtemps ? - Maintenant ça va se calmer. Vous devriez être tranquille pendant 10 / 11 mois. - Ouf... Je vais pouvoir passer à autre chose. - Hep là ! Pas si vite ! - ? - Et notre muguet ? - ? -
Ben oui, y'en a pas beaucoup cette année, et vu le stock que vous
avez... Alors, vous nous le faites à combien ? Vous pensez pouvoir nous
livrer pour midi ?
A bec doux ces bas la deux gui me douchent, me boss dit yonne dessus (et
j'en basse) deux buis des mois, il bas laid bien gueux j'en a drap
beuh un, cédé bas nord bal gueux je soie bas gond da minée. C'est ré barré,
et en bodet: je suis sue bras enrhubée. C'est bas bien gras beuh, me le raie bête douce, ça basse rat. Un bol de sous beuh, dure beau, une
et char beuh bourre se brodé geai du banc et basta le rhube, au re boire!
Au guet, je beuh
bien, baie en a dent dans, bu le nom brrrr de brebis a bec gui je go
habit deux c'est bas gagné...
SOLIBLOG, LE BLOG DE TOUTES LES LACAUNES ET PLUS SI AFFINITÉS.
SOLIBLOG est le blog de l'équipe de SOLIBLOG, le mien par conséquence de cause à effet, et bien que cela n'aie pas grand'chose à voir il y a beaucoup à regarder sur SOLIBLOG, à écouter aussi (liste non exhaustive). Mais d'abord, savez-vous seulement ce qu'est une Lacaune ? Une brebis ? La plus belle ? Certes, certes, mais encore, hum ?
SOLIBLOG est le blog de l'équipe de SOLIBLOG, le mien par conséquence de cause à effet et le vôtre, chers lecteurs, par une deuxième conséquence consécutive de la première... Quoique... L'arrivée aussi soudaine que soudaine de ce soudain couac fait soudain planer un soudain doute. Un peu comme un albatros, si vous préférez (et je sais que vous préférez alors ne niez pas je vous prie).
"Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers."
Mais pas plus.
SOLIBLOG est le blog de l'équipe de SOLIBLOG, le mien par conséquence de cause à effet et le vôtre, chers lecteurs, par une deuxième conséquence consécutive de la première - là le couac planeur entre en scène... puis l'albatros... voilà... - celui dont vous ne pourrez bientôt plus vous passer si j'en crois les résultats des 827 études menées par nos experts sur un échantillon de 14 lecteurs représentatifs de leur état et choisis au hasard alors qu'ils passaient par là.
SOLIBLOG est le blog de l'équipe de SOLIBLOG, le mien par conséquence de cause à effet et le vôtre, chers lecteurs, par une deuxième conséquence consécutive de la première - le couac... le volatile... maintenant on fait rentrer les 14 cobayes... - qui nourrira vos petits neurones fatigués sans même qu'ils s'en rendent compte. Vous voulez une preuve (le lectorat est bien exigeant de nos jours) ? J'en suis fort aise. Et bien lisez maintenant !
Qué ? Vous voulez me parler "en privé" ? Pourquoi pas, mais il faudra tout d'abord m'écrire à cette adresse: lawebmaistre@soliblog.info. Vous pourrez aussi choisir d'envoyer un mail à l'auteur en cliquant sur le lien situé en bas de ce rectangle (oui, là) mais avant de vous décider soyez bien conscient que lui (l'auteur, pas le rectangle) et moi ne faisons qu'une.
Et dire que tout ceci n'est que le début du commencement (depuis 3 ans, certes, mais ne chipotons pas)...
Signé: votre humble webmaistre, qui vous salue bien bas, mais pas trop - on n'est pas un roseau.