Attention chers lecteurs noctambules, je vous l'annonce tout de go, c'est un chef-d'œuvre que je mets ce soir en lumière (d'un autre côté, vu que c'est la nuit, si je n'allume pas ma lampe-torche... bref, fermons la parenthèse) :
"LE RUBAN BLANC" (titre original : WeiBe Band - Eine deutsche Kindergeschichte) de Michael Haneke, dans les salles françaises depuis le21 octobre dernier.
SYNOPSIS !!!!!! " Un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la Première
Guerre mondiale (1913/1914). L'histoire d'enfants et d'adolescents
d'une chorale dirigée par l'instituteur du village et celle de leurs
familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin,
la sage-femme, les paysans... D'étranges accidents surviennent et
prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache
derrière tout cela ? "
" Vous nous faites le coup chaque semaine la webmaistre ! - Qué ? - Que vous nous présentez un chef-d'œuvre, qu'on doit se ruer dans les salles de ciné sous peine de vos redoutables représailles, que c'est siiiii bien joué, etc etc etc... - Teu teu teu ! Je m'inscris en faux ! Évidemment que je ne vous présente que des films que j'ai particulièrement appréciés, on a le respect du lectorat sur Soliblog !, mais je n'emploie que trèèèèèèèèèèèèèèèèèès rarement le terme de chef d'œuvre !, et si je ne me gêne certes pas pour jeter mon fiel quand les circonstances l'exigent je tiens, lorsque le mercredi vient, à vous faire partager le plaisir que j'ai pu prendre quand, confortablement assise dans mon fauteuil en velours carmin fatigué, j'ai... - C'est bon c'est bon la webmaistre, on vous croit, mais quand même, nous forcer à aller voir un drame franco-italo-austrio-allemand de
2 heures 24 dont l'action se situe dans un village protestant en Allemagne du Nord, tourné en noir et blanc et sans musique... - Il y en a lorsque les protagonistes en jouent, et le noir et blanc est somptueux ! - Oui mais quand même la webmaistre, reconnaissez que tout ça a de quoi en rebuter plus d'un, même si (surtout que ?) votre "Ruban Blanc" a obtenu la Palme d'Or au dernier Festival de Cannes...
- Plus d'un mais pas vous qui ne vous arrêtez pas à de stupides préjugés ! - Vous flagornez, là, la webmaistre... - Que nenni : je vous connais. - Ok, Continuez. - "Le Ruban Blanc" est un film intense, intelligent, avec des acteurs, dont de nombreux enfants aux visages d'anges, plus que parfaits, de ceux qui vous marquent pour longtemps longtemps longtemps après que les poètes et les projectionnistes ont disparu. Vision glaciale de la religion, atmosphère anxiogène, réflexion sur la naissance de la violence et de la haine, blablabla blablabli je fais une bien piètre critique de cinéma mais... - Mais vous nous avez convaincus la webmaistre, on va aller le voir votre "Ruban Blanc". Maintenant vous allez comme d'hab' nous passer la bande-annonce en version originale sous-titrée en français, c'est ça ? - Encore râté ! J'ai préféré vous proposer un extrait.Superbe. - Ok, on va le regarder, mais on a, avant, une dernière question à vous poser. - Vi ? - Ca veut dire quoi "Eine deutsche Kindergeschichte" dans le titre original ? - "Une histoire d'enfants allemande". - ... - ... - On va aller le voir, on vous l'a promis, mais c'est bien parce que c'est vous la webmaistre..."
** Peine de Travail d'Intérêt Général - 28ème jour
Et que voici que voilà la chronique cinématographique que vous n'attendiez plus... et vous auriez bien fait si n'avait été le terrrrrrible Tribunal des peines de TIG - j'ai encore en mémoire cette horrrrrrrible séance samedinale... qué honte chers lecteurs ! qué humiliation !
Fin du chapitre introductif.
Début du chapitre post-introduction.
Sans transition : et que voici que voilà un nouveau film en A testé et approuvé par votre humble webmaistre mais aussi par le Festival de Sundance 2009 (Grand Prix du Jury - Meilleur Film étranger, Prix Spécial du Jury - Meilleure actrice) et le Festival Paris Cinéma 2009 (Prix du Public) : "LA NANA", réalisé par le chilien Sebastián Silva et sorti dans nos salles tricolores le 14 octobre dernier.
SYNOPSIS !!!!!!
" Raquel fête son anniversaire chez ses employeurs où elle travaille comme bonne à tout faire depuis plus de vingt ans. Lorsque sa patronne lui annonce l'arrivée de Mercedes qui doit l'aider dans ses tâches, Raquel le prend très mal et commence à exercer une pression psychologique néfaste sur son entourage..."
La nana, c'est la nounou, la bonne, mais surtout, ici, la formidable incroyable impressionnante Catalina Saavedra qui porte littéralement le film - 'clap clap clap !' pour sa superbissime prestation - au demeurant très bon - 'clap clap clap !' pour Sébastian - - croyez-vous que j'aurais pris 4H56 de mon précieux temps pour vous en parler s'il en avait été autrement ? Tour à tour touchant, inquiétant, drôle, angoissant, "La Nana" est une peinture aussi réussie qu'originale des relations et de la psychologie humaines. Et viva Catalina(na) !
Fin du chapitre post-introduction.
Sans transition : la bande-annonce en version originale sous-titrée en français.
** Peine de Travail d'Intérêt Général - 21ème jour
Et hop ! Mise en lumière d'un film documentaire, pas génial, loin de là, longueurs, pénible musique un peu trop présente, et caetera et caetera, mais qui a le mérite de nous révéler et de nous plonger au cœur d'une réalité sociale salvadorienne bien triste - quel faible mot j'emploie là... -, en vérité : "LA VIDA LOCA".
Son réalisateur, le français Christian Poveda, a été assassiné au Salvador le 2 septembre dernier.
SYNOPSIS :
"On les appelle les Maras. Construits sur le modèle des gangs de Los Angeles, ces groupes de jeunes sèment la terreur dans toute l'Amérique Centrale. Plongée dans les banlieues de San Salvador dans le quotidien des membres d'une armée invisible. Nouveau fléau mondial qui détruit par la violence aveugle les principes démocratiques et condamne à mort une jeunesse privée de tout espoir d'avenir."
Sortie dans les salles de cinéma françaises le 30 septembre 2009. Site officiel : là Bande-annonce : juste un peu plus bas.
** Peine de Travail d'Intérêt Général - 14ème jour
Oui, je sais, je sais, elle arrive bien tardivement cette chronique cinématographique, mais d'un autre côté elle est encore toute chaude, à peine sortie de la salle de projection comme le dindonneau de tofu farci aux herbes péruviennes du four micro-ondes crisp' de mon voisin d'en face. Hummmmm ! Humez-moi donc ça !
Eh oué chers lecteurs, c'est la tête encore pleine du bruit des pop-corns mâchouillés et des colas aspirés que je vous écris pour vous faire partager mon graaaaaaaaaand enthousiasme après que je viens juste de visionner "MARY ET MAX." ("Mary and Max."), film d'animation en pâte à modeler signé de l'Australien Adam Elliot et sorti en France le 30 septembre dernier (pour les autres pays, ne pas me consulter).
SYNOPSIS :
"Sur plus de vingt ans et d'un continent à l'autre, Mary et Max raconte l'histoire d'une relation épistolaire entre deux personnes très différentes : Mary Dinkle, une fillette de 8 ans joufflue et solitaire, vivant dans la banlieue de Melbourne, en Australie, et Max Horowitz, un juif obèse de 44 ans, atteint du syndrome d'Asperger et habitant dans la jungle urbaine de New York."
Inventif, drôle, touchant, intelligent, jamais neuneu ni ennuyeux, plus pour les adultes que pour les nenfants, ce film est une petite merveille comme on n'en voit pas si souvent.
Quoi d'autre ? Courrez-y donc chers lecteurs, courrez-y donc !
Je vous laissais naguère (mercredi dernier) entendre (kécédit ?), au détour d'une phrase (je me cite : "Zeus sait que j'en ai vu des films depuis que I am back. De très bons, même que.") que j'avais eu la chance (qué veinarde la webmaistre !) de voir de très bons films (hé hé !) depuis que j'avais regagné mes urbains pénates (la bergerie urbaine).
.....
D'accord, d'accord, vous avez gagné, je cède à vos larmoyantes supplications et vous donne un autre exemple : "A PROPOS D'ELLY" ("Darbareye Elly"), de l'iranien Asghar Farhadi, sorti dans les salles françaises ('sorti dans'... mmmm... las ! continuons) le 9 septembre encore tout auréolé de son Ours d'Argent glané lors du 59ème Festival International du film de Berlin.
SYNOPSIS :
" Un groupe d'amis étudiants passe des vacances dans une vaste
demeure au bord de la mer Caspienne. Sepideh, qui s'est occupée de
l'organisation, a décidé d'inviter Elly, en espérant que celle-ci ne
soit pas indifférente au charme de son ami Ahmad, qui sort tout juste
d'une rupture. Les vacances se passent dans la bonne humeur, jusqu'à la soudaine disparition d'Elly..."
Parfaitement
filmé et interprété (superbes interprètes féminines), d'abord léger et enjoué puis le ton change,
l'atmosphère se fait inexorablement lourde et pesante, l'angoisse
croit, la mer se déchaine. Des thèmes universels, le mensonge, la
responsabilité, la culpabilité, mais aussi un portrait particulièrement fin et intéressant de cette société (jeunesse) iranienne qui nous est si mal connue, souvent bien éloigné de nos occidentaux clichés.
"A PROPOS D'ELLY", c'est très très bien alors allez-y !
Mercredi 16 septembre de l'an de grâce 2009 jour des calendes grecques ? C'est ce que pourrait penser, et avec tort, l'attentif lecteur du PPB (Post-Propos Bis) de l'article de mercredi dernier 19H34.
C'est à cet instant trèèèèès précis du récit que les autres se précipitent pour cliquer sur le lien bleu - le lien bleu - jurant, mais un peu tard, qu'on ne les y prendrait plus.
Et pourtant, pourtant, pourtant (liste non exhaustive) c'est bien
au retour de ma rubrique cinématographique saison deux mille neuf deux mille dix que vous assistez en ce moment même où me me lisez, car oui, je sais très bien que vous êtes en train de me lire, là, maintenant, oui chers lecteurs, je vous vois.
Silence angoissé du lectorat qui continue néanmoins à me lire.
Zeus sait que j'en ai vu des films depuis que I am back. De très bons, même que. Celui qui a mes honneurs en cet hellénique jour des canaris a pour titre "TU N'AIMERAS POINT"
("Eyes Wide Open" en anglish, "Einaym Pkukot" en hébraish, "Les Yeux Grands Ouverts" en anglish et hébraish en français traduishs ), est signé Haim Tabakman, est sorti en salles le 2 septembre dernier et avait déjà attiré mon regard lorsqu'il avait été sélectionné au Festival de Cannes 2009 dans la section 'Un Certain Regard' (regard, Regard...).
SYNOPSIS !
" Aaron
est un membre respecté de la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem. Marié à Rivka, il est le père dévoué de quatre enfants. Cette vie en apparence solide et structurée va être bouleversée le jour où Aaron rencontre Ezri.Emporté et ému par ce bel étudiant de 22 ans, il se détache tout doucement de
sa famille et de la vie de la communauté. Bientôt la culpabilité et les pressions exercées par son entourage le rattrapent, le forçant à faire un choix. "
Contrairement à ce que pourrait laisser craindre la bande-annonce (gracieusement mise en ligne par moi-même en bas - pas le choix de l'endroit - Kermit si tu m'entends tu sais ce que j'en pense...) nul racolage ou je ne sais quel mélodrame gay dans ce magnifique film, une très belle histoire d'amour homosexuel impossible mais aussi le poids de la culpabilité et des pressions subies au sein d'une communauté on ne peut plus stricte et repliée sur elle-même (cf. les terrifiantes 'Brigades de la Vertu').
Je cite le réalisateur : "Avoir des relations sexuelles avec une personne du même sexe, c'est une chose. Mais dans le monde orthodoxe, il faut savoir que l'homosexualité n'existe pas. Elle n'est pas reconnue comme étant une possibilité. "Tu n'aimeras point" est donc en quelque sorte un film de science-fiction (...)."
Pudeur, délicatesse, grande justesse, excellence des acteurs, quand j'aurai ajouté que Haim Tabakman a été le monteur du magnifique (décidément) "MY FATHER, MY LORD", si vous n'avez pas compris que je veux et j'exige que vous alliez voir ce film, hum ! :-)
Avant-propos : C'est quand on ne l'espère plus qu'elle arrive...
Contrairement à ce que pourraient laisser croire les tristes et trompeuses apparences, votre humble webmaistre continue à hanter les salles obscures, même lorsque, l'été venu, elle est emportée par les tourbillons de son imprévisible vie.
Brrrrr font les lecteurs effrayés, facilement impressionnables il est vrai.
Ceci étant écrit et sans transition aucune, ayant appris que des 4 films que j'avais vus le week-end dernier, c'était celui que j'avais préféré qui fonctionnait le moins
au box-office hexagonal, je décidais de le mettre en lumière en ce mercredi 22 juillet de l'an de grâce 2009, pour de ma néo-chronique cinématographique - ce qui tombait ma foi plutôt bien.
Son titre (et réalisateur) : "J'AI TUÉ MA MÈRE" de Xavier Dolan.
Son synopsis : "Hubert Minel n'aime pas sa mère. Du haut de ses 17 ans, il la jauge avec mépris, ne voit que ses pulls ringards, sa décoration kitsch et
les miettes de pain qui se logent à la commissure de ses lèvres quand elle mange bruyamment. Au-delà de ces irritantes surfaces, il y a aussi la manipulation et la culpabilisation, mécanismes chers à sa génitrice.
Confus par cette relation amour-haine qui l'obsède de plus en plus, Hubert vague dans les arcanes d'une adolescence à la fois marginale et typique -découvertes artistiques, expériences illicites, ouverture à l'amitié, sexe et ostracisme- rongé par la hargne qu'il éprouve à l'égard d'une femme qu'il aimait pourtant jadis."
Son avis
(à moi, pas à lui) : 1er long métrage écrit, réalisé et interprété,
pour le rôle principal, par un gamin québécois de 19 ans (Xavier Dolan,
donc), "J'ai tué ma mère" est une vraie
réussite. La bande-annonce (voir plus loin... en bas... après mes
écrits, quoi) m'avait laissé espérer le meilleur, nullement déçue je ne fus : mise en scène - attention quand même, Xavier, point trop n'en faut !, filmage, acteurs - tous excellents, exactitude des situations, saveur de certaines scènes - aussi : c'est peut-être présenté comme un drame mais croyez la boute-en-train que je suis (eh oui !), on rit souvent, bref bref bref, "J'ai tué ma mère" est mon coup de cœur du jour (du mois ? de l'année
? Qui vivra et ira au cinéma verra et vous le dira), ma recommandation appuyée (z'avez intérêt à aller le voir sinon je lâche les ovins et ne réponds plus de rien) d'autant qu'avec 55 salles qui le projettent vous
ne pourrez cette fois arguer qu'il ne passe pas chez vous... 55 salles pour un film présenté à la Quinzaine des Réalisateurs lors du Festival de Cannes 2009 et encensé par la critique... 55 salles... oui, je sais, c'est ridicule... vous avez gagné, vous pourrez arguer... et c'est pour cela aussi que je compte sur le 'blog à oreilles" pour en faire un succès ou, au moins, éviter qu'il ne disparaisse des écrans d'ici 15 jours.
Ça, qu'est-ce que c'est ? L'affiche officielle, au Québec. A vous de voir celle que vous préférez (NDLW : la française est tout en haut, pour le cas où vous n'auriez pas compris / remarqué / autre).
Mais j'entends chanter le caribou du 4ème. C'est le signal du départ. Je vous offre une pseudo fiche technique, la bande-annonce en version originale non sous-titrée (bon courage, mais n'ayez crainte, il y en a, souvent, dans la version gauloise qui nous est proposée) et monte dans mon char.
J'ai tué ma mère - Film québécois
Genre : Drame
Durée : 1h 40min
Sortie en France le 15 juillet 2009
Et oui et non chers lecteurs, point de néo-chronique cinématographique en ce mercredi jour des Thierry(que) - et une partie de la nuit aussi(que).
Las ! Vous ne serez pas sans avoir remarqué que la production soliblogo-articlaire s'est depuis quelques temps... plusieurs, même... beaucoup beaucoup de plusieurs, même... bref... s'est depuis beaucoup beaucoup de plusieurs temps considérablement réduite.
Toute petite la production.
A la limite du ridicule.
Pouf pouf pouf... lamentable.
" Vous en avez assez de nous la webmaistre ? - Que nenni ô lecteurs ! O vous ma raison d'être ! - N'en faites pas trop non plus la webmaistre, z'êtes pas crédible. - Ok. - ... - ... - Vous en avez assez de nous la webmaistre ? Vous voulez raccrocher les gants de laine ? - Teu teu teu teu teu teu, loin de moi cette pensée ! - C'est quoi alors ? Vous voulez abandonner les brebis et vous lancer dans un blog de bovins ? - Qué farfelue idée ! Vous les avez vus ?!
Et jeudi ? Hum ? Jeudi c'est cinématographie aussi - surtout quand le mercredi a failli.
Et a aussi failli y être, hier, la chronique, a doublement failli lorsque l'ordinateur de votre humble webmaistre à son tour s'y est mis.
Vous n'avez rien compris à ce qui précède ? Ne vous obstinez pas et concentrez-vous plutôt sur ce qui suit, car c'est un exxxxxccccccellllllent film que j'ai eu envie de mettre en lumière en cette Saint Prosper (youpla boum), de ces films qui ont mis 1 an avant d'être présentés en salles (car c'est bien à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2008 qu'il avait été sélectionné), qui ne sont plus programmés que dans 9 misérables (NDLRDS : salles) une semaine après leur arrivée, que vous avez par relation de cause à effet bien peu de chances de pouvoir voir et apprécier, pauvres lecteurs que vous êtes qui devrez donc vous en tenir à mon seul avis à moi. Mais propre.
A l'affiche aujourd'hui: "BOOGIE" du réalisateur roumain Radu Muntean.
Synopsis SVP !
" En vacances au bord de la mer avec sa femme et son fils de quatre ans, Bogdan Ciocãzanu, surnommé Boogie, tombe sur ses meilleurs amis de lycée. Ils se rappellent les glorieuses saoûleries et les escapades sexuelles de leur jeunesse. Frustré de devoir jongler entre son travail et sa famille, avec un temps dont il ne peut plus disposer à sa guise, Boogie prend une haute dose de liberté lors d'une nuit où il revisite les lieux communs de sa jeunesse (la boisson, les jeux, le flirt, les prostituées)."
"Un film roumain ? m'interroge alors un lecteur un rien dubitatif. Z'êtes sûre de vous la webmaistre ?"
Oh que oui, lecteur plein de préjugés que vous êtes ! Ce film est une réelle réussite, impressionnant de justesse et de réalisme dans ses situations et ses dialogues, son filmage (nombreux plans-séquences), un thème, des thèmes universels, des acteurs parfaits. Tellement 'réel'. "Qué bonne surprise !" me suis-je intérieurement écrié une fois le générique de fin déroulé.
"Vous m'avez à moitié convaincu la webmaistre. Maintenant, puisque je risque bien de ne jamais voir ce film, est-ce que je pourrais au moins visionner sa bande-annonce en version originale sous-titrée français ?"
Je remplis alors un semblant de fiche technique et partis m'exécuter.
Boogie - Film roumain
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 43min
Sortie en France le 17 juin 2009
Site officiel : là
Semaine "Spéciale reprises" oblige, si nous reprenions là où nous l'avons laissée notre dernière néo-chronique cinématographique, à savoir celle du 3 juin, mais si, souvenez-vous, un film, "La Fenêtre", La Ventana en espagnol dans le texte, un réalisateur, par votre humble webmaistre adoré (exagération ne nuit point), Carlos SORIN ?
Alors ?
Hum ?
D'accord, reprenons, mais pas tout à fait au même endroit car, comme je vous l'avais promis, conscience professionnelle oblige et un seul fauteuil s'il vous plaît (attention, il s'agit ici d'un private joke à l'attention de ceux
d'entre-vous - ceux d'entre pas vous... on s'en moque un peu... mais je reste polie... on ne sait jamais... ils pourraient nous
rejoindre... et n'étant a priori ni a posteriori pas contre un peu de
lectorat supplémentaire... bref... fin du tiret intra-parenthèse -
ayant cliqué sur celle du 3 juin), j'ai depuis ce merveilleux jour des Kevin eu le bonheur de voir cette fenêtre qui m'attirait tant.
Ce que j'en ai pensé ?
Qué talentuoso Carlos SORIN ! Son dernier film est un petit bijou (exagération ne nuit point).
Ce que j'ai aimé ? - que vous êtes questionneurs ce soir... : tout. A la limite, peut-être, trouverais-je à redire à la musique du fiston, un
follicule pileux pompeuse... mais je chipote, je chipote, je triple
chipote.
J'ai ouï dire que certains avaient eu du mal à "rentrer dedans" une œuvre d'un abord un peu difficile. Teu teu teu ! Mentiras !
Moi pas.
Embarquement immédiat pour la Pampa.
Chers lecteurs, c'est en toute subjectivité que je vous en conjure (exagération ne nuit point), courez voir "La Ventana",
oui, en version originale, cela va de soit, mais prévoyez avant de
solides et confortables baskets car vous risquez fort de devoir
parcourir pas mal de kilomètres avant de réussir à l'atteindre, seules 21 salles en France le programmant à l'heure H où je vous écris E.
Epilogue:
Si, une fois la porte du cinéma franchie, vous n'apercevez point de fenêtre - qué malchanceux vous êtes ! - retenez-vous d'aller trucider le projectionniste: il y a en effet de grandes chances (461)
pour qu'il aie dans sa besace une copie de "Coraline", autre petit bijou
- qué chanceux vous êtes !
Premier film d'animation image par image tourné en 3D, "Coraline" est aussi le dernier chef-d'oeuvre en date de Henry SELICK, le papa de "L'Etrange Noël de Monsieur Jack"... 15 ans déjà... oui, je sais, moi aussi... las !... tiré du best-seller de Neil Gaiman.
" Coraline Jones est une fillette
intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange
maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien... mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la Vraie vie, daigne s'entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d'élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va
très vite tourner au cauchemar. Prisonnière
de l'Autre Mère, Coraline va devoir déployer des trésors de bravoure, d'imagination et de ténacité pour rentrer chez elle et sauver sa Vraie famille... "
Merveilleux, enchanteur, terrifiant, magistral...
Mais avec le temps va tout s'en va et moi aussi, non sans vous en avoir proposé la bande-annonce en version originale sous-titrée en français, s'il vous plaît.
Quelle ne fut pas ma joie quelle ne fut pas ma joie lorsque j'appris
qu'en ce mercredi jour des sorties et des Kevin aussi (je compatis...)
sortait (CQFD) sur les écrans de cinématographe français le nouveau
long métrage de l'argentin Carlos SORIN, j'ai intitulé "La Fenêtre" ("La Ventana" en espagnol dans le texte).
Synopsis: " Au
nord de la Patagonie, au coeur d'une hacienda, Antonio, 80 ans, attend.
Des rayons de lumière tourbillonnent à travers la fenêtre, des voix et
des bruits proviennent de l'intérieur de la maison, comme d'habitude. A
l'orée de sa vie, le vieil homme se tourne vers la fenêtre, pour
s'évader en pensée et attendre le retour de son fils, éloigné de lui
depuis des années... " - Quien Carlos SORIN ? me demande soudain le candide lecteur. - Le réalisateur de "Historias Minimas"
(superbe film clap clap clap qui figure en très bonne place dans la
filmothèque en cerisier vernis de votre humble webmaistre) et de "Bombon el Pero" (très très très bon film clap clap clap Dieu que vous commentiez en ce temps-là !), notamment. "
C'est là que je vous arrête: "Stop", car je la sens venir à 3 kilomètres votre prochaine question et que oui sauf que non, à l'heure où je vous écris (NDLRDS:
tardive l'heure, on sent qu'elle se relâche) je n'ai
toujours pas vu cette "Fenêtre" qui m'a
mise en joie... et que seuls 29 cinémas en France projettent (soupir de
désolation).
" C'est limite une faute professionnelle, non ? me demande soudain le pénible lecteur. -
Teu teu teu je n'ai pas pris le temps qu'on ne m'a pas donné, c'est
tout, teu teu teu - qué pénible ! Las ! A l'impossible nulle n'est tenue
et dès après-demain je m'en irai poser mon humble postérieur sur l'un des
fauteuils de ces 29 cinés ! - Un ou deux ? - ? - Fauteuils ? - ... - Désolé. "
En attendant mes impressions "à chaud" (a eu très chaud moi aujourd'hui) (NDLRDS:
Total relâchement, c'est inquiétant) je vous laisse avec le synopsis et
la bande-annonce en VOST français (c'est quand même mieux).
" Vous allez où ? " me demande soudain le bien trop curieux lecteur.
Vous ne pensiez quand même pas que j'allais vous le dire, si ?
Vous n'avez pas été sans remarquer qu'en ce mercredi jour de la
cinématographie j'ai, par un habile tour de passe passe et que je vous mets ni vue ni connue un article de la semaine passée en tête du petit
Soliblog le bien nommé, mis en un article de la semaine passée en tête du petit Soliblog le bien nommé.
Non, vous dis-je, vous n'avez pas.
" Et vous êtes fière de vous la webmaistre ?
- ...
- ...
- C'est bon, je reconnais que j'ai peut-être un peu beaucoup profité de mon pouvoir de mise en page articlaire.
- ?
- C'est un barbarisme.
- Ok. Continuez."
Or donc je n'en suis point fière, oh que non oh que non oh que non oh que triple que non, et
c'est après une journée que je préfèrerais oublier, mon assiette de
tofu à la provençale à peine touchée, ma bouteille de Martini Bianco déjà bien entamée, que j'ai donc décidé pour me faire pardonner mais surtout
parce que cela fait une semaine que j'y songeais et que j'attendais
simplement que mon facteur adoré daigne me la livrer,
je respire et bois un coup...
de vous faire jouer.
Et gagner.
Quoique pas forcément.
Car il n'y aura qu'un seul gagnant.
Et des joueurs par milliers.
N'oubliez pas mon petit soulier et surtout de cliquer sur les publicités même si, la crise bon dos ayant,
les recettes mongéniesque ne sont plus ce qu'elles étaient et il m'étonnerait fort que j'atteigne le...1 euro symbolique (une minute de silence pour la webmaistre ruinée) lorsque viendra l'heure
du virement mensuel.
" C'est quoi "la" ? - ? - "La" que votre facteur a enfin daigné vous livrer. - Ah, celle là ! - Oui. - La voici. "
Chroniquons peu (un minimum quand même) chroniquons bien (du moins essayons) chroniquons avec un jour de retard (autre version: avec six jours d'avance - comprenne qui continuera à lire cette V.I.W (Very Important Webmaistre) chronique cinématographique) sur le très bon film
que j'ai eu le privilège (V.I.W.) de découvrir en quasi presque même temps (une trentaine de minutes plus tard environ pour être précise) que les pingouines et pingouins qui montèrent ce soir là les cannoises marches moquettées, à savoir celui du jour de la Saint Eric - je vous laisse regarder votre calendrier... bien, poursuivons -, invitée que j'étais à sa projection privée (V.I.W.). Suivant le fumeux principe des chaînes j'avais de mon côté convié l'un des membres
du laborieux troupeau que j'honore cinq jours sur sept de ma
webmaistrienne présence - il faut bien son Boursin quotidien gagner - à se joindre à ma rangée (la dernière, toujours; on a ses petites habitudes, que voulez vous). Il accepta avec un plaisir un peu beaucoup dissimulé, ce qui d'abord me vexa assez ("Palsambleu ! Qué gougnafier ce jeune bélier !").
Puis, le voyant chausser ses bien peu discrets binocles à triple foyer, je me rappelai sa myopie naissante et décidai dans mon infinie mansuétude de ne point lui en tenir rigueur, jusqu'au lendemain tout du moins.
Hum ? Le film ? "LOOKING FOR ERIC" du réalisateur anglais Ken LOACH.
Synopsis !!!
" Eric Bishop, postier à Manchester, traverse une mauvaise passe. Sous
son nez, ses deux beaux fils excellent dans des petits trafics en tous genres, sa fille lui reproche de ne pas être à la hauteur et sa vie sentimentale est un désert. Malgré
la joyeuse amitié et la bonne humeur de ses collègues postiers qui font tout pour lui redonner le sourire, rien n'y fait... Un
soir, Eric s'adresse à son idole qui, du poster sur le mur de sa
chambre semble l'observer d'un œil malicieux. Que ferait à sa place le plus grand joueur de Manchester United ? Eric en est persuadé, le King Cantona peut l'aider à reprendre sa vie en mains..."
Chroniquons peu chroniquons bien chroniquons avec un jour de retard ou six d'avance: ce nouveau Ken Loach est un excellent cru et nul besoin d'aimer le 'foutch' pour apprécier cette comédie sociale enlevée et parfaitement interprétée.
Looking For Eric
Genre: Comédie
Durée: 1h59min
Testé et approuvé par
votre humble V.I.W. et le binoclard jeune bélier. Sortie en France le 27 mai 2009
Site officiel: là
Comme aime à le répéter le goéland, et il s'y connaît, on ne peut être
à la fois au-dessus de la mer du Nord en train de voler et dans une
salle de ciné un film en train de regarder.
Eh non.
Oui, il s'agit bien d'un des milliers de goélands photographiés par l'ex photographe en chef de Soliblog... à défaut de moutons... pffffffffffff...
Clic clic clic font les lecteurs cliquant sur le goéland pour le voir en plus grand, à défaut de moutons.
Et je confirme. Je
vous laisse quelques instants imaginer la scène, votre humble
webmaistre enveloppée dans son ciré, bottes en caoutchouc aux pieds, volant au milieu des goélands...
Alors
certes tout cela est très bien mais comme aime à le répéter le Japonais, et il s'y connaît, ce n'est pas parce que le 6 mai est jour de fête nationale chez moi (= le Japonais) que la webmaistre (= ego) ne doit pas le moral vous plomber avec sa nouvelle chronique ciné.
A l'affiche aujourd'hui: "LET'S MAKE MONEY" du réalisateur autrichien Erwin WAGENHOFER.
Le synopsis:
" Après We Feed The World, film
évènement sur notre alimentation, le réalisateur Erwin Wagenhofer
revient avec un nouveau documentaire : Let's Make Money.
Les banques introduisent notre argent dans le circuit monétaire
international, si bien que toute personne ayant un compte bancaire
participe sans le savoir au système financier mondial. A travers les
témoignages des différents acteurs de ce système, le réalisateur nous
révèle les dérives d'une économie sans garde-fou:
paradis fiscaux, chantage économique, investissements fictifs, etc....
Ce film impressionnant montre les dérives du système libéral, ses
conséquences humaines, démographiques et écologiques. Un documentaire
implacable prévoyant une crise inévitable, aujourd'hui chez nous..."
Ayé, moral plombé ? Non ? D'accord, visionnez-donc la bande-annonce en version originale sous-titrée en français ci-dessous postée.
Ayé, moral plombé ? Bon. Il n'y avait pas de raison pour que je sois la seule à me désespérer de cette journée.
Let's Make Money - Film autrichien
Genre: Documentaire
Durée: 1h 47min
Sortie en France le 22 avril 2009
Site officiel: là
On est décidément trèsnipponisant
sur Soliblog ces temps-ci, et cela ne va pas s'arrêter là, croyez-moi. J'ai lu en avant-première exclusive mondiale la néo-chronique cinématographique de cette semaine et croyez-moi... croyez-moi.
Le film qui est présenté et haaaaaaaaaaautement recommandé (elle a adoré) ? "STILL WALKING" (Aruitemo, Aruitemo) du réalisateur japonais Kore-Eda Hirokazu.
Le synopsis ? Le synopsis:
" Une journée d'été à Yokohama. Une famille se retrouve pour commémorer la mort tragique du frère aîné, décédé quinze ans plus tôt en tentant de sauver un enfant de la noyade. Rien n'a bougé dans la spacieuse maison des parents, réconfortante comme le festin préparé par
la mère pour ses enfants et ses petits-enfants. Mais pourtant, au fil
des ans, chacun a imperceptiblement changé... Avec un soupçon d'humour, de chagrin et de mélancolie, Kore-Eda nous donne à voir une famille comme toutes les autres, unie par l'amour, les ressentiments et les secrets."
Et elle a aimé ? Oh que oui elle a aimé, un des plus beaux films
qu'elle aie vus cette année, magnifique qu'elle le qualifie, poétique, nostalgique (on rit quand même beaucoup, aussi, ne croyez pas qu'elle ne va voir que des films déprimants), un superbe travail sur la lumière... à
voir absolument qu'elle écrit, que si elle avait le temps elle vous en parlerait pendant des heures (sauf qu'elle ne l'a pas - le temps).
Mais je ne vais pas tout vous dévoiler, je vous laisse découvrir par vous mêmes sa néo-chronique...
Hum ? Vous voulez que JE vous montre la bande-annonce en version originale sous-titrée en français ? D'accord, voici voilà la bande-annonce en version originale sous-titrée en français (juste après une mini fiche technique de son cru, comme elle sait que vous les appréciez tant). Still Walking - Film japonais
Genre: Drame
Durée: 1h 55min Sortie en France le 22 avril 2009 Distribué par Pyramide Distribution
Attention, c'est un film hautement recommandé par votre humble webmaistre, id est ego, qui l'a vu en version française non sous-titrée (nulle n'est parfaite) et a déjà planifié une deuxième vision en version originale sous-titrée (sauf votre humble webmaistre) que je vous recommande hautement aujourd'hui:
PONYO SUR LA FALAISE (Gake no ue no Ponyo en japonais dans le texte), dernier petit bijou en date du Japonais Hayao MIYAZAKI et des célèbres Studios Ghibli - pendant nippon de Pixar, les images de synthèse en moins, les dessins faits main en plus (170.000 pour Ponyo).
SYNOPSIIIIIIIIIIIS !
" Le
petit Sôsuke, cinq ans, habite une maison construite au sommet d'une falaise qui surplombe la mer. Un matin, alors qu'il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot en verre. Sôsuke la sauve et décide de la garder avec lui dans un seau. Ponyo est aussi fascinée par Sôsuke que ce dernier l'est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto - un sorcier autrefois humain qui vit au fond de la mer - la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo
s'échappe pour retrouver Sôsuke."
Miyazaki... Miyazaki... se demande le lecteur demandeur... z'en auriez pas déjà parlé sur Soliblog ? Si. Là. Et Là Pas beaucoup pas assez en fait.
Et pourquoi
donc une si haute recommandation ? se demande le lecteur décidément très demandeur en ce mercredi jour des bienheureux. Non que je sois spécialement amatrice de mangas, oh que non, mais nous ne jouons pas ici dans la même catégorie: les longs métrages d'animation de Miyazaki, qui s'adressent autant aux petits qu'aux grands, sont des merveilles de poésie, profonds, intelligents, un soin extrême apporté aux dessins, des scénarii minutieusement travaillés, des thèmes récurrents mais jamais lassants, oh que non: l'écologie, l'humanisme, la non-violence,.... C'est
beau, jamais niais, et parmi ces oeuvres, si l'on doit les classer
(c'est la mode) Ponyo se place incontestablement aux toutes premières places.
Très longtemps les Miyazaki sont arrivés en France des années
après leur réalisation et leur sortie sur les écrans japonais.
Heureusement, d'aucuns ont su reconnaître le talent du maître, et c'est ainsi que la sortie de ce dernier opus (un an plus tard tout de même si mes souvenirs sont exacts, et encore je n'y étais pas) a été accompagnée d'une campagne de promotion enfin digne de son nom.
Avant de vous quitter (ne paniquez pas non plus, ce n'est que temporaire, je vais juste me saouler à la Vodka orange), je vous propose de karaoker un peu sur la chanson du générique de fin (paroles Katsuya Kondo / Hayao Miyazaki, musique Joe Hisaishi), celle que vous pourrez entendre dans la bande-annonce en version originale que je vous ai postée (de rien) tout au fond de cet article.
Ponyo Ponyo Ponyo sakana no ko Aoi umi kara yatte kita Ponyo Ponyo Ponyo fukurannda Manmaru onaka no onna no ko Peta-peta pyon-pyon Asitte iina kakechao Migi-migi-bun-bun Otetewa iina tunaijao Anoko to haneru to kokoro mo odoruyo Paku-paku chu-gyu, paku-paku chu-gyu Anoko ga daisuki Makkakka no Ponyo Ponyo Ponyo sakana no ko Aoi umi kara yatte kita Ponyo Ponyo Ponyo fukurannda Manmaru onaka no onna no ko
Partie me ressourcer
au pays des gilets en laine, des fromages au bon lait de brebisssss et des Mc Do démontés-remontés (attention, un intrus américano-lipidique s'est glissé dans cette liste, saurez-vous le redémonter ?), vous imaginez bien, lecteurs imaginateurs que vous êtes, que je n'allais point aller m'enfermer dans une salle de ciné.
J'eus pu, remarquez, j'eus parfaitement pu. Sauf que oui mais là non.
Et pour cause: j'avais emporté dans ma carriole en bois le petit livret que m'avait gentiment offert à son insu le Goethe Institut de Paris, et qui me disait: "Le
Goethe-Institut de Paris vous donne à nouveau rendez-vous avec le
Festival du film de Berlin, et propose, pour la deuxième fois, une
sélection de films de sa section la plus audacieuse: le Forum international du nouveau cinéma."
" Vous voulez en venir où la webmaistre ? - A ça:
- Ils ont choisi des moutons pour illustrer le nouveau cinéma ? - Vi."
Waouh ! font les lecteurs impressionnés et un tantinet envieux.
Et comme un long discours vaut parfois mieux qu'une photo je vous raconte maintenant que ces moutons sont les héros du film américain (américain, Mc Do,...) "SWEETGRASS" signé Lucien Castaing-Taylor et Ilisa Barbash (enchantée) et qui sera présenté le lundi 20 avril prochain à 20H (au Goethe-Institut de Paris, CQFD).
Synopsiiiiiiiiiiiis ! "Des moutons à perte de vue. Lucien Castaing-Taylor et Ilisa Barbash,
anthropologues et cinéastes, ont passé trois étés dans les
Absaroka-Beartooth Mountains, pour tourner un documentaire sur
l’élevage des moutons dans l’un des derniers ranchs familiaux. Un
mouton mange : on voit sa mastication, on entend sa clochette.
Lorsqu’il découvre la caméra, elle emprisonne son regard, on n’entend
plus que le vent. Les sons pris sur le vif contribuent à la précision
de chaque réglage. Pendant la tonte, on sent aussi bien l’engagement
physique du berger que l’hébétude de l’animal. Et lorsque des milliers
de moutons franchissent une barrière, ou suivent la trace laissée dans
l’herbe par la machine à les nourrir, on a l’impression d’assister à
une scène de masse d’un film monumental. Les plaisanteries rustres que
les éleveurs échangent en étalant leur habileté lors du marquage des
bêtes, tout cela raconte l’histoire d’un élevage en pleine nature de
l’Amérique de l’Ouest, tel qu’il a débuté au XIXe siècle, et qui
s’éteint peu à peu."
" Ca a vraiment l'air super... Ca dure longtemps ? - 1H55 - Ah quand même... Et ça coûte... ? - 4 euros l'entrée. - Pour un mouton ou tout le troupeau ? - Tous les troupeaux ! - Pour le coup ça fait pas cher. Merci la webmaistre. - De rien."
Sur ce je m'en vais ressortir mon petit german illustré...
Laissez-moi donc je vous prie... vous présenter en ce mercredi jour de la cinéphilie et des salades de fruits (j'ai finalement opté pour du fromage blanc sucré (trop)) le trèèèèèèèèèèès beau film que j'ai eu la chance (le flair ?) de voir samedi dernier sur l'un des écrans de cinéma qui jouxtent ma bergerie urbaine:
"TOKYO SONATA", du réalisateur et scénariste japonais Kiyoshi Kurosawa (rien à voir avec Akira).
Le synopsis ? D'accord, le synopsis:
"Tokyo Sonata dresse le portrait d'une famille japonaise ordinaire.
Le père, licencié sans préavis, le cache à sa famille. Le fils aîné est de plus en plus absent. Le plus jeune prend des leçons de piano en secret. Et la mère, impuissante, ne peut que constater qu'une faille invisible est en train de détruire sa famille."
Au travers de cette famille qui se détruit c'est la société japonaise elle-même qui est ici stigmatisée. L'histoire d'une réalité bien réelle, donc, mais plus le film avance et le foyer se désagrège, tout comme les
personnages semblent peu à peu sombrer dans la folie Kurosawa nous amène aux limites du surréalisme. Et puis cette scène finale... une splendeur.
Vous n'avez rien compris à ce que je viens d'écrire ? Soit (moi-même... bref). Il ne vous reste plus qu'à... courir voir Tokyo Sonata et à revenir ici nous faire votre petite critique (ceci est aussi valable pour ceux qui ont compris ne serait-ce que deux, trois idées... phrases... mots).
Tokyo Sonata - Film hong-kongais, japonais, néerlandais
Genre: Drame
Durée: 1h 59min Sortie en France le 25 mars 2009
"Chers lecteurs de brebis et de cinéma amateurs, j'ai la joie et l'honneur de vous annoncer la sortie sur les écrans (à mon avis très très très peu mais ne gâchons pas, déjà, la fête) de France et de Navarre, le mercredi 1er avril de l'an de grâce 2009,
d'un poisson et, surtout, du film documentaire "LES BREBIS FONT DE LA RÉSISTANCE" réalisé par Catherine Pozzo Di Borgo..."
Le mercredi 1er avrilde l'an de grâce 2009 est aujourd'hui arrivé et....
" Le poisson est sorti ? -?? - Le poisson, il est sorti ? - Euh... oui, je crois, mais... - Et alors, il va bien ? - Eh bien, euh... sinon le film des brebis est sorti et, comme je le craignais dans très très très peu de salles de ciné... deux... oui, deux - vous trouverez la liste des programmations à suivre là-bas. Il va sans dire, mais je vais par contre l'écrire, que j'irai le visionner dès que le temps (et le cinéma...) je trouverai (excuse n°578B) et vous en ferai ici-même, dans les semaines qui viennent, une forcément magnifiquechronique cinématographique. - Très bien, très bien la webmaistre, mais le poisson ? - Pas vu. - ... - ?? - ... - Quoi ? - Dans votre dos."
Une nouvelle chronique cinématographique, sacrebleu !, nous ne
l'espérions plus ! Moi non plus (bis repetita), je l'avoue, mais que
voulez-vous, le temps me manquait (excuse n°36). Ce n'est point faute d'être allée au cinéma, pourtant, mais que voulez vous, le temps me manquait, vraiment (excuse n°36bis).
C'est donc avec un plaisir non feint que je vous signale aujourd'hui le très très beau mais alors très très très beau "24 CITY" (Er shi si cheng ji), dernier film (en date, ne soyons pas oiseau de mauvaise augure) du chinois Jia Zhang Ke.
SYNOPSIS SVP !!!!!
Chengdu,
aujourd'hui.
L'usine 420 et sa cité ouvrière modèle disparaissent pour laisser place
à un complexe d'appartements de luxe : "24 City". Trois générations,
huit personnages: anciens ouvriers, nouveaux riches chinois, entre
nostalgie du socialisme passé pour les anciens et désir de réussite
pour les jeunes, leur histoire est l'Histoire de la Chine.
Tout
(presque tout, ne soyons pas exagérément dithyrambique non plus, il en
va de la crédibilité de cette chronique) m'a plu dans ce film à mi-chemin entre la fiction et le documentaire: si les protagonistes hommes
sont des non professionnels, anciens ouvriers de l'usine ou
habitants de Chengdu, les femmes, elles, sont des actrices jouant un
rôle -- des comédiennes célèbres qui plus est mais dans leur pays seulement; ainsi donc
en conséquence de quoi seul(s) un Chinois ou/et un féru de 7ème Art
asiatique ou/et une webmaistre qui s'est documentée aura(ront) remarqué cette
'singularité' - même si je m'en étais doutée, soit écrit en toute
humilité, pour deux des donzelles interrogées, le doute ayant
néanmoins longtemps subsisté tant leur jeu est parfait. A tous, d'ailleurs.
La mise en scène, la
photographie, les chansons et citations ponctuant les souvent très émouvantes scènes d'interviews, souvenirs, anecdotes, poses face caméra, regards plus longs que mille discours, histoires de vies dans l'Histoire d'un pays (oui, je sais, ça ressemble au synopsis; est-ce ma faute, hum ? Bon), le temps qui passe, la nostalgie, la mise en scène, la photographie...
"24 CITY", un très très beau mais alors très très très beau film visionné, approuvé et grandement recommandé par votre webmaistre dévouée.
24 CITY - Film chinois - 1h47min Sortie en France le le 18 mars 2009 Distribution Ad Vitam
Avant-propos:
Allait-ce devenir une habitude ? Pour le deuxième jour consécutif la
webmaistre n'avait commencé à écrire qu'une fois la nuit tombée,
honteusement oublieuse de ses gentils lecteurs diurnes qui n'avaient
plus eu que leurs yeux pour pleurer et leurs cierges à brûler en priant
pour que cela ne devienne une habitude.
Qué "honteusement oublieuse" ? Teu teu teu teu teu teu teu teu teu ! Il y
en a qui travaillent ici, non bêêêh ! Bon, je ferai comme si je
n'avais rien lu.
Reprenons.
Trois, deux, un, clap ! On tourne !
C'est d'un film dont on a déjà beaucoup beaucoup parlé dont je vais
aujourd'hui (aunuitd'hui ?) vous... parler, oui, parce qu'on n'a
pas le monopole de la parole et que je l'ai beaucoup beaucoup aimé ce
film, "THE WRESTLER" j'ai titré, réalisé par Darren Aronofsky et qui
marque le retour, et quel retour, de Mickey Rourke (c'est pour ça
qu'on en a beaucoup beaucoup parlé, on est très "people" en fait).
SYNOPSIS:
A la fin des années 80, Randy Robinson, dit The Ram ("Le
Bélier"), était une star du catch. Vingt ans plus tard, il ne se
produit plus que dans des salles de gym de lycées ou des maisons de quartier... Brouillé avec sa fille, il est incapable d'entretenir une relation durable avec quiconque : il ne vit que pour le plaisir du spectacle et l'adoration de ses fans.
Mais lorsqu'il est foudroyé par une crise cardiaque au beau milieu d'un match, son médecin lui ordonne d'abandonner le catch : un autre combat pourrait lui être fatal. Contraint de se ranger, il tente de renouer avec sa fille et,
dans le même temps, entame une liaison avec une strip-teaseuse
vieillissante. Pourtant, son goût du spectacle et sa passion pour le
catch risquent bien de reprendre le dessus et de le propulser de
nouveau sur le ring..."
Avant tout sauf ce qui précède je tiens à préciser qu'il n'y a absolument aucune relation de cause à effet entre le surnom donné au catcheur et le choix du film de ce mercredi
- ce n'est pas à vous que j'apprendrai qu'ils sont partout. Non, si
je l'ai choisi lui c'est parce que (les autres, que j'ai eu la plus ou
moins grande chance de visionner, n'ont pas mérité que je leur
consacr(ass)e une chronique) j'en suis sortie touchée. Je vous arrête tout de suite, je n'ai pas été attaquée par un catcheur - à ce propos, je suis loin d'aimer le catch et les scènes de combat, assez éprouvantes quoique supportables, et c'est
une âme très sensible qui vous parle, ne m'ont pas fait changer d'avis - j'ai été touchée par une
histoire belle, triste, vraie, magnifiquement interprétée même si Mickey Rourke, à l'écran de bout en bout, filmé au plus près, ne semble vraiment
pas jouer: il est "The
Ram".
Mais je dois aller enfiler mon justaucorps jaune fluo et mon gilet en laine. Je vous laisse devant la vidéo non de la bande-annonce en version originale sous-titrée mais du clip de la chanson spécialement composée pour le film et surtout pour Mickey ("The Ram") Rourke par Bruce ("The Boss") Springsteen et que vous pourrez entendre dans le générique de fin du film s'il vous prend l'envie de suivre mon conseil et de et cætera et cætera...
THE WRESTLER - Film américain - 1h45min
Sorti en France le 18 février 2009
C'est la criiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiseux et quand c'est la
criiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiseux on va tous (ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, vous
aussiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii) au ciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinéma.
Non ? Siiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, les chiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiffres sont là.
"Les salles françaises ont enregistré 14,9 millions d'entrées en janvier, soit 3,8% de plus qu'à la même période en 2008."
Et pour février c'est bien partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii aussiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.
Ceciiiiiiiiiiiiiiiiiiiii étant écriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit - respiration - je vais vous parler, une fois n'est pas coutume mais pourrait le devenir tant l'on se fait un plaisir, sur Soliblog, de signaler des oeuvres aussi vite rentrées jeudi qu'elles sont sorties le mercredi, noyées dans les kilomètres de pellicules qui chaque semaine et cætera et cætera... 2 heures plus tard... d'un petit bijou
(notez que ce n'est que l'humble avis d'une humble webmaistre donc pas taper si payer sa place et pas aimer, merci) visionné samedi dernier (cette dernière information n'a à 1ère vue absolument aucune importance mais l'habit ne faisant pas le moine, et le faisan non plus, bref, fermeture de la parenthèse): "OF TIME AND THE CITY", documentaire signé par le réalisateur britannique Terence Davies.
SYNOPSIS:
"S’appuyant sur un montage d’images d’archives et de prises de vues actuelles, Terence Davies égraine les souvenirs du Liverpool qui l’a vu grandir, celui des années 40-50, remontant jusqu’à nos jours, s’attardant sur quelques-uns des principaux événements de l’histoire britannique récente et nous montrant les effets du passage du temps sur sa ville
natale par le biais de commentaires entre poésie et ironie, mélancolie et colère."
Ce qui frappe d'abord c'est la voix, off, celle de Terence Davies lui-même, grave, intense - film à ne voir qu'en version originale, donc, cela va de toute façon de soit quelle que l'oeuvre - bis repetita - soit). Puis la musique,
qui rajoute au solennellisme... à la solennallisation... à la
solennité de l'ensemble: Mahler, Haendel, Ewan McColl,... Enfin,
bien sûr, les images, officielles ou privées.
C'est beau, c'est nostalgique à souhait, nul besoin de connaître
Liverpool pour se laisser embarquer. On en ressort un peu plein de spleen, certes, mais qu'est ce que c'est beau...
OF TIME AND THE CITY - Film britannique - 1h14min
Sorti en France le 04 février 2009
Site officiel là
Chers
lecteurs de brebis et de cinéma amateurs,
j'ai la joie et l'honneur de
vous annoncer la sortie sur les écrans (à mon avis très très très peu
mais ne gâchons pas déjà la fête) de France et de Navarre, le
mercredi 1er avril de l'an de grâce 2009,
d'un poisson et, surtout, du film
documentaire "LES BREBIS FONT DE LA RÉSISTANCE" réalisé par Catherine Pozzo Di Borgo.
"Le
Larzac aujourd’hui, avec ses habitants au caractère bien trempé, ses
paysages magnifiques et ses brebis. Tableau subjectif d’un lieu unique,
fortement marqué par les luttes des années 70, une terre reconquise à
l’armée où les paysans d’alors et de nouveaux venus continuent à se
battre pour une agriculture saine et un monde meilleur.
L’exemple d’une utopie devenue réalité."
Quelques photos pour illustrer le propos ('Clic clic clic' font les lecteurs cliquant sur les clichés pour les voir en entier):
"C'est bien beau c'est bien beau c'est bien beau, me direz-vous, et
plutôt trois fois qu'une, mais ils ne parlent pas beaucoup de brebis
dans le synopsis ! Encore un titre trompeur pour rameuter le spectateur
!"
Et que ça tease et que ça tiiiiiiiiise et que ça attise le feu du suspense mais que ça sait pertinemment que de chronique point il n'y aura en ce mercredi jour du cinéma.
"Et pourquoi donc ? me demandez-vous (donc), de longs sanglots dans la voix, votre liste de films "En attente de validation par la webmaistre" dans la main droite, un gourdin dans la gauche.
Alors ? On attend...
Je cherche je cherche je cherche je cherche ayez j'ai trouvé.
- Parce qu'aujourd'hui j'étais à Ouessant.
Pour la foire aux moutons.
Annoncée avec moult flonflonneries dans Le Télégramme, intarissable source ovinesque s'il en est et il en est, la preuve:
"Après quelques mois de vaine pâture dans l'île, le troupeau de moutons d'Ouessant, séparés en plusieurs bandes au nord et au sud, retrouvera son environnement familial, auprès des habitants, mercredi prochain. Cette semaine, les équipes de rabattage sillonnent l'île pour rassembler le cheptel, compter les brebis et les aider à mettre bas. La foire aux moutons aura lieu mercredi prochain. Ce jour-là, les deux écoles de l'île (Jacques-Burel et Sainte-Anne) vont créer l'animation. Des billets de tombola sont en vente dans les commerces de l'île. (Photo Jean-Michel Malgorn)"
- Arrêtez votre cinéma la webmaistre, z'y étiez pas à la foire aux moutons de Ouessant, z'étiez en train de garder le FAFP et z'avez pas eu le temps de chroniquer.
- C'est que c'est pas facile à gérer un agneau, même frêle, surtout franco-polonais... Vous avez raison, il vaut mieux que j'arrête de parler ciné.
La journée avait été fort chargée, au moins huit kilos à chaque sabot. Une sortie ciné pour le moins bienvenue serait.
Halte là lecteurs lestés ! Posez votre manteau, remettez vos chaussons et regardez plutôt ce que je vous ai généreusement apporté, la Palme d'Or de la mise en scène du Festival de Cannes 2008.
- Waouh !
"LES TROIS SINGES" (Üç maymun) j'ai nommé, du réalisateur turc Nuri Bilge Ceylann.
- Waouh !
Ce titre fait allusion à une légende chinoise, celle des trois singes (CQFD) de la sagesse. Tout vous est expliqué là. Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire***, telle est l'attitude
adoptée par les héros du film, le père, la mère, le fils. Un
magnifique travail sur l'image, noire, jaune, jeu d'ombres et de
lumières, des non-dits, des regards plus parlants que les mots (oui, les mots parlent), un ciel d'orage, une atmosphère étouffante, au sens propre comme au figuré, le film pas du tout mais alors pas du tout du tout grand public par excellence qui fera 423 entrées au grand maximum avant de disparaître dans la générale indifférence aussi vite qu'il était apparu (comme quoi, même avec une palme...).
Pas d'alternative avec ce film, on rentre dedans et on se laisse porter, on reste sur le palier et on s'endort / s'en va. Trois alternatives en fait, donc. Etrange coïncidence... Moi ? J'ai eu un (tout petit) peu de mal à trouver l'entrée - j'étais, à ma décharge, trèèèèèèèèèès fatiguée - mais une fois à l'intérieur j'ai beaucoup apprécié. Alors, ça vous tente ?
- On va pour le moment s'en tenir au synopsis et à la bande-annonce en version originale sous-titrée si ça ne vous fait rien. On a nos petites habitudes vous comprenez.
Soit, comme il vous plaira mais moi je serais vous...
*** Variante australienne: "La technique de l'autruche" avec, en plus, la possibilité de faire une omelette avec un seul œuf.
LES TROIS SINGES- Drame turc, français, italien - 1h49min
Sorti en France le 21 janvier 2009 Distribution Pyramide
Synopsis: "Une famille disloquée à force de petits secrets devenus de gros mensonges, tente désespérément de rester unie en refusant d'affronter la Vérité. Pour ne pas avoir à endurer des épreuves et des responsabilités trop lourdes, elle choisit de nier cette Vérité, en refusant de la voir, de l'entendre ou d'en parler, comme dans la fable des « trois singes ». Mais jouer aux trois singes suffi t-il à effacer toute Vérité."
" Alors la webmaistre, votre conseil ciné du jour... du soir... de la nuit...
- FROZEN RIVER, 1er film de l'américaine Courtney Hunt qui a obtenu le Grand Prix au Festival de Sundance 2008. - Le Festival de Sundance ? - Un des principaux festivals - FestivAUX. - Non, festivALS. Un des principaux festivALS de cinéma disais-je; il a lieu chaque année aux Etats-Unis, le site officiel est là. - Et il est bien ce film ? - Très. Sans être un chef d'oeuvre ni "Le thriller le plus excitant de l'année" comme l'a déclaré Quentin Tarantino - il devait avoir un peu trop fumé ce jour là - Ou cette nuit. - Ou cette nuit. Moins un thriller, donc, qu'une superbe histoire jouée par de superbes acteurs, avec une mention spéciale au superbe duo féminin formé par les superbes Melissa Leo et Misty Upham. - Ca dure longtemps ? - 1H37. Qu'on ne voit pas passer. - C'est l'affiche l'image qui est en haut ? - Oui. - Vous nous le recommandez donc. - Oui. Grandement. - Si vous pouviez nous retranscrire le synopsis et nous montrer la bande-annonce en version originale sous-titrée ce serait parfait. - Je peux aussi ajouter un lien vers le site officiel du film. - Ah oui ? - Oui. Le voici: le lien. - Merci. - De rien."
SYNOPSIS: "Une petite ville américaine à la frontière du Canada. Ray peut
enfin offrir à sa famille la maison de ses rêves et bientôt quitter
leur préfabriqué. Mais quand son mari, joueur invétéré, disparaît avec leurs économies, elle se retrouve seule avec ses deux fils, sans plus aucune ressource. Alors qu'elle essaie de retrouver la trace de son mari, elle rencontre Lila, jeune mère célibataire d'origine Mohawk, qui lui propose un moyen de gagner rapidement de l'argent : faire passer illégalement aux Etats-Unis des immigrés clandestins, à travers la rivière gelée de Saint Lawrence, située dans la Réserve indienne. Ayant cruellement besoin d'argent à la veille des fêtes de Noël, Ray accepte de faire équipe avec Lila. Pourtant, les risques sont élevés, car la police surveille les allers et venues, et la glace peut céder à tout instant..."
(Oui, il s'agit bien d'un titre de chronique inédit)
Parlons peu parlons vrai parlons bien parlons ciné.
Et le 1er film que je ne saurais trop vous conseiller d'aller voir avant qu'il ne soit trop tard est... IL DIVO de Paolo Sorrentino, lauréat du Prix du Jury au Festival de Cannes 2008.
Parlons peu parlons vrai parlons bien parlons ciné.
Synopsis: "À Rome, à l'aube, quand tout le monde dort, il y a un homme qui ne dort pas. Cet homme s'appelle Giulio Andreotti. Il
ne dort pas car il doit travailler, écrire des livres, mener une vie
mondaine et en dernière analyse, prier.Calme, sournois, impénétrable,
Andreotti est le pouvoir en Italie depuis quatre décennies. Au début
des années quatre-vingt-dix, sans arrogance et sans humilité, immobile et susurrant, ambigu et rassurant, il avance inexorablement vers son septième mandat de président du Conseil. À bientôt 70 ans, Andreotti est un gérontocrate qui, à l'instar de Dieu, ne craint personne et ne sait pas ce qu'est la crainte obséquieuse. Habitué comme il l'est à voir cette crainte peinte sur le visage de tous ses interlocuteurs. Sa satisfaction est froide et impalpable. Sa satisfaction, c'est le pouvoir. Avec lequel il vit en symbiose. Un pouvoir comme il l'aime, figé et immuable depuis toujours. Où tout, les batailles électorales, les attentats terroristes, les accusations infamantes, glisse sur lui au fil des ans sans laisser de trace. Il
reste insensible et égal à lui-même face à tout. Jusqu'à ce que le
contre-pouvoir le plus fort de ce pays, la Mafia, décide de lui
déclarer la guerre. Alors, les choses changent. Peut-être même aussi pour l'inoxydable et énigmatique Andreotti. Mais, et c'est là la
question, les choses changent ou n'est-ce qu'une apparence ? Une chose est certaine : il est difficile d'égratigner Andreotti, l'homme qui mieux que nous tous, sait se mouvoir dans le monde."
Parlons peu parlons vrai parlons bien parlons ciné.
Il Divo (La Star en italien dans le texte) c'est donc Giulio Andreotti, homme
politique italien inconnu chez nous mais célébriiiiiiissimo au pays de l'Amaretto. Je vous rassure (La webmaistre, 1ère sur le rassurage du lectorat), nul besoin d'être calé en histoire politiciano-mafiosino-potodivino italienne pour apprécier cet exxxxxxxxxxxcellllent film, véritable brûlot anti-Politique, Mafia, Vatican, porté par une super mise en scène et un acteur "rôle titre", Toni Servillo, magistral.
Parlons peu parlons vrai parlons bien parlons ciné parlons avec nos émotions nous ne sommes pas critique ciné (NDLRDS: ça se saurait), Il Divo est un grand film dont je vous propose non la bande-annonce, qui peut être trompeuse, mais un extrait beaucoup plus représentatif ce m'a semblé après que je les ai tous les deux visionnés (conscience professionnelle...).
Visionnons peu visionnons vrai.
IL DIVO - Film italien - 1h58min
Sorti en France le 31 décembre 2008
Site officiel là
Pour en savoir plus il y a notamment cela.
On a peut-être changé l'année mais on n'a pas changé les pigeons.
Telle est la réflexion que je me suis faite hier matin après que, comme j'avançais à la manière d'une geisha de passage en Mongolie du Nord, oreilles rougeoyantes, stalactite au bout du nez et yeux tels des saules, vers le transsibérien de 8H34, j'ai à nouveau subi l'attaque d'un gang de fielleux pigeonas.
Je vous rassure tout de suite, j'en ai réchappé, de justesse mais j'en ai réchappé (de justesse), et sans même m'étaler sur le sol gelé (j'ai toujours été preum's dans le pas de la geisha de passage en Mongolie du Nord).
Attention, que cela soit bien clair, je ne fais pas partie de ceux qui se plaignent du froid en janvier en hiver en France, oh que non, en janvier en hiver en France il fait froid, que cela soit bien clair, plus ou moins, certes, et aujourd'hui plutôt plus, re-certes, mais que demain, moins. Que cela
soit bien clair. Un Damart et ça repart (sous la couette de préférence mais c'est un autre débat).J'eus été bien plus embêtée si j'avais du faire la geisha des Bermudes; là, alors, oui, mais là, non. Et puis un froid vif et entraînant ça vous tue les microbes en moins de deux... quoique... pas tous... les pigeonas par exemple...
Ils ont peut-être des plumes en Thermolactyl ?
En parlant de plumes - noter l'habile transition - j'en ai des pourpres à vous montrer, des flamantes qui plus est, parce qu'on a peut-être changé l'année mais on n'a pas changé les jours et aujourd'hui c'est mercredi et mercredi c'est cinématographie. Attention, les flamants qui suivent ne sont pas ceux du film - que j'ai vu, conscience professionnelle quand tu nous tiens, mais bon, de là à en faire une chronique... un lac des flamants un lac des
flamants un lac etc... - mais des figurants camarguais qui ont gentiment accepté de les remplacer.
Ils sont beaux n'est-il pas ? Vous en voulez encore ? J'ai ouï entendre que si vous cliquez sur la photo juste au-dessus... Mais n'en disons pas plus...
Ne soyons pas vache en ce N-1 m'étais-je dit ce matin, il y a peut-être des nenfants qui lisent Soliblog (qui regardent les photos des bestiaux), il en est peut-être parmi vous qui connaissent des nenfants, et comme "Le lectorat toujours tu respecteras - et vice-versa" (règle 5465-B) ce n'est pas parce qu'à la seule pensée de cette période de l'année je me sens nauséeuse et que je me verrais bien hiberner le temps que soient remisés au grenier ces immondes pseudo Père-Noël en plastique qui ridiculement pendouillent sur les façades des maisons grises que je dois venir plomber votre journée et plus si affinités avec un film que même les ados buboneux auraient interdiction de regarder.
Une fois la bergerie de vacances retrouvée (le voyage fut long et
parsemé d'embûches (NDLRDS: elle a voulu faire un jeu de mots avec la bûche de Noël) mais à bon port je suis arrivée, merci) les cris de ces espèces de (censuré) nenfants qui avaient accompagné une si looooooongue partie de mon trajet espèces de (censuré) n'avaient pas réussi à me faire changer d'avis - ma bonté me perdra - et c'est donc un très beau dessin animé pour tous et pas seulement les
nenfants (encore heureux, non bêêêh !) que je vous conseille chaudement (merci mon peignoir en laine) aujourd'hui: "MIA ET LE MIGOU" de Jacques Rémy Girerd.
Je suis moi-même allée le voir sans le prétexte du gnome à accompagner. Las ! Les nenfants étaient encore majoritaires dans la salle où je m'installai. Et ça piaillait, et ça bougeait, ça piaillait, ça bougeait, ça bougeait, ça bougeait, ça bougeait... puis la lumière s'éteignit et le silence se fit (remerciements éternels au projectionniste). Les nenfants étaient captivés, tout comme moi (seul point commun à ce jour détecté), face à ces délicats dessins, semblables à des peintures, aux couleurs chatoyantes, et à cette histoire bien plus profonde que la bande-annonce ne le laissait présager, poétique, limite philosophique, abordant très intelligemment le thème du respect de la Nature avec un grand N comme Nature avec un grand N.
"MIA ET LE MIGOU", ma recommandation ciné de Noël pour tous les nenfants, petits (allez, c'est Noël, on s'aime tous...), moyens et grands.
MIA ET LE MIGOU - Dessin animé français - 1h32min
Sorti en France le 10 décembre 2008
Site officiel là Déjà 127 474 entrées après une semaine d'exploitation
Synopsis: " Mia est une fillette d'à peine dix ans. Alertée par un
pressentiment, elle décide de quitter son village natal quelque part en
Amérique du Sud pour partir à la recherche de son père. Ce dernier
travaille sur un chantier gigantesque visant à transformer une forêt
tropicale en luxueuse résidence hôtelière. La route est longue pour
retrouver son papa. Mia doit franchir une lointaine montagne, entourée
d'une forêt énigmatique et peuplée d'êtres mystérieux. Au cœur de ce
monde de légende, la fillette découvre un arbre hors du commun et se
confronte aux véritables forces de la nature. Une expérience
extraordinaire..."
**************
248 545 spectateurs après 2 semaines d'exploitation, voilà de quoi ravir la plus déprimée des webmaistre(s) !
Du calme, du calme, ça arrive, laissez-moi juste 6 ou 15 heures le temps que je regagne les vertes prairies du merveilleux pays des Lacaunes jolies.
En attendant le retour triomphal de la webmaistre prodigue, je vous rappelle qu'aujourd'hui c'est N-1.
Et oui, déjà.
Ça calme bien n'est-ce pas ?
Allez, ne soyons pas bégueule (il y a un moment que j'avais envie de le placer lui) et offrons-leur le tizingue - c'est la vidéo qui est juste en-dessous (NDLRDS: comprenne qui pourra).
Point de geôle au programme cinématographique du jour, point de larmes non plus à moins qu'elles ne soient de joie... bon, je n'irai peut-être pas jusque là, point trop n'en faut et des bonnes choses il ne faut point abuser... quoique, pour le coup, MASCARADES, 1ère réalisation de l'acteur et cinéaste franco-algérien Lyes Salem, est une comédie grandement et multiplement recommandable en ces temps de criiiiiiiiiiiseeeuuux et de moraux en bêêêrneeeuuux. Rythmée, enjouée - "gaie, vive et entraînante" - parfois à la limite du burlesque mais bien plus fine et intelligente qu'il pourrait n'y paraître, excellemment interprétée par des acteurs qui prennent du plaisir (ça se voit) et vous en transmettent (ça s'entend), elle réchauffera vos cœurs transis (d'un autre côté, en décembre...).
MASCARADES - Comédie française - 1h32min
Sortie en France le 10 décembre 2008
Distribution Haut et Court Site officiel là Meilleur Film au Festival d'Angoulême
Meilleur 1er Film et Prix du Public Jeune au Festival de Carthage
Prix du Public Fiction et Prix du Public Junior au Festival de Namur
Fait partie de la liste des 67 films étrangers en lice pour les Oscars 2009
Synopsis: "Un village quelque part en Algérie. Orgueilleux
et fanfaron, Mounir aspire à être reconnu à sa juste valeur. Son talon
d'Achille : tout le monde se moque de sa soeur, Rym, qui s'endort à
tout bout de champ. Un soir, alors qu'il rentre soûl de la ville, Mounir annonce sur la place
du village qu'un riche homme d'affaires étranger a demandé la main de
sa soeur. Du jour au lendemain, il devient l'objet de toutes les
convoitises. Aveuglé par son mensonge, Mounir va sans le vouloir
changer le destin des siens..."
Ne soyez pas si pressés voyons ! et puis en attendant, parce que je
suis bonne princesse, je vous rappelle l'exxxxxxxxxxxccccccelllllllllllllllente nouvelle apprise et aussitôt transmise à mes chers lecteurs (ça c'est vous... si si) un certain vendredi 12 décembre de l'an de grâce 2008: le très beau documentaire "LA VIE MODERNE" de Raymond Depardon a reçu le 66ème "Prix Louis-Delluc" qui récompense le meilleur film français de l'année.
Alors, c'est-y pas une exxxxxxxxxxxccccccelllllllllllllllente nouvelle ça ? En plus, comme une cause qui aurait eu son petit effet, "ils" nous ont ajouté des salles de projection. Avouez que vous êtes content d'attendre maintenant, non ?
Je n'éprouve pas une attirance particulière pour le milieu carcéral,
loin s'en faut, mais en cette fin d'année deux et un plus un égale deux
zéros et deux fois deux fois deux font huit les courants du
cinématographe m'y mènent et ramènent inexorablement.
Dois-je y voir un énième cygne (si tel est le cas, à ce rythme, je vais bientôt pouvoir me lancer dans l'élevage) ?
C'est ainsi qu'après la terrible "Northern Ireland jail" de HUNGER je me suis retrouvée dans une "Cárcel de Argentina".
Et je leur en sais gré (aux courants) car sans eux je serais certainement passée à côté du très beau LEONERA de l'Argentin (CQFD) Pablo
Trapero, dont on parla certes beaucoup, et en bien, en très très bien, lors de sa présentation au dernier Festival de Cannes (Sélection
Officielle), mais que voulez-vous, Martina Gusman,
sa superbe héroïne, n'obtint pas le Prix d'Interprétation que beaucoup
lui prédisaient et puis tant de temps a passé depuis que le tapis rouge
a été amidonné, plié, rangé dans le placard du Palais que c'est dans
une indifférence quasi-générale que ce film est (enfin) arrivé sur nos
écrans français, le mercredi 3 décembre dernier.
Heureusement, ils sont là (les courants), et moi aussi - en toute humilité bien évidemment
- qui relaie leur parole car oui, ils parlent aussi. Et que disent-ils donc les courants, hum ? "LEONERA ? Allez le voir, vous ne le regretterez pas".
LEONERA - Drame argentin - 1h 53min
Sortie en France le 3 décembre 2008
Distribution Ad Vitam Site officielwww.leoneralapelicula.com
Synopsis: Julia, 26 ans, enceinte de quelques semaines, découvre chez elle le corps de deux hommes dont celui du père de son enfant. Incapable de se souvenir des circonstances du meurtre, elle est incarcérée dans une prison spéciale pour jeunes mères en attente de son procès. Elle y donne naissance à un fils, Thomas. Lorsqu'elle est condamnée, Julia sait qu'elle ne pourra garder Thomas près d'elle que 4 ans. Malgré l'enfermement, elle vit avec son fils de véritables moments de bonheur. Un jour, la mère de Julia, exilée en France depuis plusieurs années, vient prendre le garçon. Bouleversée par cette séparation, Julia va tout faire pour le récupérer.
HUNGER: film réalisé par le britannique Steve McQueen (non, pas lui, il s'agit d'un homonyme) qui a obtenu la prestigieuse Caméra d'or lors du dernier Festival de Cannes (prix - Palme d'or bis - récompensant le meilleur premier long métrage de fiction, toutes sections confondues), sorti en France le 26 novembre 2008.
HUNGER: littéralement, la faim.
HUNGER: des images fortes, dures, parfois difficilement supportables
(film interdit aux moins de 12 ans... vous n'êtes donc certainement pas concernés, chers lecteurs - moi non plus, c'était limite mais non, moi non plus...), une sensation de malaise qui vous saisit dès les premières minutes, très peu de paroles mais, à la moitié du film, un dialogue filmé en un impressionnant plan-séquence de 20 minutes, une mise en scène, une interprétation à couper le souffle, une oeuvre d'une puissance extrême, de celles qui vous marquent et vous font réfléchir bien après que vous avez quitté la salle.
Ci-dessus les affiches française et anglaise (c'est cette dernière qui est 'dans le bon sens'; comprenne qui pourra...), ci-après le synopsis suivi de la bande-annonce en VO sous-titrée (il en existe en fait une autre se focalisant sur les critiques dithyrambiques écrites à son sujet et, ce me semble, reflétant moins l'ambiance du film).
Nota Bene: 67 salles seulement pour sa deuxième semaine d'exploitation... sans commentaire... Si, un: ne tardez pas.
"Prison de Maze, Irlande du Nord, 1981. Raymond Lohan est surveillant, affecté au sinistre Quartier H où sont incarcérés les prisonniers politiques de l'IRA qui ont entamé le 'Blanket and No-Wash Protest' pour témoigner leur colère. Détenus et gardiens y vivent un véritable enfer. Le jeune Davey Gillen vient d'être incarcéré. Il refuse catégoriquement de porter l'uniforme réglementaire car il ne se considère pas comme un criminel de droit commun. Rejoignant le mouvement du Blanket Protest, il partage une cellule répugnante avec Gerry Campbell, autre détenu politique, qui lui montre comment passer des articles en contrebande et communiquer avec le monde extérieur grâce au leader Bobby Sands qu'ils croisent lors de la messe dominicale. Lorsque la direction de la prison propose aux détenus des vêtements civils, une émeute éclate. Au cours des échauffourées, les prisonniers détruisent les cellules neuves où ils avaient été installés. La rébellion est matée dans le sang. La violence fait tache d'huile et plus aucun gardien de prison n' est désormais en sécurité. Raymond Lohan est abattu d'une balle dans la tête. Bobby Sands s'entretient alors avec le père Dominic Moran. Il lui annonce qu'il s'apprête à entamer une nouvelle grève de la faim afin d'obtenir un statut à part pour les prisonniers politiques de l'IRA. La conversation s'enflamme. Malgré les objections du prêtre, qui s'interroge sur la finalité d'une telle initiative, Bobby est
déterminé: la grève de la faim aura lieu... "
Et que je m'en vais... non, je ne pars pas déjà, je suis certes encore
faible oh que je suis encore faiiiiiiibleeeeeuuuuuuux après que j'ai (à
peu près) réussi à vaincre ce fourbe virus rhumo-sinusital qui a bien
failli m'achever tel un cheval !, mais quand même, je peux écrire plus
de 8 mots pour mes chers lecteurs avides de cinéma, ou pas, mais dans
le doute moi je ne m'abstiens pas... et que je m'en vais, écrivais-je,
néo-chroniquer sur l'avant-dernier film dans les salles obscures, à quelques petites lumières près, par moi-même visionné: MOSCOW, BELGIUM (en flamand / néerlandais: Aanrijding in Moscou soit Collision à Moscou - et pourquoi n'ont-ils pas gardé ce titre les traducteurs, hum ?) réalisé par Christophe Van Rompaey, sorti sur les écrans hexagonaux mercredi dernier (le 19 novembre 2008, pour ceux qui nous liraient dans le futur) et distribué par Bac Films (à leur tableau de chasse cette année: "Un Conte de Noël" - j'aurais pu/du vous le conseiller celui-là... - "Back Soon",...; c'est déjà pas
mal, non ?).
Le synopsis:
"Abandonnée depuis cinq mois, deux semaines et trois jours par son
mari qui l'a quittée pour une femme deux fois plus jeune, Matty (41
ans) vit avec ses trois enfants à Moscow, un quartier populaire de
Gand, en Belgique. Sur le parking d'une grande surface, sa voiture
se fait accrocher par le camion de Johnny (29 ans), séparé depuis
dix-huit mois de son ex-femme. Ce banal accident va pourtant bouleverser l'existence de Matty. Car,
malgré les mises en garde de Werner, son mari de nouveau amoureux
d'elle, le regard ironique de Véra sa fille aînée, contre toute attente
et presque malgré elle, Matty s'éprend de Johnny..."
Alors
certes, écrit ainsi, ça ne semble pas casser neuf pattes à un
mouton (à un canard non plus du reste... pas même trois... de toute
façon nous sommes non-violents ici), et puis ces acteurs inconnus (dans leur
pays d'origine aussi, si cela peut vous rassurer) et leur étrange
dialecte qu'est le guttural flamand (car il va sans dire, par contre on peut l'écrire, que tout film doit se voir en version originale,
histoire notamment de ne pas perdre la moitié du jeu de l'acteur...), et quand je vous aurai dit en plus que vous pourrez très bien reprendre le cours normal (quoi que) de votre
petite (quoi que) vie sans avoir vu ce film russo-belge...
Oui mais (car,
règle n°368 alinéa 15bis, il y a parfois un mais après un oui) Moscow, ici, n'est pas la capitale de la Russie in Anglish mais le nom d'un ancien quartier ouvrier qui se trouve à Gand, en Belgique, et cette oeuvre sans prétention a été réalisée en toute
conscience (NDLRDS: de sa non-prétention), en 20 jours seulement, dans de vrais décors, une histoire classique mais vraie, des acteurs extras et vrais, beaucoup de sourires (sauf lorsque le voisin de ma voisine de devant a commencé à lui mettre des coups de pieds - une histoire vraie là aussi; n'hésitez-pas à me contacter si vous souhaitez connaître son fin mot)... tout le contraire, en somme, du détestable Musée Haut, Musée Bas signé Jean-Michel Ribes (la longue attente pré-projection, sur le trottoir, dans le froid automnal, aurait du m'alerter mais je n'ai pas réagi aux cris du cygne: "N'y vas pas ! N'y vas pas ! Cui cui cui !"), prétentieux, long, ennuyeux, long, répétitif, long, pas drôle, long, passage du théâtre au cinéma râté râté râté, long...
Mais l'heure de votre 1er cours de flamand / néerlandais a sonné (Driiiiiiiing !). Allez, tous avec moi: "Mmmm ! Patatas !".
Comment mieux refermer cette douce parenthèse voyageaupaysmerveilleuxdeslacaunière qu'en écrivant une néo-chronique cinématographique, hum ?
Je n'entends rien.
Vous n'avez pas d'idée ?
Bien. Continuons.
Surtout
que je vais vous parler, et fortement encourager à aller voir (si vous le pouvez, bien évidemment, je ne suis pas comme ça, je sais ce qu'il en est. Sinon, rendez-vous lors de sa sortie en DVD. Si vous n'avez pas de lecteur, rendez-vous lors de sa diffusion à la télévision. Si vous n'avez pas de téléviseur, rendez-vous... chez les vaches et les bêêêhs), du très beau film documentaire LA VIE MODERNE de Raymond Depardon (Ad Vitam distribution) sorti le 29 octobre, dernier volet d'une série sur le monde rural intitulée "Profils paysans" que ce fils de cultivateurs devenu photographe et cinéaste a réalisée, après "L'Approche" en 2000 et "Le Quotidien" en 2004.
Vous dites quoi ?
Le synopsis ?
Ok, ok !
"Raymond
Depardon a suivi pendant dix ans des paysans de moyenne montagne. Il
nous fait entrer dans leurs fermes avec un naturel extraordinaire. Ce
film bouleversant parle, avec une grande sérénité, de nos racines et du
devenir des gens de la terre."
On retrouve dans La vie moderne les héros de ses deux précédents opus (aucun n'est sorti en salles), paysans vivant en Ardèche, en Haute-Loire, en Lozère ou en Haute-Saône, filmés sans misérabilisme aucun, sans mépris mais avec beaucoup de respect, de tendresse, d'amour. C'est un hommage que Raymond Depardon veut leur rendre, il les montre tels qu'ils sont, sans les juger, sans en rajouter. Au final, une plongée d'1h28 au cœur d'une "vie moderne" qui fait du bien (NDLW: il a réfuté aussi toute idée de nostalgie... Las ! Quelques larmes n'ont pu s'empêcher de couler de mes yeux et mon cœur, peu à peu, de se serrer).
Je vous signale également, en parallèle, un livre de photographies signé(es) du même Depardon, "La terre des paysans" (Editions du Seuil – 160 pages - 39 euros)
ainsi que deux expositions, l'une à la FNAC Montparnasse: "Depardon - la terre des paysans", du 3 novembre 2008 au 3 janvier 2009. 120 clichés "... pris pendant les dix ans qui ont permis la réalisation du film et montrant les paysans et leurs terres", l'autre à la Fondation Cartier, "Terre Natale", du 21 novembre 2008 au 15 mars 2009 (je vous en reparlerai).
Pardon ?
Vous voulez quoi ?
Voir la bande-annonce ?
D'accord, d'accord, inutile de crier, je vous la mets.
~ Parce que l'actualité nous vient aujourd'hui de l'autre côté de l'Atlantique avec Barack OBAMAélu 44ème Président des Etats-Unis d'Amérique, devenant ainsi le 1er président
noir de l'histoire des Etats-Unis, ~ Parce que Barack Obama, 47 ans, qui sera investi le 20 janvier 2009, était Sénateur ('Sénador'' in américanish) de l'Etat de l'Illinois, ~ Parce que Chicago, par ailleurs 3ème plus grande ville des Etats-Unis (un peu plus de 2,8 millions d'habitants), est située dans l'Illinois, ~ Parce que moulte moulte films, la source Solibloguesque faisant foi, ont été tournés à Chicago,
Deux heures plus tard...
~ Parce que je ne sais quel choisir parmi ces moulte moulte, ~ Parce que "Merci la webmaistre mais ça suffit maintenant, j'aimerais bien entendre parler d'autre chose, de ce magnifique film documentaire que vous avez vu hier soir au cinéma par exemple", vient de me dire ce lecteur,
... je m'en vais de ce pas préparer ma néo-chronique cinématographique pas cinémamérique et vous mets en chanson d'attente uneSimon & Garfunkel (parce que je les aime beaucoup les Simon & Garfunkel).
" Vous ne pouvez pas faire ça ! - Teu teu teu, Oui je le peux ('Yes I can' in obamaish)"
"Faisons-leur partager mes coups de coeur
cinématographiques alors qu'ils n'ont rien demandé même s'ils savent
bien, désormais, que le mercredi sur Soliblog c'est (souvent) rubrique
ciné - originalité quand tu nous tiens !- et ne pourront pour la plupart
pas voir les films dont je leur ferai une vague et vaseuse critique,
ceux qui auront cette chance se taisant, non par solidarité, quoique,
qui sait, mais parce qu'ils suivront cette règle venue dont ne sait où
et surtout pas moi, "Sur Soliblog les lecteurs lisent mais ne
commentent pas, ou alors juste un peu, et en tout cas pas souvent""
je vous
signalerai aujourd'hui - noter l'étrangeté grammaticale, un futur
accolé à un temps présent et les deux qui s'accordent parfaitement - la
sortie la semaine dernière - nous enchaînons sur un passé tout aussi
accordé - du très beau "DERNIER MAQUIS" de Rabah Ameur-Zaimeche (Sophie Dulac Distribution).
Là je dois me pauser et arroser mon gosier par tant de mots enchaînés desséché... Esclave ! J'ai soif !... glou glou glou... C'est bon, tu peux disposer.
Et comme une bande-annonce youtubée vaut mieux qu'un long discours** dégoulinant de banalités et de non-objectivité (beurk) masquant mal, qui plus est (c'est la cerise sur le gâteau...
Esclave ! J'ai faim !),
le manque évident de préparation de votre humble webmaistre qui, épuisée qu'elle
est, aurait bien besoin de quelques années de repos dans un
monastère caché au fin fond de la Dordogne de l'ouest - bien minable excuse il est vrai - je vous ferai grâce de ce dernier (NDLRDS: là elle parle du discours). Esclave ! La vidéo !
** "La place de la religion dans le monde du travail... un mélange de
réalité brute et d'envolées poétiques..., le bruit (des machines, des
avions), le rouge (des palettes) qui agressent et puis, soudain, le
calme d'une rivière, la douceur d'un chant..."
La recommandation cinématographico-webmaistrienne d'aujourd'hui
Parlons peu parlons fort parlons bien parlons du dernier (à ce jour, oiseau de mauvaise augure que vous êtes !) film vu, approuvé, apprécié et hautement recommandé par votre humble webmaistre ici écrivante même si je sais bien, oui, je sais bien, déjà, oui, déjà, que d'aucuns et beaucoup d'autres encore ne pourront hélas 7 fois hélas (hélas hélas hélas hélas hélas hélas hélas) le voir étant donnée sa si très trop misérablement faiiiiiiiiiiiible diffusion hexagonale: 22 salles pour la 2ème semaine d'exploitation (non, il n'y en aura pas 33 pour la 3ème, nous ne sommes pas au pays des Bisounours - ce qui n'est peut-être pas plus mal - j'ai toujours eu du mal avec les Bisounours):
"CHOP SHOP"
réalisé par Ramin Bahrani (pas de réflexion désagréable je vous prie... oui, je vous ai entendu, "C'est qui celui-là, baraquoi?"... il s'agit d'un jeune cinéaste américain d'origine iranienne... bon, passons) sorti le 15 octobre de l'an de grâce 2008, ce que vous aviez deviné si vous avez suivi - c'est bien (autre version: ce que vous n'aviez pas deviné si vous n'avez pas suivi - c'est trèèèèèès mal mon coeur souffre ô ingratitude lectorale je me meurs), porté par Alejandro Polanco, un gamin de 12 ans plus vrai que nature, plus nature que... nature, qui n'avait jamais, avant le début du tournage, mis les pieds dans ce "Triangle de Fer", sorte de monde parallèle (voir le synopsis plus loin; vous noterez ici l'habile utilisation de la technique n°345 du guide "Comment retenir un lecteur prêt à éteindre son ordinateur") mais, car il y a toujours un mais, y a été envoyé durant 6 mois pour y apprendre à travailler comme son personnage.
Le synopsis
CHOP SHOP: expression d'argot qui désigne le fait de démonter des voitures volées pour les vendre en pièces détachées. "Alejandro a 12 ans. C'est un gamin des rues d'origine latino-américaine, un pré adolescent endurci et ambitieux. Il vit et travaille dans un garage dans un quartier surnommé “Le Triangle de Fer”, au fin fond du Queens, la banlieue new-yorkaise.
Alejandro passé ses journées à essayer de convaincre les clients de
venir se fournir dans son garage plutôt que dans celui des concurrents.
Il apprend aussi à repeindre et réparer les voitures.
Il vit seul jusqu'à l'arrivée de sa sœur, Isamar, 16 ans, qui
s'installe avec lui dans la petite pièce qu'il occupe dans les
décombres du garage. Alejandro lui trouve un travail dans un snack
installé dans un camion. De son côté, il économise pour s'acheter à son
tour un véhicule et monter sa petite entreprise de restauration avec sa
sœur.
Quand leur rêve et même leur relation fraternelle sont menacés par la
réalité qui les rattrape, les enfants vont être obligés de prendre des
décisions que la plupart des adultes n'auraient pas à prendre."
La bande-annonce en version originale anglaise sous-titrée française
Ceci étant habilement copié-collé (je pompe mais je cite la source: Pierre Grise Distribution) voyons voir visionner la bande-annonce en version originale anglaise sous-titrée française.
Lundi après-midi, alors que, perdue dans mes pensées et autres soucis, je cliquais négligemment sur le bouton gauche de mon mulot préféré à la recherche de l'improbable information qui saurait attiser un intérêt pour le moins manquant, j'apprenais par le hasard le plus cristallin
que la Journée Mondiale du Cinéma d'Animation se tiendrait le mardi 28 octobre prochain. Poursuivant mes cliquages je tombai (paf) sur un message à caractère informatif qui m'informait qu'aurait lieu, du 15 au 28 octobre, la 7ème Fête du Cinéma d'Animation, ce partout en France s'il vous plaît alors ne commencez pas à râler que c'est trop loin pas assez près et tout et tout et teu teu teu.
Appréciant particulièrement le cinéma d'animation, je me plonge aussitôt (plouf) dans le site officiel et qu'apprends-je ? Que Michel OCELOT, invité d'honneur de cette édition - mais si, vous savez, le papa, entre-autres, de Kirikou et d'Azur & Asmar... vous connaissez forcément... vous en avez au moins entendu parler... bon, faites semblant - et par ailleurs créateur de l'affiche ci-dessus placée, est aussi celui de "La Princesse Insensible".
La
Princesse Insensible.
Je sors aussitôt un paquet de 48 madeleines (j'en suis à mon 74,25ème au moment où je vous écris) tant ce dessin animé diffusé sur Antenne 2 dans les années 80 (le 1er qui glousse désobligeamment...) m'a marquée lors que je n'étais encore qu'une jeune agnelle fraîche et innocente. Ah ! La Princesse Insensible ! Combien de fois depuis ce temps béni passé affalée sur le canapé devant la télévision option Récré A2 y ai-je repensé, les yeux mouillés, essayant tant bien que mal de chanter le générique !
"Tadadada tadadada (trou de mémoire) Tadadada tadadada(trou de mémoire) Car l'amuser est impossible rien n'intéresse la Princesse Insensible ! Les plus doués ont tout tenté mais c'est en vain (trou de mémoire) le devin Quel (erreur - voir plus loin) est le prince irrésistible qui tadada (trou de mémoire) la Princesse Insensible."
"Aujourd'hui: le prince tadada (trou de mémoire)."
Un château, une belle princesse insensible (cqfd), chaque jour
un nouveau prince qui vient tenter de la dérider en exécutant devant
elle, dans la salle de théâtre, un numéro toujours plus merveilleux, et
elle qui reste inexorablement insensible (cqfd). Alors il s'en va, penaud, et une voix off se fait entendre/ "Mais un nouveau prince viendra qui (gouffre de mémoire) la Princesse Insensible". Finalement, lors du dernier épisode, c'est le prince qui... non, je ne dévoilerai rien.
Il y a eu 13 épisodes (une centaine dans ma mémoire) de 4mn chacun, diffusés dès 1983.
Auteur: Michel Ocelot - Réalisation: Gilles Burgard, Christian Davi, Marie-Pierre Journet, Jobst Müller - Musique: Christian Maire - Co-Production: Antenne 2 - CNC.
Avant de vous laisser écouter la chanson du générique - je ne me rappelais pas une si petite voix -, générique en réalité fait de mouvements et d'ombres chinoises (vous pouvez compter sur mes neurones) mais c'est tout ce (= la vidéo en-dessous) que j'ai (pour le moment) trouvé, je vous donne les vraies paroles pour que vous puissiez tous chanter avec
moi. De rien.
"La fille du roi encore une fois dans son théâtre va s'ennuyer Car l'amuser est impossible rien n'intéresse la princesse insensible. Les plus doués ont tout tenté mais c'est en vain , qu'on les évince ! Vienne le prince irrésistible qui intéresse la princesse insensible."
Prologue:La grève spontanée du mardi avait spontanément pris fin. Ouf ! avaient fait les lecteurs rassérénés.
Comment, en ce mercredi jour de la cinématographie, ne pas rendre hommage à cette légende du Cinéma qu'était et que restera Paul NEWMAN,
décédé vendredi dernier à l'âge de 83 ans et que vous aurez reconnu,
j'en suis sûre (oui, même vous) sur cette photographie tirée du film "Cat on a Hot Tin Roof"
("La Chatte sur un toit brûlant") - oui, celui-là - de Tennessee Williams, comment, hum ?
Il ne figure peut-être pas au panthéon de mes acteurs hollywoodiens (ou pas) préférés mais quand même quoi, Paul Newman
quoi... - qui pendant longtemps se
résuma pour moi, ô jeune innocente que j'étais, à un regard bleu acier,
ô comme il n'aurait pas aimé lui qui, ironique, avait un jour proposé en guise d'épitaphe "Ci-gît Paul Newman, mort en raté car ses yeux sont devenus marron." ("Here lies Paul Newman, who died a failure because his eyes turned brown ").
Paul Newman est mort. Rest In Peace comme on dit en anglish.
Epilogue:Le pseudo hommage
terminé, elle partit à la recherche d'un extrait d'un de ses films
préférés, le 1er auquel elle avait pensé en apprenant la nouvelle.
Comme je faillis vous l'annoncer un matin de confidences, si la rubrique cinémarestera bel et belle et bien présente tout au long de cette alléchante saison automne-hiver-printemps-début d'été de Soliblog, il n'y aura pas nécessairement, non non non oh que non non, un QUIZZ CINEchaque mercredi, oh que non non non oh que non.
Ceci étant confessé, voyons visionner un des teasers, qui me tient, vous devriez le comprendre assez vite, particulièrement à coeur, du film "PARLEZ-MOI DE LA PLUIE" réalisé par Agnès Jaoui et sorti en salles (cinématographiques) le 17 septembre dernier. Mon avis ? Un bon film,
ni plus, ni moins. Les acteurs sont, sans surprise,
excellents - à noter un Djamel Debbouze
comme on ne l'attendait pas, au jeu des plus sobres, tout en retenue -, on ne
s'ennuie absolument pas - attention, pas de franche rigolade comme
d'aucuns pourraient l'attendre parlant d'une comédie -, moi non plus
qui ai pris un plaisir certain à le regarder mais qui suis un peu
restée sur ma faim. Une trop grande attente peut-etre ? Ce film
dépasse, et de loin, les moult navets qui nous sont chaque semaine
proposés, mais... Un bon film, ni plus, ni moins.
Le synopsis ? "Agathe Villanova, féministe
nouvellement engagée en politique, revient pour dix jours dans la
maison de son enfance, dans le sud de la France, aider sa sœur Florence
à ranger les affaires de leur mère, décédée il y a un an. Agathe n'aime
pas cette région, elle en est partie dès qu'elle a pu. Mais les
impératifs de la parité l'ont parachutée ici à l'occasion des
prochaines échéances électorales.
Dans
cette maison vivent Florence, son mari, et ses enfants. Mais
aussi Mimouna, femme de ménage que les Villanova ont ramenée avec eux d'Algérie, au moment de l'indépendance. Le fils de Mimouna, Karim, et son ami Michel Ronsard entreprennent de tourner un documentaire sur Agathe Villanova, dans le cadre d'une collection sur "les femmes qui ont réussi".
On est au mois d'août. Il fait gris, il pleut. C'est pas normal. Mais rien ne va se passer normalement."
Avant de regarder ce teaser - j'aurais aimé vous présenter la scène en entier mais... - je vous propose le début de la critique très inspirée d'un journaliste de Télérama qui pourrait fort bien rejoindre, si ce n'est déjà fait ?, le club très fermé des lecteurs de Soliblog...
"Quand un film est réussi, ses scènes en disent plus que ce
qu'elles montrent au premier abord. Illustration immédiate : aux deux
tiers de les trois personnages principaux du film cheminent dans la campagne et grimpent une colline. Il y a Agnès Jaoui, qui joue une
politicienne débutante, parachutée dans la circonscription de son
enfance, Jean-Pierre Bacri et Jamel Debbouze, deux reporters plus ou
moins adroits qui veulent lui consacrer un documentaire. Bacri a repéré
un décor idéal pour l'interview : un coin « d'où l'on voit toute la
France ». Fausse bonne idée : non seulement le trio ne retrouvera
jamais le point de vue souhaité, mais le jeu de questions-réponses sera
illico interrompu par les bêlements d'un troupeau de moutons."
Avant-propos: Rien n'était prêt, les décors, l'éclairage,
les caméras, les intermittents du spectacle, rien ni personne. Si au
moins j'avais été plus vigilante... ô rage ô désespoir ô qu'ils vont
m'entendre les chef décorateur et autre preneur de son ! Je décidai
néanmoins de mettre en ligne un nouveau Quizz Ciné saison 2008/2009 et de faire comme si de rien n'était. Avec un peu de chance les lecteurs
joueurs ne remarqueraient rien...
NOUVEAU MERCREDI, NOUVEAU QUIZZ CINE !
- Gagnants de la semaine dernière: Tous les participants - c'était la reprise, soyons généreux et sachons
vous remercier comme il se doit même si vos propositions ont été pour
le moins inattendues - étrange sensation d'avoir perdu le contrôle du
jeu... . Moi on me dit titre de film en "on" je pense immédiatement "qui se finit par le son "on""; les lecteurs joueurs de Soliblog, eux, traduisent cela par "qui contient les 2 lettres O et N collées et dans cet ordre mais pas forcément à la fin oh que non oh que non !".
Soit.
Peu importe.
Car vous avez tous gagné.
FÉLICITATIONS !
- Quiiz Ciné du mercredi 17 septembre: Et si vous me citiez des actrices ou acteurs dont le nom (de scène) contient les 2 lettres O et N collées et dans cet ordre mais pas forcément à la fin oh que non oh que non, hum ?
Grand retour du QUIZZ CINÉ qui - *** attention nouveauté *** - ne sera pas nécessairement...
" Allo allo la webmaistre ! - Vi ? - Ici le chef décorateur du Quizz Ciné saison 2008/2009. - Vi ? - Ici le chef décorateur... - Ca va, ça va, j'ai compris. Il y a un problème ? - ... - ?? - ... - ??? - ... - Le logo. Pas prêt. Pas du tout prêt. Je pensais que vous resteriez plus longtemps en Normandie. - Râté. - ... - - Vous avez quelque chose à me proposer en attendant ? - L'image du dessus. - Le mélange Shirley de la série Shaun le mouton / MGM ? - Vi. -... -... - Ok, on le garde pour cette fois mais mercredi prochain je... - Z'en faites pas vous serez pas déçue. - ... - Euh, je peux y aller maintenant ?"
Mais il est plus que temps de quizzer alors quizzons et, pour débuter cette saison 2008/2009, jouons avec les titres de films en 'ON' (comme mouton).
Nota bene chers lecteurs qui me lisez: si la rubrique cinéma reste bel et belle et bien présente - *** attention nouveauté *** - il n'y aura pas nécessairement de...
" Allo allo la webmaistre ! - Vi ? - Ici le preneur de son du Quizz Ciné saison 2008/2009. - Vi ? - Ici le preneur de son... - Ca va, ça va, j'ai compris. Il y a un problème ?
Quouisje ? Quelisje ? C'était donc vrai ? Le quizz ciné du mercredi est de retour ?
Souvenez-vous... mercredi 10 octobre 2007, 11H47 heure de Soliblog...
Ainsi, presqu'un an mais pas tout à fait d'où l'approximation après il renaît de ses cendres tel le phénix. J'en ai les larmes aux yeux. Sur les joues maintenant. Sur mon cahier. De l'encre bleue partout. Super.
Pour ce nouveau nouveau Quizz Ciné je...
*** INTERRUPTION DES PROGRAMMES ***
Deux agneaux dérobés à la maison éclusière de l'Aulne, à Châteaulin (Finistère).
" Deux de ses quatre jeunes moutons d'Ouessant ont été dérobés, hier, à l'heure du déjeuner, en l'absence du permanent. Le cheptel, composé de deux petits nés sur place au printemps, de leurs parents et de deux autres agneaux légués la semaine dernière par un Châteaulinois au Smatah (syndicat mixte d'aménagement touristique de l'Aulne et de l'Hyères), gestionnaire du site, paissait sur un îlot accessible par une passerelle et un portillon. Les animateurs de la maison éclusière, dédiée à la faune sauvage de l'Aulne, les valorisent depuis peu dans le cadre d'un projet pédagogique, tout en appréciant leurs vertus d'agents d'entretien écologiques. Éric Croguennec, responsable des animations du Smatah, précise que ces moutons sont bagués. Il prie les ravisseurs de les lui ramener et invite toute personne susceptible d'apporter un renseignement de le contacter au 06.88.46.32.99. Par ailleurs, il a porté plainte à la gendarmerie de Châteaulin."
Quouisje ? Quelisje ? C'était donc vrai ? Deux agneaux ont été volés ?
~ Les moutons et autres brebis sont décidément au coeur de l'actualité, et je n'y suis pour (presque rien), non non non rien de rien (presque).
~ Encore des moutons d'Ouessant ? Que voilà de sérieux concurrents pour les Lacaunes !
~ Ne devriez-vous pas, humble webmaistre, pousser plus loin l'enquête ? (oui, je me vouvoie parfois le mercredi) ~ Laissons aux lecteurs le temps de digérer ces deux nouvelles (ce qui est loin d'être gagné); nous recommencerons à quizzer mercredi prochain.
Ainsi donc prend fin aujourd'hui la saison des Estivaux Festivaux cinématographiquesde la grille été-été de Soliblog. Kécecété ? Je ne l'ai jamais vraiment su mais si un jour mon prince vient je ne manquerai pas de vous le dire.
En attendant l'arrivée de mon sigisbée, si je vous parlais du film franco-islandais "BACK SOON" (titre original: Skrappút ),réalisé par Solveig Anspach en 2007, sorti en Islande le 8 août dernier- classé 6ème dès son premier week-end d'exploitation - et en France le 20 août (www.backsoon-lefilm.com) - classé... euh, pas classé - et que je me suis empressée d'aller voir, par l'odeur de l'herbe attirée, hum ? Excellente idée !, surtout que je n'ai pas fait le déplacement pour rien: cette comédie un peu beaucoup déjantée est très réussie, donne un petit coup de bousteur à votre moral comme le ferait un ciel bleu mardinal, et, comble de l'extase, nous avons droit à la vision en gros plan serré serré d'un agneau tout juste né qui tente tant bien que mal et finalement plutôt bien de se tenir sur ses petites papattes engourdies.
Maintenant, si je vous retranscrivais le synopsis, hum ? Excellente idée ! "Anna Halgrimsdottir vit à Reykjavik avec ses deux fils : Ulfur et Hrafn. Lassée du froid islandais, elle décide de vendre son commerce afin de pouvoir quitter l'île. Son commerce, la vente de marijuana, est plus que prospère, aussi veut-elle en obtenir un bon prix. Le "repreneur" auquel elle va céder son téléphone portable (objet magique qui contient les coordonnées de tous ses clients) lui demande 48h pour rassembler l'argent. Pendant ces 48 heures, Anna va se trouver entraînée dans tout un tas d'histoires ô combien islandaises ponctuées de rencontres inattendues et loufoques. Alors qu'elle sillonne l'île d'un bout à l'autre, sa maison se transforme en salle d'attente où ses clients, de plus en plus nombreux, s'impatientent de son retour afin de pouvoir acheter leurs grammes quotidiens."
Maintenant, si je vous montrais non la bande-annonce - trop simple - mais un petit clip réalisé spécialement pour vous, non, pour promouvoir le film, hum ? Excellente idée !
Je ne résiste pas à l'envie de vous conseiller (trèèèèèèèèès vivement) le visionnage d'un autre subtil et magnifique film, plus encore, même, que le précédent: "MY FATHER, MY LORD" (titre original: Hofshat Kaits) de l'israélien David Volach, sorti en France le 23 avril 2008 et auquel j'avais fait une (bien trop) rapide allusion.
Ou les ravages, sur une famille cette fois, de l'extrémisme religieux. Synopsis pré-bande-annonce en version originale sous-titrée: "Installé avec son épouse et son fils dans une communauté ultra-orthodoxe à Jérusalem, Rabbi Abraham voue sa vie à l'étude de la Torah et de la loi juive. Son fils Menahem est à l'âge où l'on voit le monde autour de soi comme un endroit merveilleux. Il n'oppose aucune résistance, mais suit sans conviction son père qui le guide sur le chemin étroit et rigide qu'empruntent les hommes de foi. Mais la volonté d'Abraham de guider son fils n'est qu'un grain de poussière dans l'univers. Pendant leurs vacances d'été au bord de la mer Morte, sa foi est mise à l'épreuve." Sophie Dulac Distribution
Si je ne sais toujours pas exactement ce que sont les Estivaux Festivaux Cinématographiques de
la grille été-été de Soliblog, je ne sais, par contre, ce qu'ils ne
sont pas. Ceci étant écrit, j'ai aujourd'hui souhaité - et
immédiatement mon vœu a été exaucé - "revenir", comme revient sur le
devant de la scène la situation afghane, avant de disparaître à nouveau
derrière le rideau, rouge, puis de revenir, et cætera et cætera, sur le
film "LE CAHIER" dont nous nous fîmes ici-même, étant entendu que cet ici n'est pas ici mais là, lors d'un mémorable "Quizzons un peu !", l'écho.
Il y a quelques jours de cela ce très beau film m'était revenu en mémoire, sans que je sache vraiment pourquoi. Mystères mystères...
Ne comptant évidemment pas me contenter d'un bien trop facilissime "copier-coller" (à quoi ils servent les liens bleus d'après vous, hum ?), je vous propose de visionner un extrait, assez terrifiant, du film, et vous signale avant de m'en retirer sur la pointe de mes petits pieds l'existence sur la toile internetaire de deux sites hautement recommandables:
SOLIBLOG, LE BLOG DE TOUTES LES LACAUNES ET PLUS SI AFFINITÉS.
SOLIBLOG est le blog de l'équipe de SOLIBLOG, le mien par conséquence de cause à effet, et bien que cela n'aie pas grand'chose à voir il y a beaucoup à regarder sur SOLIBLOG, à écouter aussi (liste non exhaustive). Mais d'abord, savez-vous seulement ce qu'est une Lacaune ? Une brebis ? La plus belle ? Certes, certes, mais encore, hum ?
SOLIBLOG est le blog de l'équipe de SOLIBLOG, le mien par conséquence de cause à effet et le vôtre, chers lecteurs, par une deuxième conséquence consécutive de la première... Quoique... L'arrivée aussi soudaine que soudaine de ce soudain couac fait soudain planer un soudain doute. Un peu comme un albatros, si vous préférez (et je sais que vous préférez alors ne niez pas je vous prie).
"Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers."
Mais pas plus.
SOLIBLOG est le blog de l'équipe de SOLIBLOG, le mien par conséquence de cause à effet et le vôtre, chers lecteurs, par une deuxième conséquence consécutive de la première - là le couac planeur entre en scène... puis l'albatros... voilà... - celui dont vous ne pourrez bientôt plus vous passer si j'en crois les résultats des 827 études menées par nos experts sur un échantillon de 14 lecteurs représentatifs de leur état et choisis au hasard alors qu'ils passaient par là.
SOLIBLOG est le blog de l'équipe de SOLIBLOG, le mien par conséquence de cause à effet et le vôtre, chers lecteurs, par une deuxième conséquence consécutive de la première - le couac... le volatile... maintenant on fait rentrer les 14 cobayes... - qui nourrira vos petits neurones fatigués sans même qu'ils s'en rendent compte. Vous voulez une preuve (le lectorat est bien exigeant de nos jours) ? J'en suis fort aise. Et bien lisez maintenant !
Qué ? Vous voulez me parler "en privé" ? Pourquoi pas, mais il faudra tout d'abord m'écrire à cette adresse: lawebmaistre@soliblog.info. Vous pourrez aussi choisir d'envoyer un mail à l'auteur en cliquant sur le lien situé en bas de ce rectangle (oui, là) mais avant de vous décider soyez bien conscient que lui (l'auteur, pas le rectangle) et moi ne faisons qu'une.
Et dire que tout ceci n'est que le début du commencement (depuis 3 ans, certes, mais ne chipotons pas)...
Signé: votre humble webmaistre, qui vous salue bien bas, mais pas trop - on n'est pas un roseau.